Cérémonie du souvenir ce dimanche en hommage aux professeurs assassinés pour ce qu’ils sont et ce qu’ils font

Le 16 octobre 2020, Samuel Paty était assassiné. Cinq ans après sa mort, une cérémonie est prévue ce dimanche matin à Eragny-sur-Oise (Val-d’Oise), là où vivait le professeur d’histoire-géographie. Un hommage sera également rendu lundi à Dominique Bernard, professeur à Arras (Nord) tué par un jeune islamiste radicalisé.

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Ce dimanche 12 octobre, une cérémonie commémorative aura lieu à Eragny-sur-Oise (Val d’Oise), où vivait et où a été assassiné Samuel Paty. Le professeur d’histoire-géographie de 47 ans a été poignardé puis décapité le 16 octobre 2020 par Abdoullakh Anzorov. Ce musulman radicalisé russe d’origine tchétchène âgé de 18 ans lui reprochait d’avoir montré en classe des caricatures de Mahomet.

A 10 heures, une plaque hommage sera dévoilée au Parc Urbain, annonce la mairie d’Eragny-sur-Oise. Un cortège se rendra au cimetière de la ville, là ou aura lieu une cérémonie d’hommage.

Lundi, une cérémonie à Arras dans le Nord rendra également hommage à Dominique Bernard, qui y enseignait le français. Âgé de 57 ans, il a été poignardé à mort le 13 octobre 2023 par Mohammed Mogouchkov, l’un de ses anciens élèves fiché pour radicalisation islamiste.

«Un an après le verdict rendu suite à l’assassinat de Samuel Paty, la mémoire de ces drames demeure vive«, déclare Elizabeth Borne, ministre démissionnaire de l’Education nationale. «Ces crimes ont frappé l’Ecole au cœur«, a-t-elle estimé dans une lettre envoyée jeudi aux enseignants.

Une minute de silence sera observée mardi à 10 heures dans tous les collèges et lycées de France, «selon les modalités les plus appropriées à l’organisation locale«, indique le ministère de l’Education nationale sur le site Eduscol. Pendant la semaine, «un temps d’analyse et de réflexion avec les élèves pourra également être organisé«, demande le ministère.

Ces crimes ont profondément marqué la communauté enseignante, en leur faisant réaliser qu’ils peuvent «être assassinés pour ce qu’ils sont et ce qu’ils font», constate Sophie Venetitay, secrétaire générale du principal syndicat du second degré, le SNES-FSU, interrogée par l’AFP.

Pour Jean-Rémi Girard, président du syndicat d’enseignants Snalc, «il y a clairement un avant et un après Samuel Paty» chez les enseignants qui ont désormais «conscience que le métier est exposé, et qu’une rumeur ou un message sur un réseau social peut très vite prendre des proportions gigantesques«.

Avant son assassinat, Samuel Paty avait été la cible d’une intense campagne de cyberharcèlement déclenchée par le mensonge d’une élève l’accusant à tort de discrimination envers les musulmans.

A l’issue du procès en première instance, les huit personnes accusées d’être impliquées à divers degrés dans l’assassinat de Samuel Paty ont été reconnues coupables et condamnées à des peines de un à seize ans de prison. Le procès en appel concernant les principaux accusés s’ouvrira début 2026.

Une minute de silence sera observée mardi à 10 heures dans tous les collèges et lycées de France, «selon les modalités les plus appropriées à l’organisation locale«, indique le ministère de l’Education nationale sur le site Eduscol. Pendant la semaine, «un temps d’analyse et de réflexion avec les élèves pourra également être organisé«, demande le ministère.

Ces crimes ont profondément marqué la communauté enseignante, en leur faisant réaliser qu’ils peuvent «être assassinés pour ce qu’ils sont et ce qu’ils font», constate Sophie Venetitay, secrétaire générale du principal syndicat du second degré, le SNES-FSU, interrogée par l’AFP.

Pour Jean-Rémi Girard, président du syndicat d’enseignants Snalc, «il y a clairement un avant et un après Samuel Paty» chez les enseignants qui ont désormais «conscience que le métier est exposé, et qu’une rumeur ou un message sur un réseau social peut très vite prendre des proportions gigantesques«.

Avant son assassinat, Samuel Paty avait été la cible d’une intense campagne de cyberharcèlement déclenchée par le mensonge d’une élève l’accusant à tort de discrimination envers les musulmans.

A l’issue du procès en première instance, les huit personnes accusées d’être impliquées à divers degrés dans l’assassinat de Samuel Paty ont été reconnues coupables et condamnées à des peines de un à seize ans de prison. Le procès en appel concernant les principaux accusés s’ouvrira début 2026.

Le ministère demande également l’organisation d’un temps d’analyse et de réflexion avec les élèves pendant la semaine.

Les crimes ont profondément choqué la communauté enseignante, les amenant à réaliser qu’ils peuvent être tués pour leur identité et leurs actions, observe Sophie Venetitay, secrétaire générale du principal syndicat du second degré, le SNES-FSU, interrogée par l’AFP.

Pour Jean-Rémi Girard, président du syndicat d’enseignants Snalc, il y a clairement un avant et un après Samuel Paty chez les enseignants qui ont désormais conscience que le métier est exposé, et qu’une rumeur ou un message sur un réseau social peut très vite prendre des proportions gigantesques.

Avant d’être assassiné, Samuel Paty avait été la cible d’une intense campagne de cyberharcèlement déclenchée par le mensonge d’une élève l’accusant à tort de discrimination envers les musulmans.

À l’issue du procès en première instance, les huit personnes accusées d’être impliquées à divers degrés dans l’assassinat de Samuel Paty ont été reconnues coupables et condamnées à des peines de un à seize ans de prison. Le procès en appel concernant les principaux accusés s’ouvrira début 2026.

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