Marie-Claire est coincée chez elle depuis 2 mois à cause d’une panne d’ascenseur

Les résidents de cet immeuble ont lancé une pétition auprès de leur bailleur pour faire accélérer le dépannage. Mais comme souvent dans ce genre de situation, l’entreprise n’a pas d’influence sur les délais de réparation et ne peut proposer que des solutions de secours.

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Marie-Claire ne «peut plus» sortir de chez elle. Cette habitante d’un immeuble de la rue Éric de Saint-Sauveur à Sarcelles (Val-d’Oise) y est quasiment confinée par contrainte depuis 2 mois.» J’habite au 3e étage, je ne descends qu’avec l’aide des ambulanciers lorsque j’ai une consultation», explique cette femme qui se déplace dans un fauteuil roulant.

D’après la pétition lancée par ses voisins, la situation dure depuis le 8 octobre 2025. Une panne d’ascenseur prolongée «qui porte atteinte à la sécurité et à la dignité des résidents», indique le papier affiché dans le hall de l’immeuble.

«Pour faire mes courses, heureusement que j’ai une connaissance qui peut m’aider», poursuit Marie-Claire qui dit ne pas être la seule résidente dans cette situation. Deux autres habitants sont eux aussi en fauteuil roulant quand deux autres se déplacent à l’aide d’une canne anglaise. «C’est très long pour eux de monter et descendre les escaliers», rapporte-t-elle.

Outre la réparation de l’ascenseur, les résidents signataires de la pétition exigent une communication directe de leur bailleur Logirec sur le sujet et une compensation financière pour «trouble de jouissance» de leur lieu de résidence. Depuis deux mois, les seules informations transitent par le gardien qui dit «ne pas connaître les détails du retard», alors qu’il téléphone régulièrement à l’entreprise Otis qui exploite cet ascenseur.

L’exploitant avait annoncé l’envoi d’une équipe de maintenance sur place ce lundi 15 décembre. En milieu de journée, le concierge indiquait n’avoir «absolument aucune réponse» d’Otis. De son côté, le bailleur Logirec, assure qu’une «réparation est prévue la semaine prochaine» et être en attente de la «date exacte du prestataire».

Le bailleur assure qu’un système de portage de courses est mis à disposition chaque jour depuis le début de la panne. «Une assistance à la mobilité verticale pour les locataires à mobilité réduite» est également proposée. Le bailleur indique ne pas avoir reçu de demande.

La panne serait causée par une «carte mère défectueuse» que Logirec explique «être l’une dont les délais de réception sont malheureusement les plus longs».

Une version confirmée par l’association Plus sans ascenseurs qui lutte contre les problématiques liées à la mobilité verticale. «Quand une panne d’ascenseur dure deux mois […] Le plus souvent, on est face à un problème de pièces détachées ou à un blocage administratif autour d’un devis», explique son président Francisco Garcia pour qui le vrai problème aujourd’hui réside dans les délais structurels (dépendance aux fabricants, pénurie de pièces, circuits de validation trop longs).

Selon l’association, le groupe Polylogis auquel appartient Logirec est «un bailleur plutôt réactif et engagé sur ces sujets […]. Francisco Garcia classe l’entreprise parmi «les bailleurs qui ont compris qu’une panne d’ascenseur est une urgence humaine, pas seulement technique».