The garbage collectors of the City of Paris have been called to strike since Wednesday, November 12, in order to demand «a salary increase for the entire sector.» While full garbage bins are visible in some districts, the CGT accuses the executive of wanting to «break» the movement.
Piles of garbage bags and cardboard boxes on the ground, overflowing green bins… While the garbage collectors’ strike is visible in the streets of the 9th arrondissement of the capital, many passersby admit they have not «noticed» the mobilization on the 6th day of the movement. «I hadn’t paid attention, but it’s true that it’s starting to have a visual impact,» reacts a local resident. «If this continues, we risk having rats and odors. And it’s cold, luckily… But we’re used to it. There are garbage collection strikes every year, it’s recurring,» comments another resident who does not support the strike.
Waste management is handled by the municipal authority in the 2nd, 5th, 6th, 8th, 9th, 12th, 14th, 16th, 17th, and 20th arrondissements.
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© Pierre de Baudouin
The strike affects a total of ten Parisian districts, where waste management is handled by the municipal authority (the others rely on private companies). In addition to the 9th arrondissement, the mobilization also affects the 2nd, 5th, 6th, 8th, 12th, 14th, 16th, 17th, and 20th arrondissements. «This Monday, five of the six garages responsible for collection are blocked all day,» says Smina Mebtouche, general secretary of the Waste Treatment and Cleaning Union of the CGT, which is calling for the strike.
But the union accuses the City of Paris of trying to «break the strike.» «They pay private companies handsomely to collect garbage at night. And they make requisitions for the garages and ask the police to intervene to forcibly remove the strikers. On Saturday in Romainville, a police officer lost patience and got into a garbage truck to drive it out himself at high speed,» denounces Smina Mebtouche.
The tract criticizes «violent and dangerous methods» being used. The syndicate is demanding «a salary increase for the entire sector«, while the municipal agency employs 4,600 garbage collectors and 900 drivers according to the FTDNEEA-CGT representative. Despite a meeting held on Monday «with the human resources department but without the presence of the Paris City executive«, the syndicate decided to «leave after half an hour«. The City of Paris states that «the strikers are asking for salary increases beyond the legal limits set by the regulations governing local government public service«. The city also mentions that «several meetings have taken place» with the syndicate since the start of the strike.
In response to the use of private companies to manage the waste collection during the strike, the City of Paris defends the existing balance between municipal services and private contractors, established during the tenure of Jacques Chirac. Smina Mebtouche argues that «whether left or right, it’s the same fight» and highlights the higher costs and poorer working conditions for waste collectors in the private sector. The syndicate is planning to continue the strike and fight for their demands. La CGT accuse l’exécutif de vouloir «casser» le mouvement alors que des poubelles pleines sont visibles dans certains arrondissements. Les tactiques jugées «agressives et risquées» sont critiquées dans un tract.
Le syndicat réclame «une augmentation de salaire pour l’ensemble de la filière», alors que la régie municipale compte 4 600 éboueurs et 900 conducteurs selon la responsable de la FTDNEEA-CGT. Malgré une réunion tenue ce lundi «avec la direction des ressources humaines mais sans la présence de l’exécutif de la Ville de Paris», le syndicat a décidé de «quitter la réunion après seulement une demi-heure».
«Ils essaient simplement de gagner du temps et font tout leur possible pour repousser nos demandes au-delà des élections municipales», déplore Smina Mebtouche. «Mais nous maintiendrons la pression. Le mouvement risque de s’intensifier», prévient-elle.
Interrogée à ce sujet, la Ville de Paris estime que «les grévistes demandent des augmentations de salaire qui dépassent les plafonds prévus par les textes réglementaires et législatifs régissant la fonction publique territoriale». La mairie affirme «maintenir le dialogue avec le syndicat porteur de cette revendication, mais souhaite vérifier la légalité de cette dernière» en proposant de «saisir la préfecture de région» pour contrôler cette mesure.
La Ville confirme que «plusieurs réunions ont eu lieu» avec le syndicat «depuis le début de ce mouvement» et estime que «le taux de grévistes est d’environ 4%». Cependant, elle souligne que «quelques individus mènent des blocages illégaux des différents garages (variables d’un jour à l’autre), ce qui peut perturber la collecte des déchets». «Ce lundi matin, tous les déchets ont été collectés, grâce à la mobilisation des agents ce week-end. Étant donné les perturbations d’aujourd’hui, un nouveau bilan sera fait demain», annonce-t-elle.
Les mairies des 16e et 17e arrondissements mettent en avant le recours aux sociétés privées pour «tenter de rattraper le retard», «déblayer» les rues et «maintenir la salubrité». Dans une interview au Figaro, Geoffroy Boulard, le maire LR du 17e arrondissement, demande «l’uniformisation du mode de gestion de la collecte des déchets à Paris» ainsi qu’un «service minimum» garanti en cas de grève.
«Certains individus perturbent la collecte en menant des actions qui ne relèvent pas du droit de grève. C’est très regrettable, mais cela ne justifie pas de perturber l’équilibre entre régie municipale et prestataires privés qui fonctionne depuis son installation, rappelons-le, par Jacques Chirac», répond la Ville de Paris.
«Qu’on soit de gauche ou de droite, c’est le même combat», réplique Smina Mebtouche. «Et privatiser la collecte des déchets coûte 15 euros de plus par tonne. Les tarifs pratiqués sont bien plus élevés. Il faut également tenir compte des conditions de travail des éboueurs : dans le privé, ils n’ont même pas de locaux pour prendre leur pause, ils restent dehors», ajoute-t-elle.
Alors qu’une réunion est prévue ce lundi en fin d’après-midi du côté du syndicat pour discuter de la reconduction de la grève, Smina Mebtouche promet de «poursuivre la lutte». La CGT accuse l’exécutif de vouloir «casser» le mouvement alors que des poubelles pleines sont visibles dans certains arrondissements.
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