Pourquoi des vuvuzelas remplacent les alarmes incendie dans une école de Seine-Saint-Denis ? Pourquoi est-ce que des vuvuzelas ont été choisis pour remplacer les alarmes incendie dans une école de Seine-Saint-Denis ?[embed]https://www.youtube.com/watch?v=z0Coj4yqUJs[/embed]

D’habitude utilisées par les supporters dans les stades de foot sud-africains, une douzaine de ces trompettes ont été distribuées aux enseignants d’une école de Noisy-le-Grand, le temps de «remplacer entièrement le système d’alarme». L’opposition municipale dénonce un «bricolage».

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Son bourdonnement ininterrompu (et assourdissant) était devenu l’un des symboles de la Coupe du monde de football de 2010. Souffler dans une vuvuzela, une longue corne populaire parmi les supporters de football en Afrique du Sud pour soutenir bruyamment leur équipe dans les stades, peut-il permettre de remplacer une sirène incendie ?

À Noisy-le-Grand, en Seine-Saint-Denis, une douzaine de ces instruments ont, en tout cas, été distribués aux enseignants de l’école La Varenne qui rassemble 213 élèves en maternelle et 346 en élémentaire. «Une vuvuzela par classe«, confirme la mairie à France 3 Paris Île-de-France, en mettant en avant «une solution de remplacement» le temps de mener des travaux sur le système d’alarme.

Un dispositif pour le moins original qui a suscité des critiques de la part de l’opposition de gauche. «Nos enfants méritent mieux qu’une sécurité de carnaval«, ironise ainsi Emmanuel Constant, conseiller municipal PS, sur Facebook. Dans un communiqué, son groupe «À Noisy, #Respirons !» dénonce une «situation inacceptable«, accusant la maire LR Brigitte Marsigny de «confondre sécurité scolaire et kermesse«.

La publication pointe du doigt du «bricolage«, de l’»amateurisme» et de l'»improvisation«, avec un recours à «des gadgets» et «des jouets«, loin d’»une vraie politique de prévention et de sécurité«.

«Depuis 2020, les travaux de rénovation prévus par l’équipe municipale n’ont eu cesse d’être repoussés. Cette nouvelle défaillance de la municipalité met nos enfants, nos enseignants, et le personnel de la ville dans une situation de danger«, peut-on lire.

De son côté, la Ville explique qu’alors que «des contrôles effectués en juin ne faisaient état d’aucun dysfonctionnement«, un problème a été repéré «fin octobre«. «On n’entendait pas la sonnerie dans certaines classes. Le dispositif d’alarme fonctionnait mais il s’est avéré qu’il y avait quelques défaillances. Le choix a donc été fait de remplacer entièrement le système d’alarme, pour ne pas pénaliser les enfants et le personnel. On ne joue pas avec la sécurité. On n’a pas attendu les prises de parole de l’opposition«, assure la mairie.

«Il a donc fallu lancer une procédure de marché public, avec des consultations et des devis afin de trouver une entreprise avec le matériel nécessaire pour mener le chantier. Pour cette dépense imprévue, 70 000 euros ont été dégagés. Le bon de commande a été signé récemment«, poursuit la municipalité. L’intervention doit ainsi bientôt commencer, «au début de la semaine prochaine«, pour une durée de deux mois.

«Par mesure de précaution, au cas où il arrive quoique ce soit pendant les travaux, les équipes ont eu l’idée de confier ces instruments aux enseignants, pour les rassurer«, justifie la Ville. Une alternative qui fonctionne ? «Ah oui, pour envoyer un signal, c’est très efficace, on confirme«, répond la municipalité, qui précise qu’un gardien continue par ailleurs d’effectuer «régulièrement» des rondes.

Ce n’est que sous la pression que Brigitte Marsigny engage des travaux en urgence

Le groupe d’opposition «À Noisy, #Respirons !»

Des arguments qui ne semblent pas convaincre l’opposition. Dans un nouveau communiqué publié mardi, le groupe «À Noisy, #Respirons !» pointe une nouvelle fois du doigt – au-delà du recours à «des trompettes en plastique» – un «mauvais entretien des écoles» depuis «des années«, des «reports de travaux» et un «sous-investissement chronique» décidés par la majorité.

«Ce n’est que sous la pression que Brigitte Marsigny engage des travaux en urgence«, estime le groupe. Du côté de la majorité municipale, la Ville répond en accusant l’opposition de «jouer sur les peurs pour faire sa campagne électorale«.

La municipalité de Noisy-le-Grand distribue des vuvuzelas aux enseignants pour remplacer temporairement le système d’alarme, mais l’opposition dénonce un «bricolage». La critique de l’opposition municipale concerne un «bricolage». Could you please rewrite this for me?

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