«Je trouve ma place», la nouvelle fonction de stationnement intelligent est testée dans le quartier des Batignolles à Paris. Une nouvelle technologie pour trouver une place de parking développée par une start-up installée en Seine-Saint-Denis.
Trouver une place pour garer sa voiture peut parfois prendre des allures de parcours du combattant. Mais depuis cet été, dans le quartier des Batignolles, l’épreuve est presque un mauvais souvenir. Profitant du renouvellement de l’éclairage public, la mairie a installé 150 capteurs, capables de détecter en temps réel les places de stationnement libres. Une petite révolution dans un quartier très fréquenté : «30 % des automobilistes cherchent une place, c’est de la congestion, c’est de la pollution, c’est du stress. Faciliter les mobilités, décongestionner, dépolluer, c’est un des objectifs de ce projet«, explique à France Télévisions Geoffroy Boulard, maire LR du XVIIème arrondissement de la capitale.
Capteur installé sous un lampadaire du quartier des Batignolles
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© Benoît Diacre
Cette nouvelle fonctionnalité, intégrée dans l’application PayByPhone, indique en bleu les rues où il existe une forte chance de trouver un stationnement. L’automobiliste ne reçoit pas l’adresse exacte d’un emplacement, mais une indication pour se garer rapidement. Ce principe d’orientation intelligente pourrait séduire au-delà de PayByPhone.
Dans un marché très compétitif, où des entreprises telles que Flowbird, EasyPark ou encore Indigo Neo opèrent également, la capacité à collecter et fournir des données liées à l’utilisation de l’espace de stationnement pourrait devenir essentielle.
Depuis son lancement dans le quartier des Batignolles, un arrondissement pilote, plus de 110 000 utilisateurs ont utilisé l’outil développé par la société Upciti, une jeune entreprise basée à Montreuil, selon ses cofondateurs Jean-Baptiste Polkaj et Maxime Dusart. «25 % des utilisateurs de la fonctionnalité ont réussi à se garer 5 minutes après avoir consulté la carte de disponibilités», précisent-ils.
La société emploie actuellement trente personnes en France, dix aux États-Unis, et vient de conclure une levée de fonds de 20 millions de dollars. Sa technologie repose sur des capteurs installés en hauteur, capables d’analyser l’espace public. «Nos capteurs sont conçus sans jamais enregistrer d’images personnelles. Ils ne filment rien, ils détectent uniquement les véhicules, les deux-roues et les piétons, pour fournir des informations utiles aux collectivités qui font appel à nous», explique Maxime Dusart, cofondateur.
«Notre véritable client, c’est la Ville», souligne Maxime Dusart. «Avec ces données, elle peut anticiper, adapter ses aménagements, réduire le trafic et la pollution atmosphérique ou sonore, et prendre de meilleures décisions.» Le dispositif séduit de nombreuses communes, avec 2 500 capteurs déjà déployés sur tout le territoire français. Leur utilisation va bien au-delà du simple stationnement : «Nous avons créé un capteur d’images embarquées qui ne filme pas, mais collecte et analyse des données. L’appareil est capable de détecter un véhicule, un piéton ou un deux-roues. Cela permet aux collectivités qui font appel à nous de mesurer les flux de piétons, de véhicules, ou encore de détecter les nuisances sonores.»
Si Paris teste depuis quelques mois la fonctionnalité «Trouve ma place», d’autres collectivités ont déjà un peu plus de recul. À Chatou, dans les Yvelines, l’expérimentation se poursuit depuis un an, avec des retours suffisamment prometteurs : «Nous avons choisi le quartier Europe qui est en pleine redynamisation. C’est un périmètre très précis, près des commerces, en centre-ville», explique Christophe Ragué, directeur de cabinet du maire, avant d’ajouter : «La mise en place n’a pas été évidente, mais aujourd’hui les retours sont vraiment positifs. On constate une circulation plus fluide et une meilleure rotation du stationnement.» Les conducteurs passent moins de temps à chercher une place de stationnement, ce qui se traduit par une amélioration du trafic. Le potentiel de cette technologie intelligente d’orientation pourrait intéresser non seulement PayByPhone, mais aussi d’autres acteurs majeurs du secteur tels que Flowbird, EasyPark et Indigo Neo. Dans un marché très concurrentiel, la capacité à collecter et fournir des données liées à l’utilisation des parkings devient de plus en plus essentielle.
Depuis son lancement aux Batignolles, plus de 110 000 utilisateurs ont adopté cet outil développé par la société Upciti, basée à Montreuil. Selon les cofondateurs Jean-Baptiste Polkaj et Maxime Dusart, «25 % des utilisateurs ont réussi à se garer 5 minutes après avoir consulté la carte de disponibilités». Upciti emploie désormais trente personnes en France et dix aux États-Unis, et vient de conclure une levée de fonds de 20 millions de dollars. Sa technologie repose sur des capteurs installés en hauteur qui analysent l’espace public sans enregistrer d’images personnelles, mais en détectant les véhicules, les deux-roues et les piétons.
Maxime Dusart souligne que le véritable client d’Upciti est la Ville, car les données collectées peuvent aider à anticiper, adapter les aménagements urbains, réduire la pollution et améliorer la prise de décisions. Plus de 2 500 capteurs sont déjà déployés en France, et leur utilisation va au-delà du stationnement, permettant par exemple de mesurer les flux de piétons, de véhicules et de détecter les nuisances sonores.
Si Paris teste la fonctionnalité «Trouve ma place», d’autres collectivités comme Chatou dans les Yvelines ont déjà un peu plus d’expérience. L’expérimentation menée à Chatou depuis un an dans le quartier Europe a donné des résultats prometteurs, avec une circulation plus fluide et une meilleure rotation du stationnement, confirmant l’efficacité de cette technologie innovante. Les conducteurs passent moins de temps à chercher une place de stationnement, ce qui se traduit par une amélioration du trafic.»
Pour la municipalité, cette phase d’essai reste volontairement ciblée : «Toutes les zones n’ont pas les mêmes caractéristiques ni les mêmes contraintes, notamment en termes de coûts. Mais dans cette zone, les conditions étaient réunies pour tester cette technologie dans les bonnes conditions», précise-t-il.
«Je trouve ma place», la nouvelle fonction de stationnement intelligent est testée dans le quartier des Batignolles à Paris. Une nouvelle technologie pour trouver une place de parking développée par une start-up installée en Seine-Saint-Denis.
Trouver une place pour garer sa voiture peut parfois prendre des allures de parcours du combattant. Mais depuis cet été, dans le quartier des Batignolles, l’épreuve est presque un mauvais souvenir. Profitant du renouvellement de l’éclairage public, la mairie a installé 150 capteurs, capables de détecter en temps réel les places de stationnement libres. Une petite révolution dans un quartier très fréquenté : «30 % des automobilistes cherchent une place, c’est de la congestion, c’est de la pollution, c’est du stress.
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