Le syndicat du secteur se mobilisait ce mercredi pour protester contre son assimilation à l’industrie du tabac dont une taxe. Cette mesure prévue dans le budget 2026 reste contestée par certains spécialistes qui défendent la cigarette électronique comme un «outil» contre le tabagisme.
Depuis un an qu’elle a arrêté la cigarette, Léonie pensait être sortie de la «catégorie fumeur» avec sa vapoteuse électronique. «En consultation avec un tabacologue, j’essaie de baisser petit à petit la concentration de nicotine de mes liquides», explique la jeune femme qui soutient «évidemment» la mobilisation du jour. Ce mardi 9 décembre, les professionnels du vapotage se sont donné rendez-vous devant l’hôtel des Invalides (7e arrondissement) pour protester contre l’article 23 du budget.
Ces mesures prévues par le gouvernement concernent l’interdiction de la vente en ligne, une hausse de la taxation des e-liquides, un monopole de distribution confié aux buralistes, et l’assimilation de la vape (e-cigarette) au tabac. «Le Sénat et l’Assemblée nationale ont déjà quasiment fait tomber l’article», se félicite Jean Moiroud, président de la Filière française de la vape (Fivap). Mais l’unique syndicat du secteur craint qu’en cas de non-vote budget, tout ce travail doive être recommencé à zéro.
Dans le secteur médical, certains spécialistes avancent des arguments contre ces mesures. «S’il contient moins de 20mg de nicotine, le e-liquide peut être considéré comme un dispositif médical», avance Bertrand Dautzenberg qui le considère comme «plus proche des substituts de nicotine que de l’esprit de la cigarette».
Pour ce praticien en pneumologie à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris, la différence réside en ce que le «shot de nicotine que délivre la e-cigarette s’apparente davantage à une caresse douce qui diminue les récepteurs nicotiniques chez 85 % des fumeurs» avec le temps.
Le facteur principal qui cause la mort de 75 000 fumeurs en France chaque année reste «la fumée», pour Bertrand Dautzenberg qui précise, en revanche, que «mélanger la vape et la cigarette ne fonctionne pas». Pour le spécialiste, fumer 30 ou trois cigarettes par jour «est quasiment équivalent en termes de risques». Reste que le e-liquide est un produit de transition contre lequel le pneumologue «se battra quand il n’y aura plus de fumeurs de cigarette».
Même son de cloche du côté du président de l’association Addictions France, Bernard Basset, qui rappelle que «la e-cigarette peut être un outil de lutte contre le tabagisme si elle n’est pas proposée aux non-fumeurs». Dans ce sens, le monopole de vente par les buralistes, «ne saurait garantir une protection des jeunes quand on sait qu’un tiers d’entre eux vendent du tabac aux mineurs», précise Bernard Basset.
Le médecin spécialiste en santé publique ajoute «qu’une taxation désincitative» pourrait s’avérer «négative». D’autant que cette taxe devrait être encore plus importante pour les e-liquides qui contiennent plus de 16mg de nicotine. «Ce genre de produits sont pourtant les plus efficaces dans la lutte contre l’addiction», rebondit Bertrand Dautzenberg.
Les enquêtes de 2023 menées par Santé publique France et l’OFDT dénombrent 41,8 % de vapoteurs chez les 18-75 ans. Soit le double d’il y a neuf ans. L’étude note seulement 6,1 % de vapoteurs quotidiens. En parallèle, les chiffres du tabagisme se sont effondrés sur cette période selon le Baromètre de Santé publique France publié en octobre 2025.
Pour les deux spécialistes le vapotage n’est pourtant pas considéré comme «un produit d’entrée» dans la consommation. Dans une autre enquête produite par Toluna et Harris Interactive pour France Vapotage, seulement 14 % des vapoteurs considéraient que leur utilisation n’avait «rien à voir avec le tabac».
