Selon un expert, la montée des prix du pétrole profite à certains intérêts américains, estime un expert. Hausse du baril de pétrole bénéfique pour certains intérêts américains, selon un expert

In his address to Americans on Wednesday, Donald Trump urges countries affected by the blockade of the Strait of Hormuz for their oil supply to take back control themselves. «The United States is much less affected than Europeans and Asians by the rise in prices,» according to Guillaume Lagane, a specialist in international relations.


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Donald Trump during his address to Americans at the White House on April 1, 2026 (ALEX BRANDON / POOL)

No announcement in Donald Trump’s address to the American people on Wednesday, April 1. He once again tried to convince his public opinion of the necessity of war against Iran, which he promised to strike «harshly» in the next two to three weeks. He stated that the American intervention would soon be over and that the strategic objectives of the United States were nearly achieved. On the issue of fossil fuels, Guillaume Lagane, lecturer at Sciences Po, specialist in defense and international relations, and author of Geopolitics of Europe, twilight of a power? published by Presses Universitaires de France, points out that the United States «with shale oil and gas, have become net producers and exporters.

Franceinfo: In his speech, Donald Trump states that «the objectives have been achieved,» is this true?

Guillaume Lagane: The objectives of the United States and Israel were uncertain from the start, but regime change had been discussed. Today, Donald Trump no longer talks about it, he talks about a weakening of Iran. Targeting Iranian military capabilities, especially its ballistic capabilities, was a somewhat secondary objective, but it can be noted that indeed, Iran is firing far fewer missiles at Israel and Gulf states than before.

Donald Trump talks about neutralized and monitored nuclear sites, are Israel and the United States rid of the Iranian nuclear threat?

The Iranian nuclear capabilities were severely hit in 2025 during the 12-day war. But we know that Iran still holds enriched uranium, the famous 400 kilos, whose whereabouts are unknown. So there hasn’t been much progress from that perspective. What is certain is that Donald Trump did not allude to the possibility of a ground operation to seize this uranium.

He did not mention NATO, while a few days ago Marco Rubio, the U.S. Secretary of State, gave the impression that he wanted to withdraw from it. Is this a positive sign?

Donald Trump did not mention it, contrary to what some observers predicted, and that is indeed something positive, even if it probably means that pressure on European countries to intervene in the conflict will persist. The exit from NATO is an old idea of Donald Trump, it is not the first time he has talked about it.

Mais il a souligné que les pays impactés par le blocage du détroit d’Ormuz pour leur approvisionnement en pétrole devraient prendre en charge cette responsabilité. Cela soulève des questions sur la répartition des rôles dans la géopolitique mondiale, mettant en lumière le besoin pour les Européens et les Asiatiques de renforcer leur sécurité. Par ailleurs, la hausse des cours du pétrole affecte moins les États-Unis, qui sont devenus des producteurs et exportateurs nets grâce au pétrole et au gaz de schiste. Malgré cela, la hausse des prix reste un défi pour les Américains, avec des conséquences économiques significatives. Enfin, la guerre en cours est controversée sur le plan intérieur, même si la base électorale de Donald Trump la soutient massivement. Lors de son discours aux Américains, Donald Trump a une fois de plus tenté de convaincre le public de la nécessité de la guerre contre l’Iran, qu’il a promis de mener avec force dans les deux à trois prochaines semaines. Il a déclaré que l’intervention américaine touchait à sa fin et que les objectifs stratégiques des États-Unis étaient presque atteints. Sur la question des énergies fossiles, Guillaume Lagane, spécialiste des questions de défense et de relations internationales, a souligné que les États-Unis étaient devenus producteurs et exportateurs nets de pétrole et de gaz de schiste.

Franceinfo : Donald Trump affirme que «les objectifs sont atteints», est-ce vrai ?

Guillaume Lagane : Les objectifs des États-Unis et d’Israël étaient flous au départ, mais un changement de régime avait été envisagé. Aujourd’hui, Donald Trump ne mentionne plus cette option, mais parle plutôt d’un affaiblissement de l’Iran. Bien que viser les capacités militaires iraniennes, notamment ses capacités balistiques, ait été un objectif secondaire, il est indéniable que l’Iran lance moins de missiles sur Israël et les pays du Golfe.

Donald Trump parle de sites nucléaires neutralisés et sous surveillance, Israël et les États-Unis sont-ils débarrassés de la menace nucléaire iranienne ?

Les capacités nucléaires de l’Iran ont été fortement impactées en 2025 lors de la guerre des 12 jours. Cependant, l’Iran conserve de l’uranium enrichi, notamment les 400 kilos dont la destination est inconnue. Il n’y a donc pas de progrès significatif à ce niveau. Donald Trump n’a pas non plus évoqué la possibilité d’une opération terrestre pour s’emparer de cet uranium.

Il n’a pas mentionné l’OTAN, alors que récemment Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, semblait vouloir en sortir. Est-ce un signe positif ?

Donald Trump n’a pas abordé ce sujet, contrairement aux prédictions de certains observateurs. Cela peut être interprété comme un signe positif, mais cela signifie probablement que les pressions sur les pays européens pour intervenir dans le conflit vont perdurer. La sortie de l’OTAN est une idée ancienne de Donald Trump, bien qu’il n’y ait pas encore renoncé. Cependant, son entourage, notamment Marco Rubio, lui a probablement expliqué que ce serait préjudiciable pour les États-Unis, qui sont actuellement la puissance dominante de l’Alliance.

La phrase de Donald Trump, «Achetez-nous du pétrole et achetez-vous du courage», s’adresse-t-elle aux Européens ou aux pays asiatiques ?

Cette déclaration s’adresse aux deux. Elle souligne la redistribution des rôles dans la géopolitique mondiale, incitant les Européens et les Asiatiques à investir davantage dans leur sécurité. Elle rappelle également que les États-Unis sont moins impactés par la hausse des prix du pétrole en raison de leur production et exportation nettes de pétrole et de gaz de schiste. Cependant, la hausse des prix du baril affecte également les États-Unis et les consommateurs américains.

Quel est l’impact de la politique intérieure dans le discours de Donald Trump, notamment avec les élections à venir et le risque d’une défaite des Républicains ?

Les élections de mi-mandat sont encore loin, prévues pour novembre. L’opinion publique américaine se concentrera sur les événements récents. Sur le plan intérieur, cette guerre est en effet impopulaire en raison de considérations économiques, mais la base électorale de Donald Trump reste largement favorable à son action. D’après Guillaume Lagane, spécialiste en relations internationales, les États-Unis sont beaucoup moins touchés par la hausse des cours que les Européens et les Asiatiques. Les Européens et les Asiatiques avaient l’habitude de déléguer leur sécurité aux États-Unis, mais il y a maintenant une volonté de rééquilibrer ces relations en demandant aux Européens d’investir davantage dans leur sécurité, notamment dans le Golfe et en ce qui concerne l’Ukraine. Les États-Unis sont moins impactés que les Européens et les Asiatiques par la hausse des prix du pétrole, car ils sont devenus producteurs et exportateurs nets grâce au pétrole et au gaz de schiste. Cependant, la hausse des prix du baril affecte également les États-Unis et les consommateurs américains, passant de 70 dollars avant la guerre à 105 aujourd’hui.

En ce qui concerne le discours de Donald Trump, le poids de la politique intérieure est important, notamment avec les élections de mi-mandat qui approchent en novembre. Cette guerre est impopulaire au niveau national en raison de ses implications économiques, mais la base électorale de Donald Trump le soutient massivement.

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