Les salariés du Parisien s’opposent à un éventuel rachat par Vincent Bolloré

Les salariés du Parisien/Aujourd’hui en France ont exprimé leur mécontentement lors d’une assemblée générale ce jeudi, dénonçant l’hypothèse d’une vente du quotidien au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Selon eux, un tel rachat livrerait le journal «à une idéologie militante d’extrême droite».

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Les salariés du Parisien/Aujourd’hui en France ont exprimé jeudi lors d’une assemblée générale leur opposition à l’hypothèse d’une vente du quotidien au milliardaire conservateur Vincent Bolloré. Le texte, qui dénonce le silence de la direction, a été adopté à l’unanimité des 474 participants, moins quatre abstentions.

Les salariés du Parisien/Aujourd’hui en France ont exprimé leur opposition à une éventuelle vente du quotidien au milliardaire conservateur Vincent Bolloré lors d’une assemblée générale jeudi. Le texte adopté à l’unanimité des 474 participants, moins quatre abstentions, dénonce le silence de la direction qui n’a pas souhaité faire de commentaire malgré la sollicitation de l’AFP.

La motion adoptée mandate les organisations syndicales pour demander un rendez-vous immédiat avec Pierre Louette, PDG du groupe Les Echos-Le Parisien, afin d’exprimer leur opposition au projet de vente du Parisien au groupe Bolloré. Elle exprime également leur attachement à la préservation d’un titre de presse d’information nationale et locale composé de journalistes indépendants, ainsi qu’à la liberté d’informer et d’être informé.

Des rumeurs persistantes ont circulé concernant une éventuelle vente du Parisien/Aujourd’hui en France à Vincent Bolloré, ce qui a suscité des inquiétudes parmi la Société des journalistes et les syndicats du titre. Ces derniers ont envoyé une lettre ouverte à Bernard Arnault, milliardaire propriétaire du groupe Les Echos-Le Parisien, qualifiant une telle vente de catastrophe et soulignant qu’elle reviendrait à livrer à une idéologie militante d’extrême droite l’un des grands quotidiens du pays.

Vincent Bolloré, déjà propriétaire du groupe Canal+ et de Prisma Media, est un acteur majeur dans le secteur des médias. Son acquisition de Lagardère en 2023 a entraîné un remaniement au JDD avec un directeur aux affiliations d’extrême droite, provoquant grèves et départs massifs. Cette situation rappelle les précédents mouvements sociaux à i-Télé (devenue CNews) et Europe 1.

Le Parisien/Aujourd’hui en France a récemment annoncé un plan de réorganisation avec la suppression prévue de près de 40 postes, ce qui a déclenché une grève de 24 heures en mars et une motion de défiance contre la direction. Les salariés ont exprimé leur mécontentement face aux conditions de précarité, de flou et d’incertitudes concernant leur avenir, demandant des embauches en CDI nécessaires pour assurer le fonctionnement normal de chaque service.

En mars, l’annonce a provoqué une grève de 24 heures et une motion de défiance contre la direction.

Les salariés ont exprimé à nouveau leurs inquiétudes dans la motion adoptée jeudi, dénonçant «des conditions de précarité, de flou et d’incertitudes inacceptables sur l’avenir» et demandant «les embauches en CDI nécessaires au fonctionnement normal de chaque service».

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