La pétition en ligne demandant des wagons réservés aux femmes et aux enfants dans les transports franciliens totalise plus de 14 000 signatures. Sa créatrice souhaite avant tout alerter les pouvoirs publics sur les agressions sexistes dans les transports.
«Les gens sont de plus en plus incivils. Ce serait dommage d’en arriver là, mais on sera peut-être obligé.» Éric ne semble pas surpris. Alors qu’il sort du tramway, nous lui apprenons l’existence d’une pétition qui demande des wagons réservés aux femmes et aux enfants sur le site Change.org. «Ce n’est pas surprenant comme demande. Il y a de plus en plus d’agressions sexistes donc je ne suis pas étonné que certaines femmes demandent cela«, poursuit-il.
Mansour attend son tram et il se demande «pourquoi pas» créer de tels wagons, bien qu’il se pose la question de «la faisabilité matérielle» de telles structures. Une dernière passante à la retraite presse le pas. Elle est radicalement contre l’idée et parle de «psychose collective«.
La pétition déjà signée par plus de 14 000 personnes fait suite à la tentative de viol subie par une touriste brésilienne mi-octobre dans le RER C.
Dans un premier temps, l’instigatrice de la pétition suggérait la mise en place d’un «projet pilote pour des wagons réservés aux femmes et aux enfants dans le RER«. Des wagons non-mixtes existent dans les transports d’autres pays comme le Japon, l’Inde ou le Mexique. Face aux très vives réactions suscitées en ligne par sa proposition, elle a publié une mise à jour ce lundi.
Comment protéger les femmes dans les transports ?
Suite à l’agression de Jhordana dans le RER C, des pétitions demandent des mesures urgentes pour la sécurité des femmes dans les transports :
– des wagons réservés aux femmes : https://t.co/5z9NHnyOIh
– des caméras dans chaque… pic.twitter.com/ETvtCzRSEq
«Les soi-disant ‘wagons pour femmes’ ne sont pas une solution, mais un cri d’alerte, une idée désespérée pour attirer l’attention sur le problème«, indique-t-elle. «Je ne veux pas que des ‘wagons pour femmes’ voient le jour, car cela signifierait reconnaître que la situation est devenue réellement dangereuse. Je veux simplement que les femmes et tous les passagers puissent se sentir calmes et en sécurité dans les transports publics.
Elle estime que sa pétition est une façon d’alerter les pouvoirs publics sur la fréquence des agressions sexistes dans les transports. Les femmes ne devraient pas ressentir de crainte à chaque trajet. Elles ont le droit de se déplacer dans la sérénité et la sécurité.
Un sentiment que partage Emma avant d’entrer dans le tram pour rentrer chez elle. «Je suis contre l’idée de wagons non-mixtes, car cela créerait une division de plus dans la société. Cependant, je peux comprendre que cela rassurerait certaines femmes.» Comme 7 femmes sur 10, elle affirme avoir déjà subi des violences sexistes dans les transports en commun. «J’ai même déjà été suivie«, raconte-t-elle.
De son côté, Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports, a répondu à la pétition du 24 octobre «Nous n’avons pas pour projet à ce jour de créer des wagons réservés aux femmes, quel que soit le mode de transport«, écrit IDFM dans un communiqué. Le sujet n’est pas de faire des cabines ou des wagons genrés, nous considérons que cela va à l’encontre des valeurs de la République, qui prône l’égalité entre les hommes et les femmes. En revanche, nous militons pour exclure des transports en commun les personnes condamnées pour violences sexistes ou sexuelles», réagit Grégoire de Lasteyrie, vice-président d’Île-de-France Mobilités.
Dans son communiqué, IDFM rappelle que de nombreux dispositifs existent pour assurer la sécurité des femmes dans les transports. Par exemple, le 3117, numéro d’urgence que les victimes d’agressions sexuelles ou sexistes dans les transports peuvent contacter pour être prises en charge par une personne formée à ces problématiques.
Pour celles qui prennent le bus, elles peuvent demander un arrêt à un endroit souhaité bien que ce ne soit pas un arrêt officiel, après 22 heures. Des bornes d’appels d’urgence sont proposées dans chaque station. Enfin, des enseignes de commerces sont estampillées «safe place», comprenez «lieu sûr» en anglais au sein du pôle Auber-Opéra et le long des stations du tramway T3b.
