Qualifié pour le plus grand concours d’éloquence en France, Sopran se prépare à relever un autre défi : finir le semi-marathon de Paris ce dimanche 8 mars. Il y a plus d’un an, ce professeur en relations internationales et en sciences politiques a fondé un club mêlant course à pied et débats.
Sopran Lamri : En 2024, j’ai décidé de me lancer un challenge personnel et commencer la course à pied. Je suis asthmatique, je suis le petit garçon qui n’a jamais fini un cross au collège donc c’était vraiment pour voir. C’est aussi un moment de ma vie où j’ai commencé à être vachement impliqué dans les concours d’éloquence de manière générale parce que la parole, pour moi, il n’y a rien de plus noble et un soir je me suis dit : « Mais en fait, tu es en train de faire la course au concours tout en apprenant à courir donc je pense qu’il y a quelque chose à faire ».
J’ai rencontré Yasmine, ma compagne, qui a commencé à me suivre dans mes aventures et on a monté le club. De là, je me suis : « Autant faire de la prise de parole » parce que le but était de faire de l’endurance fondamentale, c’est-à-dire de longues sorties mais à petit rythme, et de parler sans gêne. J’ai commencé à rassembler des amis et on se réunit généralement tous les dimanches en début d’après-midi.
Sopran et sa compagne après la course des 10km Hoka
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© Sopran Lamri
De là, on essaye de faire des paires en fonction des envies et par rapport aux personnes qui sont là. On donne des débats avec des positions imposées : pour ou contre la peine de mort, la légalisation du cannabis, bref, tout en courant on débat, on réagit à chaud à des thèmes d’actualités ou on gossip. Comme j’ai longtemps fait de la création de contenus sur les réseaux sociaux, j’ai réussi à avoir un partenariat avec des cafés et on finit toujours la sortie avec un petit latte gratuit.
Peu importent les idées politiques, peu importent nos conditions respectives, on se retrouve avec des idées assignées et donc le but c’est de rassembler au-delà des divergences pendant une course qui dure à peu près 01h30. Je pense que la parole est un facteur d’acceptation sociale. J’essaie de rassembler les gens dans une France de plus en plus divisée.
Je trouve que c’est un sport qui est très noble, c’est entre soi et soi, si on perd en performance, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même.
Ce qui m’a attiré, c’est ce dépassement de soi et le fait que la constance fonctionne un peu comme une carotte. Par exemple, même si on prend un dossard pour une course un samedi matin de décembre à 10h, on se lèvera et on ira courir car on a payé pour cela.
En ce qui concerne la course-débat, nous faisons des sorties en endurance fondamentale, ce qui signifie qu’elles sont très lentes. C’est un exercice que de nombreux coureurs ne pratiquent pas assez souvent.
Si vous souhaitez nous rejoindre pour une course, je suis sur Tiktok sous le nom @sopranlmrr où je consulte régulièrement mes messages. Généralement, nous nous retrouvons tous les dimanches à 14h00 au métro «Bourse».
Sopran Lamri : En 2024, j’ai décidé de me lancer un défi personnel en commençant la course à pied. En tant qu’asthmatique et ancien élève qui n’a jamais terminé une course au collège, c’était une véritable aventure pour moi. C’était à ce moment de ma vie que j’ai vraiment plongé dans les concours d’éloquence, car pour moi, la parole est quelque chose de très noble. Un soir, j’ai réalisé que je participais à des concours tout en apprenant à m’exprimer, et j’ai décidé qu’il y avait quelque chose à en tirer.
J’ai rencontré Yasmine, ma compagne, qui m’a suivi dans mes aventures et avec qui j’ai créé un club. Nous avons décidé de nous exercer à la prise de parole, en pratiquant l’endurance fondamentale, c’est-à-dire de longues sorties à un rythme modéré, tout en parlant sans retenue. J’ai rassemblé des amis et nous nous réunissons généralement tous les dimanches en début d’après-midi.
Nous formons des paires en fonction des envies et des personnes présentes, et nous débattons sur des sujets variés tout en courant : la peine de mort, la légalisation du cannabis, etc. Nous réagissons à chaud à l’actualité ou simplement discutons. Grâce à mes activités sur les réseaux sociaux, j’ai pu obtenir un partenariat avec des cafés, et nous terminons toujours nos sorties avec un petit latte gratuit.
Peu importe nos opinions politiques ou nos origines, nous nous rassemblons autour de débats sur des sujets assignés, dans le but d’unir au-delà de nos différences pendant environ 1h30 de course. Pour moi, la parole est un moyen d’acceptation sociale, et j’essaie de réunir les gens dans une France de plus en plus divisée.
Je trouve que c’est un sport très noble, car c’est un défi personnel : si on perd en performance, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même. Ce qui m’a attiré, c’est ce dépassement de soi. En plus, la constance fonctionne un peu comme une carotte : une fois qu’on a pris un dossard, même si c’est un samedi matin de décembre à 10h, on se lève et on court car on a payé pour cela.
En ce qui concerne la course-débat, nous optons pour l’endurance fondamentale, ce qui signifie des sorties très lentes. Nous prenons notre temps, un exercice que de nombreux coureurs ne pratiquent pas assez souvent.
Si vous souhaitez nous rejoindre pour courir, je suis sur Tiktok sous le nom @sopranlmrr où je consulte régulièrement mes messages. En général, nous nous retrouvons tous les dimanches à 14h00 au métro «Bourse».
Qualifié pour le plus grand concours d’éloquence en France, je me prépare à relever un nouveau défi : terminer le semi-marathon de Paris ce dimanche 8 mars. Il y a plus d’un an, j’ai fondé un club alliant course à pied et débats.
En 2024, j’ai décidé de me lancer un défi personnel et de commencer la course à pied.
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