La situation des enfants n’est pas idéale et les familles en souffrent, ce qui alimente la colère des animateurs périscolaires. Les conditions d’accueil des enfants et les familles en souffrent, la colère des animateurs périscolaires s’intensifie

L’intersyndicale a décidé, jeudi 20 novembre, de reconduire le préavis de grève des animateurs et directeurs périscolaires pour un mouvement illimité au moins jusqu’au 31 décembre. Ils demandent des ouvertures de postes, des titularisations et des revalorisations salariales.

La Quotidienne Société

De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.

France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter «La Quotidienne Société». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Le bras de fer se poursuit. L’intersyndicale a décidé, jeudi 20 novembre, d’enclencher une nouvelle phase du mouvement de grève des animateurs et des directeurs périscolaires parisiens.

Depuis le 10 novembre, les travailleurs étaient appelés à faire grève sur le temps de cantine, à midi. Dorénavant, les actions se concentrent sur les mardis et vendredis après-midi, avance le syndicat SUPAP-FSU. Depuis deux semaines, entre 100 et 200 des 620 écoles de la capitale ont fermé leurs cantines suite au mouvement de grève.

Une rencontre entre les organisations sociales et la mairie de Paris devrait avoir lieu mardi 25 novembre, annonce un représentant du SUPAP-FSU.

Le personnel mobilisé et les syndicats déplorent des conditions de travail qui deviennent de plus en plus difficiles, dans un secteur particulièrement précarisé. «Les agents sont épuisés, en souffrance. Les enfants ne sont pas accueillis dans de bonnes conditions et les familles en pâtissent», résume Nicolas Léger, du SUPAP-FSU.

Le secteur demande l’ouverture de postes à temps complet, des formations qualifiantes – notamment sur l’encadrement des enfants en situation de handicap -, ainsi qu’une revalorisation salariale et des statuts de fonctionnaires. «Il y a une immense précarité dans l’animation. Des milliers de collègues sont payés à la vacation, sans contrat, environ 20 euros de l’heure», explique Nicolas Léger. La Ville de Paris compte environ 3500 animateurs périscolaires titulaires ou contractuels, pour près de 8500 vacataires, poursuit le syndicaliste.

Une situation qui provoque colère et épuisement chez les personnels. Élodie* (le prénom a été modifié), 40 ans, est animatrice périscolaire dans une école du centre de Paris. Elle raconte la «frustration» d’un quotidien fait de «sous-effectif constant» qui les empêche «de mener à bien [leurs] activités et projets.»

Les absences non remplacées de certains collègues poussent Elodie à prendre en charge toujours davantage d’enfants. «Un midi, j’ai récupéré une classe de 28 élèves, dont deux sont atteints de troubles autistiques. La personne référente sur le handicap n’était pas là et l’un des enfants est entré en crise. C’est très difficile de gérer son mal-être, tout en gardant un œil sur tous les autres enfants», raconte-t-elle. «Parfois, on a des enfants qui partent en courant, qui s’enfuient. Donc on essaie de se débrouiller, mais c’est difficile. On s’entraide, on anticipe. On tient grâce à la bonne volonté de chacun», poursuit l’animatrice.

Ces difficultés, Lounes les connaît bien. Il est directeur périscolaire dans une école du 18e arrondissement, classée REP+. «On bricole tous les jours avec des animateurs vacataires, recrutés sans contrat. Ils sont payés au lance-pierre, on dirait presque qu’ils travaillent aux puces de Montreuil et pas pour la Mairie de Paris. C’est assez honteux», fustige-t-il.

À l’instar de Lounes, de nombreux directeurs périscolaires sont impliqués dans le mouvement de grève. Ils demandent notamment une revalorisation de leur salaire. «On touche actuellement moins de 2000 euros par mois, or on doit gérer les agents, communiquer avec les parents, parfois s’occuper aussi des enfants…», liste Lounes, avant de conclure : «s’il n’y a pas de pilote dans l’avion, il ne décolle simplement pas.»

Un mouvement d’ampleur qui pourrait être amené à durer s’ils n’obtiennent pas des concessions, préviennent les syndicats. Quant à eux, les parents d’élèves se serrent les coudes pour faire face à une situation difficile. «Clairement, c’est compliqué pour les parents», confie Angélique Benasayang, maman d’une petite fille en CE2 dans une école où les animateurs font grève.

Mais les parents font preuve de solidarité et organisent l’accueil tournant des enfants, en fonction des besoins des uns et des capacités des autres : «on arrive à équilibrer à peu près et à faire en sorte que les parents qui ne peuvent vraiment pas se libérer le midi aient une solution pour leur enfant.»

Malgré tout, dans son école du 12e arrondissement, l’ensemble des parents sont solidaires de la mobilisation. «Il y a de vrais dysfonctionnements», poursuit Angélique Benasayang, qui est également impliquée dans l’association des parents d’élèves, «or les animateurs font un travail incroyable, ils sont très dévoués. En tant que parents, on les soutient.»

Ils ont ainsi lancé, il y a près d’une semaine, une pétition, récoltant à ce jour près de 1000 signatures.