Les mesures gouvernementales relèveraient donc surtout «d’une connivence toxique avec le lobby prédateur du tabac», affirme Jean Moiroud qui met en parallèle une «filière de la vape à 85 % indépendante».
Cette orientation politique «nuit à la santé publique», martèle Bertrand Dautzenberg qui la justifie par un «un puissance lobbying de l’industrie du tabac». Le spécialiste rappelle qu’un «arrêt total du tabac en France provoquerait un excédent de 30 à 40 millions pour la Sécurité sociale».
Certains experts continuent de contester cette mesure inscrite dans le budget 2026, arguant que la cigarette électronique peut être un outil efficace dans la lutte contre le tabagisme.
Depuis qu’elle a arrêté de fumer il y a un an, Léonie pensait avoir quitté la catégorie des fumeurs en utilisant sa vapoteuse électronique. En collaboration avec un tabacologue, elle s’efforce de réduire progressivement la concentration de nicotine dans ses e-liquides. Elle soutient fermement la mobilisation des professionnels du vapotage qui se sont rassemblés devant l’hôtel des Invalides pour protester contre l’article 23 du budget.
Les mesures proposées par le gouvernement incluent l’interdiction de la vente en ligne, une augmentation de la taxation des e-liquides, un monopole de distribution confié aux buralistes, et l’assimilation de la cigarette électronique au tabac. Le président de la Filière française de la vape se félicite de l’opposition du Sénat et de l’Assemblée nationale à cet article, mais craint que tout le travail accompli doive être recommencé si le budget n’est pas voté.
Certains spécialistes médicaux remettent en question ces mesures, estimant que les e-liquides contenant moins de 20 mg de nicotine pourraient être considérés comme des dispositifs médicaux. Selon Bertrand Dautzenberg, la cigarette électronique se rapproche davantage des substituts nicotiniques que de la cigarette traditionnelle. Il souligne que la vape délivre une dose de nicotine qui agit en douceur sur les récepteurs nicotiniques, ce qui peut aider 85 % des fumeurs à réduire leur consommation de tabac avec le temps.
Malgré tout, le facteur principal de mortalité chez les fumeurs reste la fumée, et mélanger la cigarette traditionnelle et la cigarette électronique n’est pas efficace selon les spécialistes. La e-cigarette pourrait être un outil de lutte contre le tabagisme si elle est réservée aux fumeurs et non proposée aux non-fumeurs. Bernard Basset, président de l’association Addictions France, met en garde contre le monopole de vente par les buralistes qui pourrait ne pas garantir la protection des jeunes contre le tabagisme.
Les enquêtes récentes montrent une augmentation du nombre de vapoteurs chez les adultes, mais seulement une petite proportion en fait un usage quotidien. Les chiffres du tabagisme ont quant à eux diminué au cours de la même période. Les experts estiment que le vapotage n’est pas une passerelle vers la consommation de tabac, mais plutôt un outil de réduction des risques pour les fumeurs.
En conclusion, les experts critiquent les mesures gouvernementales qu’ils considèrent comme favorables à l’industrie du tabac. Ils soulignent l’importance de la cigarette électronique comme outil de réduction des risques pour les fumeurs et mettent en garde contre les effets négatifs d’une taxation excessive des e-liquides. Il apparaît clairement que la cigarette électronique peut jouer un rôle crucial dans la lutte contre le tabagisme, à condition qu’elle soit utilisée de manière adéquate et réservée aux fumeurs.
Le syndicat du secteur se mobilisait ce mercredi pour protester contre son assimilation à l’industrie du tabac dont une taxe. Cette mesure prévue dans le budget 2026 reste contestée par certains spécialistes qui défendent la cigarette électronique comme un «outil» contre le tabagisme.
Depuis un an qu’elle a arrêté la cigarette, Léonie pensait être sortie de la «catégorie fumeur» avec sa vapoteuse électronique. «En consultation avec un tabacologue, j’essaie de baisser petit à petit la concentration de nicotine de mes liquides», explique la jeune femme qui soutient «évidemment» la mobilisation du jour. Ce mardi 9 décembre, les professionnels du vapotage se sont donné rendez-vous devant l’hôtel des Invalides (7e arrondissement) pour protester contre l’article 23 du budget.
