Des élèves jugés trop bruyants privés de leur cour de récré par décision de justice Les enfants jugés trop bruyants se voient retirer l’accès à la cour de récréation.
Jugés trop bruyants, des enfants d’une école Montessori de Maisons-Laffitte dans les Yvelines, se voient interdits par le tribunal de Versailles d’utiliser leur cour de récréation.
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C’est une jolie cour verdoyante de 500m carrés avec des jeux en bois et des petites cabanes pour enfants. Mais depuis la rentrée, aucun des 95 élèves que compte l’école Montessori Les Rayons de soleil n’a pu en profiter. Le tribunal de Versailles saisi par des voisins jugeant les petits écoliers trop bruyants leur interdit d’utiliser la cour principale de l’école, faute de quoi l’établissement se verra infliger une amende de 300 euros par jour.
Un choc pour la directrice Darcy Hull. “On ne s’y attendait absolument pas!”. La cour est pourtant utilisée moins de trois heures par jour, selon elle. “Les deux classes de maternelles (soit 50 élèves ndlr) y vont de 11h à 12h et les élémentaires de 13h à 14h. La cour est ensuite utilisée pour la garderie de 17h30 à 18h15. Le soir, les voisins sont tranquilles, le week-end aussi. Les écoles publiques ont plus de recréation que nous !”, assure-t-elle. Les enfants doivent désormais se contenter d’une cour cinq fois plus petite. “On est obligé d’organiser des roulements et de limiter à 25 élèves à la fois” explique la directrice. “Ce n’est vraiment pas adapté” se désole Ludivine Trannois, maman d’élève. Elle dénonce une remise en cause des droits de l’enfants. “Les enfants ont besoin de bouger, sortir, rire. C’est une pierre de plus dans l’édifice no kids”, déplore -t-elle.
C’est en 2021 que le litige avec les voisins a débuté. L’école Montessori acquiert cette année-là une parcelle de 500 mètres carrés pour accueillir les récréations des écoliers. Mais de l’autre côté du jardin, cinq propriétaires d’un hôtel particulier divisé en appartements se plaignent du bruit. Après deux années de médiation infructueuse, ils saisissent la justice. Le 25 mai, le tribunal de Versailles leur donne raison s’appuyant sur le règlement intérieur du parc de Maisons-Laffitte où se trouve l’école et la copropriété des plaignants. Le cahier des charges datant de 1834 stipule en effet “De ne pouvoir former ou laisser former par des locataires ou sous locataires, (…) à y élever, aucun établissement insalubre, des usines, des manufactures, des exploitations, un commerce, ni industrie, ni en un mot, exercer un état quelconque, pouvant nuire, soit par le bruit, soit par l’odeur.“
L’école a fait appel et a saisi le président du tribunal de Versailles pour casser le caractère exécutoire de la décision. “On devrait pouvoir cohabiter, ce n’est pas comme si c’était une boite de nuit!, plaide Tristan Micol, président de la société qui gère l’école.
L’établissement peut compter sur le soutien du maire de la ville. “La rue de la Muette située non loin de la cour est plus bruyante”, assure Jacques Myard qui espère que le 2 octobre le tribunal suspendra le caractère executoire de la décision.
Des sorties en forêt sont régulièrement organisées pour compenser la perte de l’espace extérieur mais la directrice craint de voir partir de nombreuses familles si la décision exécutoire est maintenue. Ludivine Trannois, maman d’un petit garçon scolarisé en grande section envisage de quitter l’école si la grande cours reste inaccessible. “Les enfants apprenaient le jardinage dans cette cour, or c’est aussi pour ces projets pédagogiques qu’on a choisi l’école Montessori”, explique-t-elle.
L’affaire a fait réagir jusqu’au porte-parole du ministère de la Justice qui, sur X, a indiqué que l’histoire ne devrait pas se reproduire ailleurs. “Cette décision, rendue par le tribunal de Versailles, concerne le cadre très particulier du parc de Maisons-Laffite régi par un cahier des charges strict remontant à 1834 où le type d’activité autorisé est très encadré. Ça ne concerne donc évidemment pas toutes les écoles et le bruit des enfants naturel et bienvenu dans la société !”
Attention ⚠️ Cette décision, rendue par le tribunal de Versailles, concerne le cadre très particulier du parc de Maisons-Laffite régi par un cahier des charges strict remontant à 1834 où le type d’activité autorisé est très encadré. Jugés trop bruyants, des enfants d’une école Montessori de Maisons-Laffitte dans les Yvelines, se voient interdits par le tribunal de Versailles d’utiliser leur cour de récréation.