A protest picnic also brought together about sixty guests on Friday, November 21 at noon in front of the town hall of the 12th district. Les parents se montrent solidaires et organisent une rotation pour accueillir les enfants en fonction des besoins et des disponibilités : «on arrive à équilibrer à peu près et à faire en sorte que les parents qui ne peuvent vraiment pas se libérer le midi aient une solution pour leur enfant.» Malgré cela, dans l’école du 12e arrondissement, tous les parents soutiennent la mobilisation. «Il y a de vrais dysfonctionnements», souligne Angélique Benasayang, également impliquée dans l’association des parents d’élèves, «or les animateurs font un travail incroyable, ils sont très dévoués. En tant que parents, on les soutient.» Ils ont ainsi lancé une pétition il y a près d’une semaine, récoltant à ce jour près de 1000 signatures. Un pique-nique revendicatif a également réuni une soixantaine de convives vendredi 21 novembre à midi devant la mairie du 12e arrondissement.

L’intersyndicale a décidé, jeudi 20 novembre, de reconduire le préavis de grève des animateurs et directeurs périscolaires pour un mouvement illimité au moins jusqu’au 31 décembre. Ils demandent des ouvertures de postes, des titularisations et des revalorisations salariales. Le bras de fer se poursuit. L’intersyndicale a décidé, jeudi 20 novembre, d’enclencher une nouvelle phase du mouvement de grève des animateurs et des directeurs périscolaires parisiens. Depuis le 10 novembre, les travailleurs étaient appelés à faire grève sur le temps de cantine, à midi. Dorénavant, les actions se concentrent sur les mardis et vendredis après-midi, avance le syndicat SUPAP-FSU. Depuis deux semaines, entre 100 et 200 des 620 écoles de la capitale ont fermé leurs cantines suite au mouvement de grève. Une rencontre entre les organisations sociales et la mairie de Paris devrait avoir lieu mardi 25 novembre, annonce un représentant du SUPAP-FSU.

Le personnel mobilisé et les syndicats déplorent des conditions de travail de plus en plus difficiles, dans un secteur particulièrement précarisé. «Les agents sont épuisés, en souffrance. Les enfants ne sont pas accueillis dans de bonnes conditions et les familles en pâtissent», résume Nicolas Léger, du SUPAP-FSU. Le secteur demande l’ouverture de postes à temps complet, des formations qualifiantes – notamment sur l’encadrement des enfants en situation de handicap -, ainsi qu’une revalorisation salariale et des statuts de fonctionnaires. «Il y a une immense précarité dans l’animation. Des milliers de collègues sont payés à la vacation, sans contrat, environ 20 euros de l’heure», explique Nicolas Léger. La Ville de Paris compte environ 3500 animateurs périscolaires titulaires ou contractuels, pour près de 8500 vacataires, poursuit le syndicaliste.

Une situation qui provoque colère et épuisement chez les personnels. Élodie* (le prénom a été modifié), 40 ans, est animatrice périscolaire dans une école du centre de Paris. Elle raconte la «frustration» d’un quotidien fait de «sous-effectif constant» qui les empêche «de mener à bien [leurs] activités et projets.» Les absences non remplacées de certains collègues poussent Elodie à prendre en charge toujours davantage d’enfants. «Un midi, j’ai récupéré une classe de 28 élèves, dont deux sont atteints de troubles autistiques. La personne référente sur le handicap n’était pas là et l’un des enfants est entré en crise. C’est très difficile de gérer son mal-être, tout en gardant un œil sur tous les autres enfants», raconte-t-elle. «Parfois, on a des enfants qui partent en courant, qui s’enfuient. Donc on essaie de se débrouiller, mais c’est difficile. On s’entraide, on anticipe. On tient grâce à la bonne volonté de chacun», poursuit l’animatrice.

Ces difficultés, Lounes les connaît bien. Il est directeur périscolaire dans une école du 18e arrondissement, classée REP+. «On bricole tous les jours avec des animateurs vacataires, recrutés sans contrat. Ils sont payés au lance-pierre, on dirait presque qu’ils travaillent aux puces de Montreuil et pas pour la Mairie de Paris. C’est assez honteux», fustige-t-il. À l’instar de Lounes, de nombreux directeurs périscolaires sont impliqués dans le mouvement de grève. Ils demandent notamment une revalorisation de leur salaire. Lounes souligne qu’actuellement, le salaire mensuel est inférieur à 2000 euros, malgré la gestion des agents, la communication avec les parents et parfois même la prise en charge des enfants. Il conclut en affirmant que sans un pilote dans l’avion, celui-ci ne décolle tout simplement pas.

Les syndicats avertissent que le mouvement de grève pourrait se prolonger s’ils n’obtiennent pas satisfaction. De leur côté, les parents d’élèves font front commun pour faire face à cette situation difficile. Angélique Benasayang, mère d’une élève en CE2 dans une école touchée par la grève des animateurs, témoigne de la difficulté pour les parents.

Cependant, les parents font preuve de solidarité en organisant la garde des enfants de manière tournante, en fonction des besoins et des disponibilités de chacun. Malgré tout, dans l’école du 12e arrondissement, tous les parents soutiennent la mobilisation, reconnaissant les efforts des animateurs et déplorant les dysfonctionnements.

Une pétition lancée il y a une semaine a déjà recueilli près de 1000 signatures, et un pique-nique revendicatif a rassemblé une soixantaine de personnes devant la mairie du 12e arrondissement.

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *