Que font les agents français en Iran selon la DGSE ?


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La guerre au Moyen-Orient met également en évidence l’utilisation de moyens technologiques impressionnants qui servent les renseignements israéliens et américains, un espionnage qui se joue également avec des hommes présents en Iran. De son côté, la France est-elle absente ? Comment agissent nos services, et avec qui échangeons-nous nos informations ? Enquête.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder en intégralité.


Dans les rues de Téhéran (Iran), ils sont bel et bien présents, invisibles. Depuis le début de la guerre, les agents français et leurs sources scrutent, observent et renseignent malgré les frappes. Cette région, les Français la connaissent bien. Olivier Mas, 55 ans, est un ancien espion de la DGSE. Sa légende ? Travailleur humanitaire, une couverture pour opérer au Proche-Orient. «Quand on veut recruter une source iranienne sans prendre de risques excessifs, on va les attraper dans le golfe, au Liban peut-être. Et on va leur proposer de l’argent, bien souvent. En période de crise on peut recruter plus facilement, parce qu’on va prendre en compte votre famille. On vous rapatrie en France, on vous offre la nationalité française, par exemple», raconte-t-il.

Le renseignement humain est un domaine dans lequel les agents français sont réputés depuis des années. En Iran, cela leur a permis d’obtenir de précieuses informations sur l’avancée du programme nucléaire, et de pouvoir ensuite monnayer ces renseignements avec d’autres pays occidentaux. «La DGSE est bien renseignée, donc si elle veut faire affaire, elle va voir les Américains ou les Britanniques et on va échanger du renseignement. Tu nous donnes, je te donne. C’est un troc«, poursuit Olivier Mas.

Des agents secrets sur le terrain, mais aussi des moyens d’observation discrets dans le ciel grâce aux satellites, cette fois. Ils sillonnent le ciel du Moyen-Orient pour scanner et photographier les points stratégiques comme, par exemple, une base aérienne.

Les images capturées par les satellites sont ensuite analysées au sein de la direction du renseignement militaire à Creil, située dans l’Oise. D’autres satellites sont chargés de détecter les signaux électromagnétiques émis par différentes armées, notamment l’armée iranienne. Le général Jean-Marc Marill, un ancien du renseignement militaire ayant servi au Sahel et en Afghanistan, explique : «Cela nous permet de connaître les capacités actuelles des Iraniens, les types d’équipements qu’ils utilisent et ce qu’ils sont capables de déployer

Une autre source de renseignement pour la France, récemment arrivée dans la région, est le porte-avions Charles de Gaulle, équipé de nombreux dispositifs de détection avancés.

La guerre au Moyen-Orient met en lumière l’utilisation de technologies avancées par les services de renseignement israéliens et américains, ainsi que l’espionnage mené par des agents présents en Iran. Cependant, la France n’est pas en reste. Ses services de renseignement opèrent de manière discrète et efficace dans la région, échangeant des informations précieuses avec leurs alliés occidentaux.

Dans les rues de Téhéran, des agents français et leurs sources opèrent en toute discrétion malgré les défis posés par la guerre. Olivier Mas, un ancien espion de la DGSE, révèle les méthodes utilisées pour recruter des sources iraniennes et obtenir des informations stratégiques. Le renseignement humain est une expertise reconnue des agents français, leur permettant d’obtenir des renseignements cruciaux sur le programme nucléaire iranien et de les échanger avec d’autres pays occidentaux.

Outre le renseignement humain sur le terrain, la France dispose également de moyens d’observation avancés dans le ciel grâce à ses satellites. Ces satellites parcourent le ciel du Moyen-Orient pour surveiller et photographier des sites stratégiques, tels que des bases aériennes. Les images sont ensuite analysées par la direction du renseignement militaire à Creil. D’autres satellites sont utilisés pour repérer les signaux électromagnétiques émis par les armées, en particulier l’armée iranienne.

En conclusion, la France joue un rôle crucial dans le renseignement au Moyen-Orient, en utilisant une combinaison de moyens humains et technologiques pour collecter des informations stratégiques. Le porte-avions Charles de Gaulle représente une nouvelle source de renseignement pour la France, renforçant sa présence et son influence dans la région.

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