Près de 200 sans-abris se sont rassemblés devant la mairie du 20e arrondissement de Paris pour demander un hébergement d’urgence. Les familles, dont de nombreux enfants, sont toujours sans solution d’hébergement et appellent à l’aide. Utopia 56 accompagne ces personnes en situation de précarité et dénonce le manque de prise en charge des autorités. Elles resteront sur place jusqu’à obtenir une solution d’hébergement durable en Île-de-France. L’association en appelle à la mairie de Paris pour prendre des mesures concrètes et mettre fin à cette situation insupportable. Appel à l’aide de 200 sans-abris devant la mairie du 20e arr. de Paris

Rassemblées sur le parvis de la mairie depuis mercredi soir, des familles à la rue accompagnées par Utopia 56 demandent un hébergement d’urgence, alors que la trêve hivernale a débuté le 1er novembre. L’association dénonce un «mensonge d’Etat».

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«Zéro enfant à la rue«, «On veut un logement«, «Liberté, égalité, fraternité«… Entonnant des slogans pour appeler à la «solidarité«, des familles réunies ce jeudi sur le parvis de la mairie du 20e arrondissement de la capitale sont toujours «sans aucune solution d’hébergement«, déplore Nathan Lequeux, coordinateur à Utopia 56 Paris. Près de 200 personnes sans-abri – dont 80 à 90 enfants, incluant une trentaine de nourrissons – sont arrivées mercredi soir vers 19h30, raconte-t-il.

He specifies that the borough hall is in dialogue with the association, «tolerates» the presence of families, and «prevented a police intervention in the evening to evacuate the square«.

Nathan Lequeux points out «the political choices of the State, which create poverty by eliminating more and more places and refusing to regularize people«. While the association was created 10 years ago, Yann Manzi, general delegate of Utopia 56, deplores «a government lie» to «create a feeling of migratory influx«.

Many homeless children are present on the square in front of the town hall.

© Pierre de Baudouin

He denounces «racism» and «a staged non-welcome to make people believe there are no places available, when there are millions of empty apartments and millions of square meters of empty office space«. All «under pressure from the far right«, to «appeal to the voters» of the National Rally.

«We cannot let children die on the streets. We will continue to fight for respect for human rights,» assures Yann Manzi. Contacted, neither the Paris town hall nor the regional prefecture responded to our questions at this stage.

L’association Utopia 56 accompagne les familles sans-abri présentes au sein de son lieu d’hébergement temporaire à Bagnolet et de son réseau d’hébergement citoyen, dans le but de combler les lacunes des autorités.

Selon Nathan Lequeux, les familles n’ont nulle part où aller alors que les températures baissent, deux semaines après le début de la trêve hivernale. Il souligne que la nuit, les températures varient entre cinq et dix degrés, et que la situation deviendra rapidement invivable. Il met en lumière le triste bilan de 912 personnes décédées dans la rue en 2024, précisant que cette année, le nombre de décès dépasse déjà les 600.

Ces familles resteront sur place jusqu’à ce qu’elles obtiennent une solution d’hébergement durable en Île-de-France, sans être dirigées vers des sas régionaux, déclare Nathan Lequeux. Il dénonce un nettoyage social et une délocalisation de la misère, alors que ces personnes ont une vie active en région parisienne. Il critique l’absence de prise de responsabilités de l’État et appelle la mairie de Paris à intervenir en réquisitionnant des espaces comme des gymnases pour offrir un premier pas vers la sortie de la rue.

Nathan Lequeux dénonce les choix politiques de l’État qui aggravent la situation en réduisant les places d’hébergement et en refusant de régulariser les personnes sans-abri. Il met en avant le travail de l’association Utopia 56 qui lutte depuis 10 ans contre ce fléau, qualifiant les actions de l’État de mensonge pour créer un faux sentiment de submersion migratoire.

Il pointe du doigt le racisme et la mise en scène du non-accueil pour donner l’impression qu’il n’y a pas de places disponibles, alors que des logements et des bureaux vides sont disponibles. Il souligne que ces décisions sont prises sous la pression de l’extrême droite pour satisfaire les électeurs du Rassemblement national.

Yann Manzi, délégué général d’Utopia 56, assure que l’association continuera à se battre pour le respect des droits humains, en refusant de laisser des enfants mourir dans la rue. Il regrette le silence de la mairie de Paris et de la préfecture de région face à cette crise.

En conclusion, la situation des familles sans-abri à Paris est critique, et l’association Utopia 56 appelle à une action immédiate pour garantir un hébergement d’urgence et protéger les plus vulnérables de notre société. L’organisation dénonce un «mensonge d’État».

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