Le sujet des espaces réservés aux femmes dans les transports revient donc dans le débat public. Début octobre, la députée LFI de Seine-Saint-Denis Nadège Abomangoli avait proposé d’instaurer des cabines non-mixtes dans le nouveau téléphérique C1 qui reliera Créteil à Villeneuve-Saint-Georges à partir de décembre prochain. Une proposition jugée «consternante» par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’IDFM.
La pétition en ligne demandant des wagons réservés aux femmes et aux enfants dans les transports franciliens totalise plus de 14 000 signatures. Sa créatrice souhaite avant tout alerter les pouvoirs publics sur les agressions sexistes dans les transports.
«Les gens sont de plus en plus incivils. Ce serait dommage d’en arriver là, mais on sera peut-être obligé.» Éric ne semble pas surpris. Alors qu’il sort du tramway, nous lui apprenons l’existence d’une pétition qui demande des wagons réservés aux femmes et aux enfants sur le site Change.org. «Ce n’est pas surprenant comme demande. Il y a de plus en plus d’agressions sexistes donc je ne suis pas étonné que certaines femmes demandent cela«, poursuit-il.
Mansour attend son tram et il se demande «pourquoi pas» créer de tels wagons, bien qu’il se pose la question de «la faisabilité matérielle» de telles structures. Une dernière passante à la retraite presse le pas. Elle est radicalement contre l’idée et parle de «psychose collective«.
La pétition déjà signée par plus de 14 000 personnes fait suite à la tentative de viol subie par une touriste brésilienne mi-octobre dans le RER C.
Dans un premier temps, l’instigatrice de la pétition suggérait la mise en place d’un «projet pilote pour des wagons réservés aux femmes et aux enfants dans le RER«. Des wagons non-mixtes existent dans les transports d’autres pays comme le Japon, l’Inde ou le Mexique. Face aux très vives réactions suscitées en ligne par sa proposition, elle a publié une mise à jour ce lundi.
Comment protéger les femmes dans les transports ?
Suite à l’agression de Jhordana dans le RER C, des pétitions demandent des mesures urgentes pour la sécurité des femmes dans les transports :
– des wagons réservés aux femmes : https://t.co/5z9NHnyOIh
– des caméras dans chaque… pic.twitter.com/ETvtCzRSEq— Change.org France (@ChangeFrance) October 27, 2025
«Les soi-disant ‘wagons pour femmes’ ne sont pas une solution, mais un cri d’alerte, une idée désespérée pour attirer l’attention sur le problème«, indique-t-elle. «Je ne veux pas que des ‘wagons pour femmes’ voient le jour, car cela signifierait reconnaître que la situation est devenue réellement dangereuse. Je veux simplement que les femmes et tous les passagers puissent se sentir calmes et en sécurité dans les transports publics.
Elle estime que sa pétition est une façon d’alerter les pouvoirs publics sur la fréquence des agressions sexistes dans les transports. Les femmes ne devraient pas ressentir de crainte à chaque trajet. Elles ont le droit de se déplacer dans la sérénité et la sécurité.
Un sentiment que partage Emma avant d’entrer dans le tram pour rentrer chez elle. «Je suis contre l’idée de wagons non-mixtes, car cela créerait une division de plus dans la société. Cependant, je peux comprendre que cela rassurerait certaines femmes.» Comme 7 femmes sur 10, elle affirme avoir déjà subi des violences sexistes dans les transports en commun. «J’ai même déjà été suivie«, raconte-t-elle.
De son côté, Île-de-France Mobilités, l’autorité organisatrice des transports, a répondu à la pétition du 24 octobre «Nous n’avons pas pour projet à ce jour de créer des wagons réservés aux femmes, quel que soit le mode de transport«, écrit IDFM dans un communiqué. Le sujet n’est pas de faire des cabines ou des wagons genrés, nous considérons que cela va à l’encontre des valeurs de la République, qui prône l’égalité entre les hommes et les femmes. En revanche, nous militons pour exclure des transports en commun les personnes condamnées pour violences sexistes ou sexuelles», réagit Grégoire de Lasteyrie, vice-président d’Île-de-France Mobilités.
