Les tracteurs se sont donné rendez-vous devant le château de Versailles pour manifester contre le Mercosur et les conséquences de cet accord de libre-échange sur la profession.
Dans la nuit noire, les tracteurs sont réunis ce matin sur la place d’Armes, devant les grilles du Château de Versailles pour une opération symbolique. Des agriculteurs ont accroché sur le pare-choc avant de leurs engins des banderoles. «La révolte paysanne reprend à Versailles«.
Ce vendredi 26 septembre, dès 6h30, la FDSEA et les Jeunes Agriculteurs se sont rassemblés pour manifester contre l’accord de libre-échange qui a été signé par l’Union européenne.
«Le sens de cette mobilisation, c’est évidemment attirer l’attention du chef de l’Etat«, a déclaré le président de la FNSEA Arnaud Rousseau, présent place d’Armes devant le château.
«Aujourd’hui, l’assiette des Français, c’est de plus en plus de produits importés, et de moins en moins de produits françaisé» alerte-t-il au micro de France Télévisions. «Des importations qui ne respectent pas nos standards«, précise-t-il.
Olivier Gousseau, agriculteur dans les Yvelines, interviewé par nos confrères d’Ici Paris Île-de-France, explique «venir comme en 1789«. «On est toujours sur la paille«, déplore l’exploitant «excédé» par «le manque de revenus, les charges qui augmentent sans arrêt et le blé qui vaut de moins en moins cher«.
Cette mobilisation vise à souligner les conséquences que cet accord «Mercosur» va avoir sur la profession.
A 56 ans, dont quarante passées à travailler dans une exploitation agricole, le secrétaire général de la FDSEA de Seine-et-Marne, Pascal Verriele, a le sentiment «de toucher le fond«. Il appelle à un «sursaut» sur le projet d’accord du Mercosur.
«J’ai plus de visibilité, plus de marge de manœuvre«, déplore cet agriculteur en grande culture. «Il y a le Mercosur, les dispositifs accordés à l’Ukraine de quotas d’importation sans droits de douane. Tout cela déstabilise nos exploitations.»
Les porte-paroles des syndicats agricoles présentent leurs revendications
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© Toky Nirhy Lanto
«Le Mercosur, ce n’est pas le seul sujet. On est là pour montrer le désarroi qui pèse sur nos exploitations» abonde Amandine, céréalière en Ile-de-France et syndiquée à la FDSEA. «On est une des rares professions où l’on ne décide pas du prix de vente, on nous impose un prix de vente et pour autant les coûts de production continuent d’augmenter et on perd de l’argent chaque jour.»
Le rassemblement s’est dispersé aux alentours de 9h, avant l’ouverture des portes du Château au public. Aucune autre action n’est prévue dans la région ce jour, Versailles étant le point névralgique de la contestation des agriculteurs.
Pas de barrage filtrant, les agriculteurs souhaitent réaliser une «opération de communication». Les tracteurs se sont donné rendez-vous devant le château de Versailles pour manifester contre le Mercosur et les conséquences de cet accord de libre-échange sur la profession. Les agriculteurs ont décidé de mener une «opération de communication» sans barrages filtrants.
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