Le showroom éphémère de la marque «100 % made in China» s’installe dans le centre de Paris pour quelques semaines avec pour objectif de faire connaître son site internet. Le concept est-il vraiment une nouveauté ? Menace-t-il les opticiens ? On vous explique.
Caché derrière une bâche blanche qui recouvre toute sa vitrine, le pop-up ne ressemble en rien à un traditionnel magasin d’optique. Une devanture qui a attiré le regard de Marlène qui vient tout juste d’y commander deux paires. «Je ne vois plus l’intérêt d’aller dépenser autant d’argent chez un opticien», sourit la jeune femme.
L’enseigne Blacksheep a ouvert son premier showroom éphémère en France ce mercredi 3 décembre rue de Rivoli à Paris. Ces dernières 24 heures, son fondateur, Pierre Wizman, enchaîne les interviews par dizaine. Pour cause, des centaines de paires de lunettes sont présentées dans ce local pour un premier prix qui débute à 7 euros, verres progressifs compris. La plateforme affirme être «la seule marketplace de lunettes connectée directement aux usines” et revendique fièrement son slogan «100% Made in China».
Dans le magasin les vendeurs «accompagnent» les clients pour faire leur commande sur internet. • © Louis Collet/France 3 Paris Île-de-France
Une nouveauté qui laisse indifférent le responsable du magasin Optique Saint-Honoré qui reste persuadé que «les gens iront une fois après s’être rendu compte de la mauvaise qualité». Pour le responsable du magasin Krys du 1er arrondissement, Blacksheep «ne fait pas le même métier».
L’opticien fait la comparaison avec l’achat «d’un Wiko ou d’un iPhone» qui ne «répondent pas aux mêmes besoins des clients». Selon lui, la différence de prix réside dans le «suivi, le SAV et la garantie» que les enseignes d’optique dispensent au même titre que «d’examens d’optiques précis».
Pour Myriamn de chez Optical Studio Rivoli, le recours à Blacksheep peut-être utile pour les gens qui n’ont pas de mutuelle. «Chez nous, le premier prix d’une monture avec des verres est à 30 euros après remboursement, mais autrement il passe à 200 euros», explique cette monteuse.
De son côté, Blacksheep affirme qu’un «opticien professionnel» est présent dans le showroom de Rivoli pour «rassurer les clients» et que des «tests de vue sont réalisables sur place».
Opticien chez Grand Optical Sebastopol, Michael indique qu’en cas «d’erreur du médecin ou d’ajustements nécessaires» les enseignes traditionnelles disposent d’outils médicaux avancés et de conseils pour pallier le problème.
Mais pour cet opticien, le «Made in China» reste «un secret de polichinelle» dans le milieu. «Aujourd’hui, beaucoup de grandes marques de lunettes comme Ray-Ban font fabriquer leur monture en Chine avant de les assembler en Europe», explique l’opticien pour qui une production asiatique n’est pas nécessairement synonyme de mauvaise qualité.
En ce qui concerne les verres d’optique, le fondateur de Blacksheep avance un argument similaire.
Pierre Wizman détaille à France Télévisions : «Le prix de revient d’un verre progressif haute définition est bien de 10 euros, qu’ils soient fabriqués ici ou ailleurs. Il n’y a rien sur terre qui justifie les prix que l’on retrouve en France.» Non loin de l’arrêt de métro Etienne Marcel, l’enseigne Lunettes pour tous propose depuis quelques années une paire d’appels à 10 euros. Un examen de vue est possible sur place et les verres progressifs y sont prêts en 10 minutes. Dinu Capatina, qui revendique 450 paires écoulées chaque jour à Paris, affirme : «Il n’y a aucun intérêt à aller chez un opticien. Vous n’y payez que le marketing.» Pour le responsable du réseau de la marque, cette capacité de distribution massive portée par une trentaine de points de vente en France «permet de négocier des montures à bas prix» qui sont ensuite regroupées sous une marque unique. Seule interrogation : pour certains opticiens du quartier «un bon verre d’optique doit être conservé 48 à 72 heures avant utilisation.» Cette tendance aux opticiens low-cost n’est pas sans rappeler les showrooms d’optique Polette. Comme chez Blacksheep, «les vendeurs ne sont là que pour accompagner les clients dans leur achat en ligne sur la plateforme» et n’ont pas pour vocation de développer d’activité en dehors de l’e-commerce. Un communiqué du parquet européen évoquait une enquête relative à la fraude douanière complexe présumée portant sur des importations de lunettes de Chine à destination de plusieurs pays de l’Union européenne, qui ferait référence à Polette d’après les informations du journal Ouest France. Le fondateur des deux enseignes, Pierre Wizeman, est à l’origine de cette démarche. Une fois cette opération de communication terminée, le précédent showroom devrait reprendre sa place, indique la communication de Blacksheep sans confirmer si la nouvelle enseigne s’installera ailleurs dans la capitale. La plateforme Blacksheep se présente comme étant «la seule marketplace de lunettes connectée directement aux usines» et se targue fièrement de son slogan «100% Made in China».