Dans son communiqué, IDFM rappelle que de nombreux dispositifs existent pour assurer la sécurité des femmes dans les transports. Par exemple, le 3117, numéro d’urgence que les victimes d’agressions sexuelles ou sexistes dans les transports peuvent contacter pour être prises en charge par une personne formée à ces problématiques.
Pour celles qui prennent le bus, elles peuvent demander un arrêt à un endroit souhaité bien que ce ne soit pas un arrêt officiel, après 22 heures. Des bornes d’appels d’urgence sont proposées dans chaque station. Enfin, des enseignes de commerces sont estampillées «safe place», comprenez «lieu sûr» en anglais au sein du pôle Auber-Opéra et le long des stations du tramway T3b.
Le sujet des espaces réservés aux femmes dans les transports revient donc dans le débat public. Début octobre, la députée LFI de Seine-Saint-Denis Nadège Abomangoli avait proposé d’instaurer des cabines non-mixtes dans le nouveau téléphérique C1 qui reliera Créteil à Villeneuve-Saint-Georges à partir de décembre prochain. Une proposition jugée «consternante» par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’IDFM.
The online petition requesting reserved wagons for women and children in the Parisian transport system has garnered over 14,000 signatures. Its creator aims to raise awareness among public authorities about sexist attacks in transportation.
Eric, upon hearing about the petition as he exits the tram, expresses his lack of surprise, stating, «It’s not surprising as a demand. There are increasingly more sexist attacks, so I’m not shocked that some women are requesting this.» Mansour, waiting for his tram, ponders the feasibility of such wagons, while a retired passerby vehemently opposes the idea, labeling it as a «collective psychosis.»
The petition, signed by over 14,000 individuals, follows the attempted rape of a Brazilian tourist in mid-October on the RER C. Initially suggesting a pilot project for reserved wagons for women and children in the RER, the petitioner acknowledges the existence of non-mixed wagons in other countries like Japan, India, and Mexico. In response to the strong online reactions to her proposal, she issued an update on Monday.
«The so-called ‘women’s wagons’ are not a solution but a cry for help, a desperate idea to draw attention to the problem,» she affirms. «I don’t want ‘women’s wagons’ to be implemented because it would mean acknowledging that the situation has truly become dangerous. I simply want women and all passengers to feel calm and safe in public transport.»
She believes her petition serves as a way to alert public authorities to the frequency of sexist attacks in transportation. Women should not fear every journey; they have the right to travel in peace and security. Emma shares this sentiment before boarding the tram home, stating, «I am against the idea of non-mixed wagons because it would create further division in society. However, I can understand that it would reassure some women.» Like 7 out of 10 women, she admits to having experienced sexist violence on public transport, recounting being followed.
Meanwhile, Île-de-France Mobilités, the transport organizing authority, responded to the petition on October 24, stating, «We currently have no plans to create reserved wagons for women, regardless of the mode of transport.» IDFM emphasizes its commitment to excluding individuals convicted of sexist or sexual violence from public transportation. Gregoire de Lasteyrie, vice president of Île-de-France Mobilités, asserts, «The issue is not to create gendered cabins or wagons; we believe this goes against the values of the Republic, which advocate equality between men and women. However, we advocate for the exclusion of individuals convicted of sexist or sexual violence from public transport.»
In its statement, IDFM highlights various measures in place to ensure women’s safety in transportation, such as the 3117 emergency number for victims of sexual or sexist assaults to receive assistance from trained professionals. Additionally, women taking the bus can request stops at desired locations after 10 pm, even if not official stops, and emergency call boxes are available at each station. Furthermore, «safe place» signs are displayed in designated businesses within the Auber-Opéra hub and along the T3b tramway stations.
The debate on spaces reserved for women in transportation resurfaces in the public discourse. Au début du mois d’octobre, Nadège Abomangoli, députée de La France insoumise de Seine-Saint-Denis, avait suggéré l’installation de cabines non mixtes dans le futur téléphérique C1 reliant Créteil à Villeneuve-Saint-Georges à partir de décembre prochain. Cette proposition a été qualifiée de «consternante» par Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France et d’IDFM.
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