À l’occasion de Septembre en or, mois dédié à la lutte contre les cancers, une femme témoigne à travers son premier livre de son parcours au jour le jour face à la maladie. Pour chaque exemplaire vendu, 2 euros seront reversés à l’Institut Gustave Roussy, spécialisé dans le traitement et la recherche du cancer.
«Jusqu’au dernier moment, j’ai douté de moi. Qui étais-je pour ainsi parler de quelque chose d’aussi personnel ? Est-ce que c’était vraiment une si bonne idée que ça de me mettre autant à nu ? Mais assez vite après la parution du livre, j’ai reçu des messages très touchants via les réseaux de gens me disant combien ils avaient été touchés par mon récit ou comment, selon eux, j’avais pu trouver les mots justes pour parler de quelque chose qu’ils avaient aussi vécu. Rien que pour ces témoignages-là, je suis contente de l’avoir fait.»
Aujourd’hui, bien que toujours suivie, Anne-Sophie Vicquery a une vie «presque normale», avec un travail comme professeure des écoles en Seine-et-Marne et une famille, dont deux petites filles de onze et neuf ans. Mais en 2021, à l’âge de seulement trente-trois ans, elle découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Commence alors un long combat qu’elle raconte aujourd’hui dans un livre, Le jour où j’ai rencontré un crabe. (Auto-édition)
Elle découvre sa maladie presque par hasard, après avoir discuté en salle des professeurs avec sa directrice dont la fille venait de découvrir une boule au niveau de sa poitrine. «Le soir, je rentre chez moi et en repensant à la discussion, je décide de me palper. J’avais fait une mammographie sept mois avant qui n’avait rien révélé, donc j’étais quand même confiante. Mais je sens quelque chose sous les doigts. J’ai tout de suite appelé ma gynécologue qui a immédiatement réagi et donné un rendez-vous le lendemain. Je passe toute une batterie de tests et quinze jours plus tard, le verdict tombe : j’ai dans le sein une tumeur de 7 cm, ainsi qu’une précancéreuse de 2 cm. J’étais dévastée.»
Anne-Sophie a pourtant une hygiène de vie irréprochable et aucun antécédent dans sa famille. «Je ne fume pas, je ne prends pas la pilule, je fais attention à ce que je mange et personne dans ma famille proche n’a eu un cancer. Tous les voyants étaient donc au vert. On a même réalisé des tests génétiques pour essayer de comprendre pourquoi, mais cela n’a rien donné. L’oncologiste m’a lâché, dépitée, que la plus grande raison de ma maladie était tout simplement le hasard.»
L’écriture a toujours fait partie de sa vie, «mais juste pour moi, pas pour être éditée». L’idée de parler de son parcours s’est imposée à elle progressivement, même si elle attend 2024 pour vraiment se lancer, une fois «la chimiothérapie et les opérations les plus lourdes derrière moi».
Elle a pourtant longtemps hésité : «J’avais lu pas mal de témoignages pendant mes traitements et tous ces livres m’avaient aidée d’une certaine façon. Or durant mon traitement, j’avais tenu un journal intime où je m’astreignais à écrire dedans quotidiennement. J’y jetais un mélange de réflexions personnelles et de petits exercices, par exemple décrire trois choses positives de ma vie les jours où j’avais une séance de chimiothérapie prévue. Je me suis replongée dedans lorsque j’ai attaqué la rédaction de mon livre.»
Anne-Sophie parle de son livre, sur lequel elle a travaillé un an, comme d’un «récit à la première personne sur mon expérience, mes doutes et mes joies.» En plus de son journal intime, l’une de ses sources d’inspiration fut de nombreuses conversations avec sa famille et son entourage, ce qui a parfois à certains souvenirs curieusement enfoui de remonter à la surface.
«L’un de mes souvenirs les plus marquants fut la perte des cheveux à cause de la chimiothérapie. Mais ma meilleure amie m’a rappelé qu’elle m’avait emmené pour me remonter le moral dans un magasin de maquillage pour m’acheter un crayon pour sourcils. Machinalement, la vendeuse m’avait demandé : ‘c’est pour quelle occasion ?’, ce à quoi j’ai répondu, sans filtre : ‘euh… cancer’. Mon cerveau avait complètement occulté cet épisode tragi-comique depuis.»
Le livre est sorti en autoédition, plus par nécessité qu’autre chose, ses diverses rencontres avec des éditeurs à compte d’auteur n’ayant «rien donné». Pour chaque exemplaire vendu, deux euros sont réversés à l’institut Gustave Roussy à Villejuif, où elle a été suivie. «J’ai écrit ce livre pour aider les gens et j’en profite donc pour aider aussi le personnel hospitalier qui m’a aidé à vaincre ma maladie. C’est ma façon à moi d’apporter ma pierre à l’édifice.»
Anne-Sophie pense qu’il est encore trop tôt pour dire si elle continuera d’écrire. Mais si cela arrive un jour, cela sera «sûrement sur le même sujet, mais raconté du point de vue des enfants. Je n’ai rien caché à mes filles et elles ont fait preuve d’une grande capacité d’adaptation.» C’est cette résilience folle que j’aimerais raconter aussi un jour.» Qui étais-je pour partager quelque chose d’aussi intime ? Était-ce une bonne idée de me mettre autant à nu ? Cependant, après la publication du livre, j’ai reçu des messages émouvants via les réseaux sociaux de personnes me disant à quel point mon récit les avait touchées ou comment j’avais réussi à trouver les mots justes pour exprimer quelque chose qu’elles avaient également vécu. Rien que pour ces témoignages, je suis heureuse de l’avoir fait.
