Les pays de l’UE vont discuter de la rupture de leur accord d’association avec Israël

L’Espagne a réclamé la rupture de cet accord, entré en vigueur en 2000, cosignant avec l’Irlande et la Slovénie une lettre à la Commission européenne.


Publié



Mis à jour



Temps de lecture : 1min



La représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères, Kaja Kallas, donne une conférence de presse à Bruxelles, le 20 avril 2026. (DURSUN AYDEMIR / ANADOLU / AFP)

Plusieurs membres en ont fait la demande. Les pays de l’Union européenne vont discuter mardi de leur accord d’association avec Israël, a fait savoir la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, lundi 20 avril. «Des Etats membres ont mis cela sur la table», a-t-elle déclaré devant la presse, à la veille d’une réunion à Luxembourg des ministres des Affaires étrangères de l’UE. L’Espagne avait réclamé, dimanche, la rupture de cet accord d’association, ce qui requiert l’unanimité des 27 États membres de l’UE. La Commission européenne a également proposé une suspension partielle, en mettant entre parenthèses le volet commercial de l’accord, une décision qui peut être prise à la majorité qualifiée des pays de l’UE.

La suspension de l’accord commercial a déjà été évoquée par les Vingt-Sept, mais sans aboutir à un accord faute de majorité, en raison des réticences de plusieurs Etats membres, parmi lesquels l’Allemagne. Mais la dégradation de la situation en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, ou encore l’offensive lancée par Israël au Liban ont incité plusieurs pays à remettre le sujet sur la table.

Une éventuelle suspension de l’accord pourrait être rediscutée après les frappes israéliennes «disproportionnées» au Liban et les exactions commises par les colons en Cisjordanie, avait ainsi déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères français, le 9 avril.

Madrid a demandé la rupture de l’accord d’association avec Israël, cosignant une lettre à la Commission européenne aux côtés de l’Irlande et de la Slovénie. L’Espagne a réclamé cette rupture, entrée en vigueur en 2000, et a demandé un réexamen de l’accord. Cette demande a été faite en réponse à la situation en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, ainsi qu’à l’offensive israélienne au Liban.

La cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas, a annoncé que les pays membres de l’Union européenne discuteront de leur accord d’association avec Israël lors d’une réunion prévue mardi. Elle a indiqué que certains États membres avaient soulevé cette question lors d’une réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE à Luxembourg.

L’Espagne avait déjà demandé la rupture de l’accord d’association, ce qui nécessite l’unanimité des 27 États membres de l’UE. La Commission européenne a également proposé une suspension partielle de l’accord commercial, en mettant en pause le volet commercial de l’accord. Cette décision peut être prise à la majorité qualifiée des pays de l’UE.

La suspension de l’accord commercial a été discutée précédemment par les pays membres de l’UE, mais n’a pas abouti faute de majorité, en raison des réticences de certains États, notamment l’Allemagne. Cependant, la situation en Cisjordanie et l’offensive au Liban ont incité plusieurs pays à reconsidérer la question.

Une suspension de l’accord pourrait être réévaluée après les récentes frappes israéliennes au Liban et les actions des colons en Cisjordanie. La France a également exprimé des préoccupations, décrivant les frappes israéliennes comme «disproportionnées». Madrid, aux côtés de l’Irlande et de la Slovénie, a envoyé une lettre à la Commission européenne demandant un réexamen de l’accord.

En conclusion, la demande de rupture de l’accord d’association avec Israël par Madrid, ainsi que la proposition de suspension partielle de l’accord commercial par la Commission européenne, reflètent les préoccupations des États membres de l’UE concernant la situation au Moyen-Orient. Le débat sur l’accord d’association avec Israël reste un sujet de discussion important au sein de l’Union européenne. Maintain the exact anchor texts of the links in the

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *