C’est une figure inspirante qui a donné envie à de nombreux étudiants de se lancer dans le droit» C’est une figure inspirante qui a donné envie à de nombreux étudiants de se lancer dans le droit»

L’ancien avocat et ministre de la Justice, artisan de l’abolition de la peine de mort, entrera au Panthéon ce jeudi 8 octobre. L’occasion de reparler de son combat tout en lui rendant hommage, pour les étudiants parisiens croisés dans le Quartier latin, dans le 5e arrondissement.

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«La justice française ne sera plus une justice qui tue. La peine de mort est abolie«, peut-on lire sur la façade du Panthéon, à la veille de l’entrée du cercueil de Robert Badinter dans l’ex-église devenue nécropole nationale au début de la Révolution. Une citation extraite du discours historique prononcé par l’ex-Garde des Sceaux le 17 septembre 1981, peu avant la promulgation de la loi abolissant la peine de mort.

Le visage de l’ancien ministre ainsi que les mots «Mémoire«, «Justice» et «République» sont affichés le long du parcours, rue Soufflot. Autour de la place du Panthéon, où l’on trouve le bâtiment historique de la faculté de droit de Paris, où Robert Badinter a effectué ses études supérieures, la bibliothèque Sainte-Geneviève et plusieurs librairies juridiques.

Les préparatifs se poursuivent ce mercredi devant le Panthéon, avant la cérémonie prévue jeudi.

© Pierre de Baudouin

«Cet événement, c’est un hommage à tout son travail d’un point de vue politique et juridique pour l’abolition de la peine de mort.

Panthéoniser, c’est réaffirmer l’abolition de la peine de mort comme un principe fondamental du droit français», souligne Tristan, un étudiant en droit à l’université Paris-Saclay, qui aspire à devenir magistrat.

«C’est une figure inspirante qui a encouragé de nombreux étudiants à se lancer dans le droit. C’est mon cas», renchérit Gabin, également étudiant à Paris-Saclay. «Beaucoup d’étudiants étudient le droit pour sauver la veuve et l’orphelin. Son travail, avec d’autres avocats comme Gisèle Halimi par exemple, est important.»

«Le panthéoniser, c’est l’occasion de sensibiliser les gens à son combat, et de rappeler pourquoi il est inutile de condamner des personnes à mort. L’abolition de la peine de mort est parfois remise en question dans le débat, ce n’est pas quelque chose d’acquis à l’international, et même en France», estime Danaé, étudiante en histoire-anglais à la faculté des lettres de l’université Paris-Sorbonne.

«Cela permet également de faire une pause dans un contexte politique tendu. Son combat correspond à mes valeurs politiques, comme beaucoup d’étudiants dans le quartier qui votent à gauche, même si le Parti socialiste a beaucoup évolué depuis», ajoute-t-elle.

Noé, quant à lui, «ne partage pas l’ensemble de ses convictions politiques». «Mais de nombreux hommes politiques d’aujourd’hui auraient intérêt à s’inspirer de figures comme Robert Badinter, sans nostalgie. Nous sommes confrontés à une absence totale de vision dans la classe politique actuelle, il y a une faillite interculturelle globale. «, souligne cet étudiant en histoire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Les célébrations débutent dès ce mercredi soir avec une veillée funèbre au Conseil constitutionnel, institution que Robert Badinter a présidé de 1986 à 1995. Cette cérémonie ouverte au public permettra aux citoyens de se recueillir devant son cercueil. Le jeudi à 17h, le cercueil sera transporté vers le Panthéon pour une cérémonie «sobre» et «solennelle» d’environ une heure à partir de 19h. Le juriste est décédé le 9 février 2024, à l’âge de 95 ans.

«La justice française ne sera plus une justice qui tue. La peine de mort est abolie», peut-on lire sur la façade du Panthéon, en préparation de l’entrée du cercueil de Robert Badinter dans ce lieu symbolique. Cette citation fait référence au discours historique prononcé par l’ex-ministre le 17 septembre 1981, avant l’abolition de la peine de mort. Des hommages sont affichés le long du parcours, rue Soufflot, incluant le visage de l’ancien ministre ainsi que les mots «Mémoire», «Justice» et «République». Autour de la place du Panthéon, où se trouvent des institutions telles que la faculté de droit de Paris et la bibliothèque Sainte-Geneviève, où Robert Badinter a étudié.

«Cet événement est un hommage à tout son travail politique et juridique pour l’abolition de la peine de mort», conclut l’étudiant. Célébrer au Panthéon, c’est réaffirmer l’importance de l’abolition de la peine de mort, un principe fondamental du droit français à une époque où il est parfois remis en question», souligne Tristan, un étudiant en droit à l’université Paris-Saclay, qui aspire à devenir magistrat.

«C’est une figure inspirante qui a motivé de nombreux étudiants à se lancer dans le droit. C’est mon cas», renchérit Gabin, également étudiant à Paris-Saclay. «Beaucoup d’étudiants étudient le droit pour défendre les plus vulnérables. Son travail, aux côtés d’autres avocats comme Gisèle Halimi par exemple, est crucial.»

«Panthéoniser, c’est l’occasion de sensibiliser les gens à son combat et de rappeler qu’il est inutile de condamner des personnes à mort. L’abolition de la peine de mort est parfois remise en question, ce qui n’est pas acquis à l’international, et même en France», estime Danaé, étudiante en histoire-anglais à la faculté des lettres de l’université Paris-Sorbonne.

«Cela permet également de faire une pause dans le contexte politique tendu. Son combat correspond politiquement à mes valeurs, comme celles de nombreux étudiants du quartier qui votent à gauche, même si le Parti socialiste a beaucoup évolué depuis», ajoute-t-elle.

Noé, quant à lui, «ne partage pas l’ensemble de ses convictions politiques». «Mais de nombreux hommes politiques d’aujourd’hui auraient intérêt à s’inspirer de figures comme Robert Badinter, sans nostalgie. Nous faisons face à une absence totale de vision dans la classe politique actuelle, il y a une faillite interculturelle globale. C’est aussi une manière de rappeler son engagement pour la justice et la République«, explique Mathieu, étudiant en histoire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Robert Badinter était une figure emblématique de la lutte contre la peine de mort en France, et son discours historique prononcé en 1981 reste gravé dans les mémoires.

Les hommages débutent dès ce mercredi soir par une veillée funèbre au Conseil constitutionnel, institution qu’il a présidée de 1986 à 1995. Cet événement sera ouvert au public, permettant à chacun de se recueillir devant le cercueil de cet homme de loi. Le lendemain, le cercueil sera transporté vers le Panthéon à 17h pour une cérémonie «sobre» et «solennelle«, d’une durée d’environ une heure à partir de 19h. Robert Badinter s’est éteint le 9 février 2024, à l’âge de 95 ans.

L’inscription «La justice française ne sera plus une justice qui tue. La peine de mort est abolie» sur la façade du Panthéon rappelle l’impact de la lutte menée par Robert Badinter. Cette phrase symbolise le combat pour la justice et la fin de la peine capitale en France. Le parcours jusqu’au Panthéon est jalonné de visages de l’ancien ministre et des mots «Mémoire«, «Justice» et «République«, soulignant son engagement et son influence dans la sphère politique et juridique française.

Autour de la place du Panthéon, où se trouve le bâtiment historique de la faculté de droit de Paris, fréquenté par Robert Badinter lors de ses études supérieures, l’hommage est palpable. La bibliothèque Sainte-Geneviève et les librairies juridiques affichent son visage et les mots qui ont marqué sa carrière. C’est un moment de commémoration et de reconnaissance pour un homme qui a marqué l’histoire de la justice en France

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