Aujourd’hui, Anne-Sophie Vicquery mène une vie «presque normale», travaillant comme enseignante en Seine-et-Marne et élevant sa famille, comprenant deux jeunes filles. Cependant, en 2021, à l’âge de trente-trois ans, elle découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. C’est le début d’une longue lutte qu’elle raconte maintenant dans son livre «Le jour où j’ai rencontré un crabe».
La découverte de sa maladie a été fortuite, après une discussion avec sa directrice dont la fille avait récemment trouvé une masse dans sa poitrine. Après s’être palpitée, Anne-Sophie découvre une tumeur de 7 cm et une lésion précancéreuse de 2 cm dans son sein. Malgré une hygiène de vie exemplaire et aucun antécédent familial de cancer, elle est confrontée à cette épreuve inattendue.
L’écriture a toujours été une pratique personnelle pour Anne-Sophie, mais l’idée de partager son expérience s’est imposée à elle progressivement, après avoir traversé les traitements les plus lourds. Elle a finalement écrit un livre basé sur son journal intime tenu pendant sa maladie, en y ajoutant ses réflexions et ses moments de joie.
Son livre, publié en autoédition, est un récit personnel de son combat contre la maladie, inspiré par ses proches et ses conversations. Pour chaque exemplaire vendu, elle reverse deux euros à un institut de recherche contre le cancer. Anne-Sophie envisage peut-être d’écrire à nouveau, peut-être sur le même sujet mais du point de vue de ses enfants, qui ont fait preuve d’une grande résilience pendant cette épreuve. Published on 15/09/2025 at 17:29
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### Témoignage: Je passe toute une batterie de tests et quinze jours plus tard le verdict tombe: j’ai dans le sein une tumeur, le combat d’une mère face au cancer
À l’occasion de Septembre en or, mois dédié à la lutte contre les cancers, une femme témoigne à travers son premier livre de son parcours au jour le jour face à la maladie. Pour chaque exemplaire vendu, 2 euros seront reversés à l’Institut Gustave Roussy, spécialisé dans le traitement et la recherche du cancer.
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«Jusqu’au dernier moment, j’ai douté de moi.»
— Qui étais-je pour partager quelque chose d’aussi intime ? Était-ce une bonne idée de me mettre autant à découvert ? Cependant, peu de temps après la publication du livre, j’ai reçu des messages émouvants sur les réseaux sociaux de personnes me disant combien mon récit les avait touchées ou comment j’avais trouvé les mots justes pour exprimer ce qu’ils avaient vécu. Rien que pour ces témoignages, je suis heureuse d’avoir partagé mon histoire.
Aujourd’hui, Anne-Sophie Vicquery mène une vie «presque normale», entre son travail d’enseignante en Seine-et-Marne et sa famille, composée de deux petites filles de onze et neuf ans. Cependant, en 2021, à l’âge de trente-trois ans seulement, elle découvre qu’elle est atteinte d’un cancer du sein. Commence alors un long combat qu’elle relate dans son livre «Le jour où j’ai rencontré un crabe» (auto-édition).
Elle apprend sa maladie presque par hasard, après une conversation en salle des professeurs avec sa directrice dont la fille venait de détecter une masse au niveau de sa poitrine. Après s’être palpitée, elle découvre une masse et après une batterie de tests, le verdict tombe : une tumeur de 7 cm et une lésion précancéreuse de 2 cm. Malgré une hygiène de vie saine et aucun antécédent familial, l’oncologue attribue sa maladie au hasard.
L’écriture a toujours été présente dans sa vie, mais elle n’avait jamais envisagé d’être publiée. C’est après avoir surmonté les traitements les plus lourds qu’elle décide de se lancer dans l’écriture de son livre. Elle se replonge dans son journal intime tenu pendant son traitement, mélange de réflexions personnelles et d’exercices pour rester positive.
Son livre, rédigé sur une année, est un récit à la première personne de son expérience, de ses doutes et de ses moments de joie. En plus de son journal intime, ses conversations avec sa famille et ses proches lui ont inspiré des souvenirs enfouis. Elle espère aider les lecteurs en partageant son histoire et reverse une partie des ventes à l’institut Gustave Roussy à Villejuif.
Anne-Sophie envisage de continuer à écrire, peut-être sur le même sujet mais du point de vue des enfants, qui ont été informés de sa maladie et ont fait preuve d’une grande capacité d’adaptation.
SOURCE
Camille Dupont
Je suis Camille Dupont, professionnelle junior en communication digitale. Je crée et gère du contenu pour les réseaux sociaux et les médias en ligne, en combinant copywriting, narration visuelle et montage de base. Formée en communication audiovisuelle et titulaire d’un master en contenus digitaux, je suis motivée par le storytelling et par la connexion avec les jeunes audiences à travers du contenu créatif.















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