C’est une jolie cour verdoyante de 500m carrés avec des jeux en bois et des petites cabanes pour enfants. Mais depuis la rentrée, aucun des 95 élèves que compte l’école Montessori Les Rayons de soleil n’a pu en profiter. Le tribunal de Versailles saisi par des voisins jugeant les petits écoliers trop bruyants leur interdit d’utiliser la cour principale de l’école, faute de quoi l’établissement se verra infliger une amende de 300 euros par jour.
Un choc pour la directrice Darcy Hull. “On ne s’y attendait absolument pas!”. La cour est pourtant utilisée moins de trois heures par jour, selon elle. “Les deux classes de maternelles (soit 50 élèves ndlr) y vont de 11h à 12h et les élémentaires de 13h à 14h. La cour est ensuite utilisée pour la garderie de 17h30 à 18h15. Le soir, les voisins sont tranquilles, le week-end aussi. Les écoles publiques ont plus de recréation que nous !”, assure-t-elle. Les enfants doivent désormais se contenter d’une cour cinq fois plus petite. “On est obligé d’organiser des roulements et de limiter à 25 élèves à la fois” explique la directrice. “Ce n’est vraiment pas adapté” se désole Ludivine Trannois, maman d’élève. Elle dénonce une remise en cause des droits de l’enfants. “Les enfants ont besoin de bouger, sortir, rire. C’est une pierre de plus dans l’édifice no kids”, déplore-t-elle.
C’est en 2021 que le litige avec les voisins a débuté. L’école Montessori acquiert cette année-là une parcelle de 500 mètres carrés pour accueillir les récréations des écoliers. Mais de l’autre côté du jardin, cinq propriétaires d’un hôtel particulier divisé en appartements se plaignent du bruit. Après deux années de médiation infructueuse, ils saisissent la justice. Le 25 mai, le tribunal de Versailles leur donne raison s’appuyant sur le règlement intérieur du parc de Maisons-Laffitte où se trouve l’école et la copropriété des plaignants. Le cahier des charges datant de 1834 stipule en effet “De ne pouvoir former ou laisser former par des locataires ou sous locataires, (…) à y élever, aucun établissement insalubre, des usines, des manufactures, des exploitations, un commerce, ni industrie, ni en un mot, exercer un état quelconque, pouvant nuire, soit par le bruit, soit par l’odeur.“
L’école a fait appel et a saisi le président du tribunal de Versailles pour casser le caractère exécutoire de la décision. “On devrait pouvoir cohabiter, ce n’est pas comme si c’était une boite de nuit!, plaide Tristan Micol, président de la société qui gère l’école.
L’établissement peut compter sur le soutien du maire de la ville. “La rue de la Muette située non loin de la cour est plus bruyante”, assure Jacques Myard qui espère que le 2 octobre le tribunal suspendra le caractère executoire de la décision.
Des sorties en forêt sont régulièrement organisées pour compenser la perte de l’espace extérieur mais la directrice craint de voir partir de nombreuses familles si la décision exécutoire est maintenue. Ludivine Trannois, maman d’un petit garçon scolarisé en grande section envisage de quitter l’école si la grande cours reste inaccessible. “Les enfants apprenaient le jardinage dans cette cour, or c’est aussi pour ces projets pédagogiques qu’on a choisi l’école Montessori”, explique-t-elle.
L’affaire a fait réagir jusqu’au porte-parole du ministère de la Justice qui, sur X, a indiqué que l’histoire ne devrait pas se reproduire ailleurs. “Cette décision, rendue par le tribunal de Versailles, concerne le cadre très particulier du parc de Maisons-Laffite régi par un cahier des charges strict remontant à 1834 où le type d’activité autorisé est très encadré. Ça ne concerne donc évidemment pas toutes les écoles et le bruit des enfants naturel et bienvenu dans la société !”
L’avocat du syndicat des propriétaires n’a pas répondu à nos sollicitations. Please keep the exact anchor texts of the links on
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Je suis Camille Dupont, professionnelle junior en communication digitale. Je crée et gère du contenu pour les réseaux sociaux et les médias en ligne, en combinant copywriting, narration visuelle et montage de base. Formée en communication audiovisuelle et titulaire d’un master en contenus digitaux, je suis motivée par le storytelling et par la connexion avec les jeunes audiences à travers du contenu créatif.
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