Ces mesures prévues par le gouvernement concernent l’interdiction de la vente en ligne, une hausse de la taxation des e-liquides, un monopole de distribution confié aux buralistes, et l’assimilation de la vape (e-cigarette) au tabac. «Le Sénat et l’Assemblée nationale ont déjà quasiment fait tomber l’article», se félicite Jean Moiroud, président de la Filière française de la vape (Fivap). Mais l’unique syndicat du secteur craint qu’en cas de non-vote budget, tout ce travail doive être recommencé à zéro.
Dans le secteur médical, certains spécialistes avancent des arguments contre ces mesures. «S’il contient moins de 20mg de nicotine, le e-liquide peut être considéré comme un dispositif médical», avance Bertrand Dautzenberg qui le considère comme «plus proche des substituts de nicotine que de l’esprit de la cigarette».
Pour ce praticien en pneumologie à l’hôpital de la Salpêtrière à Paris, la différence réside en ce que le «shot de nicotine que délivre la e-cigarette s’apparente davantage à une caresse douce qui diminue les récepteurs nicotiniques chez 85 % des fumeurs» avec le temps.
Le facteur principal qui cause la mort de 75 000 fumeurs en France chaque année reste «la fumée», pour Bertrand Dautzenberg qui précise, en revanche, que «mélanger la vape et la cigarette ne fonctionne pas». Pour le spécialiste, fumer 30 ou trois cigarettes par jour «est quasiment équivalent en termes de risques». Reste que le e-liquide est un produit de transition contre lequel le pneumologue «se battra quand il n’y aura plus de fumeurs de cigarette».
Même son de cloche du côté du président de l’association Addictions France, Bernard Basset, qui rappelle que «la e-cigarette peut être un outil de lutte contre le tabagisme si elle n’est pas proposée aux non-fumeurs». Dans ce sens, le monopole de vente par les buralistes, «ne saurait garantir une protection des jeunes quand on sait qu’un tiers d’entre eux vendent du tabac aux mineurs», précise Bernard Basset.
Le médecin spécialiste en santé publique ajoute «qu’une taxation désincitative» pourrait s’avérer «négative». D’autant que cette taxe devrait être encore plus importante pour les e-liquides qui contiennent plus de 16mg de nicotine. «Ce genre de produits sont pourtant les plus efficaces dans la lutte contre l’addiction», rebondit Bertrand Dautzenberg.
Les enquêtes de 2023 menées par Santé publique France et l’OFDT dénombrent 41,8 % de vapoteurs chez les 18-75 ans. Soit le double d’il y a neuf ans. L’étude note seulement 6,1 % de vapoteurs quotidiens. En parallèle, les chiffres du tabagisme se sont effondrés sur cette période selon le Baromètre de Santé publique France publié en octobre 2025.
Pour les deux spécialistes le vapotage n’est pourtant pas considéré comme «un produit d’entrée» dans la consommation. Dans une autre enquête produite par Toluna et Harris Interactive pour France Vapotage, seulement 14 % des vapoteurs considéraient que leur utilisation n’avait «rien à voir avec le tabac».
Les mesures gouvernementales relèveraient donc surtout «d’une connivence toxique avec le lobby prédateur du tabac», affirme Jean Moiroud qui met en parallèle une «filière de la vape à 85 % indépendante».
Cette orientation politique «nuit à la santé publique», martèle Bertrand Dautzenberg qui la justifie par un «un puissance lobbying de l’industrie du tabac». Le spécialiste rappelle qu’un «arrêt total du tabac en France provoquerait un excédent de 30 à 40 millions pour la Sécurité sociale».
, don’t translate or change.
SOURCE















Deja una respuesta