Un juge d’instruction parisien va enquêter après une plainte contre le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, concernant la mort du journaliste Jamal Khashoggi, assassiné en 2018.
Publié
Temps de lecture : 1min
Pour Reporters sans frontières, le fait qu’un juge d’instruction français s’apprête à enquêter sur la mort du journaliste saoudien Jamal Khashoggi est «le premier aboutissement sérieux d’une très longue quête de justice». Invité sur franceinfo samedi 16 mai, Antoine Bernard, directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF, se dit «content». «Pour la première fois, nous allons avoir un juge d’instruction, une autorité judiciaire indépendante, pour instruire, pour tirer au clair, pour établir les faits et les responsabilités et pour préconiser des sanctions», poursuit Antoine Bernard.
Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été assassiné en 2018 au consulat saoudien à Istanbul. L’Arabie Saoudite avait été vivement critiquée après l’assassinat de ce journaliste dissident, dans lequel les services secrets américains ont pointé la responsabilité directe du prince héritier Mohammed ben Salmane (MBS). Les ONG Trial International et RSF avaient porté plainte contre MBS pour tortures et disparitions forcées. «Un juge d’instruction du pôle crimes contre l’humanité va désormais instruire» cette plainte, a confirmé le parquet national antiterroriste à l’AFP.
Pour Antoine Bernard, cette annonce c’est «la règle de l’impunité qui – on l’espère – peut désormais tomber». «On a le sentiment pour la première fois d’avoir été entendus par des juges, par la cour d’appel», se réjouit Antoine Bernard qui parle d'»assassinat d’Etat abominable».
Le directeur du plaidoyer et de l’assistance de RSF rappelle les étapes juridiques depuis 2018 et les «obstacles» accumulés avant d’avoir «enfin un interlocuteur judiciaire» avec lequel RSF «va coopérer très étroitement». «Il faut dire qu’aujourd’hui, il s’agit de la seule procédure judiciaire crédible au monde», assure Antoine Bernard.













Deja una respuesta