Une nouveauté qui laisse indifférent le responsable du magasin Optique Saint-Honoré qui reste persuadé que «les gens iront une fois après s’être rendu compte de la mauvaise qualité». Pour le responsable du magasin Krys du 1er arrondissement, Blacksheep «ne fait pas le même métier».
L’opticien fait la comparaison avec l’achat «d’un Wiko ou d’un iPhone» qui ne «répondent pas aux mêmes besoins des clients». Selon lui, la différence de prix réside dans le «suivi, le SAV et la garantie» que les enseignes d’optique dispensent au même titre que «d’examens d’optiques précis».
Pour Myriamn de chez Optical Studio Rivoli, le recours à Blacksheep peut être utile pour les gens qui n’ont pas de mutuelle. «Chez nous, le premier prix d’une monture avec des verres est à 30 euros après remboursement, mais autrement il passe à 200 euros», explique cette monteuse.
De son côté, Blacksheep affirme qu’un «opticien professionnel» est présent dans le showroom de Rivoli pour «rassurer les clients» et que des «tests de vue sont réalisables sur place».
Opticien chez Grand Optical Sebastopol, Michael indique qu’en cas «d’erreur du médecin ou d’ajustements nécessaires» les enseignes traditionnelles disposent d’outils médicaux avancés et de conseils pour pallier le problème.
Mais pour cet opticien, le «Made in China» reste «un secret de polichinelle» dans le milieu. «Aujourd’hui, beaucoup de grandes marques de lunettes comme Ray-Ban font fabriquer leur monture en Chine avant de les assembler en Europe», explique l’opticien pour qui une production asiatique n’est pas nécessairement synonyme de mauvaise qualité.
En ce qui concerne les verres d’optique, le fondateur de Blacksheep avance un argument similaire. «C’est pas cher, mais la réalité, c’est qu’on les fabrique ici ou ailleurs, le prix de revient d’un verre progressif haute définition est bien de 10 euros, et il n’y a rien sur terre qui justifie les prix que l’on retrouve en France», détaille Pierre Wizman à France Télévisions.
Non loin de l’arrêt de métro Etienne Marcel, l’enseigne Lunettes pour tous propose depuis quelques années une paire d’appels à 10 euros. Un examen de vue est possible sur place et les verres progressifs y sont prêts en 10 minutes. «Il n’y a aucun intérêt à aller chez un opticien. Vous n’y payez que le marketing», sourit Dinu Capatina qui revendique «450 paires écoulées chaque jour à Paris».
Pour le responsable du réseau de la marque, cette capacité de distribution massive portée par une trentaine de points de vente en France «permet de négocier des montures à bas prix» qui sont ensuite regroupées sous une marque unique. Seule interrogation : pour certains opticiens du quartier «en général bon verre d’optique doit être conservé 48 à 72 heures avant utilisation».
Cette tendance aux opticiens low-cost n’est pas sans rappeler les showrooms d’optique Polette. Comme chez Blacksheep, «les vendeurs ne sont là que pour accompagner les clients dans leur achat en ligne sur la plateforme» et n’ont pas pour vocation de développer d’activité en dehors de l’e-commerce.
Publié fin juin, un communiqué du parquet européen évoquait «une enquête relative à la fraude douanière complexe présumée portant sur des importations de lunettes de Chine à destination de plusieurs pays de l’Union européenne». Une note qui ferait référence à Polette d’après les informations du journal Ouest France.
Autre similitude, le fondateur des deux enseignes est Pierre Wizeman. Raison pour laquelle, Blacksheep est installé dans les locaux de l’enseigne Polette auparavant situé au même numéro rue de Rivoli. Une fois cette opération de communication terminée, «le précédent showroom devrait reprendre sa place», indique la communication de Blacksheep sans confirmer si la nouvelle enseigne s’installera ailleurs dans la capitale.
Le showroom éphémère de la marque «100% made in China» s’installe dans le centre de Paris pour quelques semaines avec l’objectif de faire connaître son site internet. Le concept du pop-up Blacksheep, proposant des lunettes à des prix défiant toute concurrence, suscite des interrogations sur son impact sur les opticiens traditionnels. Certains estiment que la qualité des produits en pâtit, tandis que d’autres soulignent que le prix bas ne signifie pas nécessairement une qualité moindre. Le débat reste ouvert quant à la menace que représente ce nouveau modèle pour les opticiens établis.
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