Impacts du bruit sur la santé: Voitures, sirènes, terrasses… Quel est l’impact du bruit sur votre santé ?

En Île-de-France, 76 % de la population est exposée au bruit de la route durant la nuit. Un observatoire régional du bruit publie une étude sur l’impact des nuisances sonores sur la qualité du sommeil et la santé.

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Vous habitez en région parisienne. Il est minuit. Depuis plusieurs dizaines de minutes, vous tournez dans votre lit et n’arrivez pas à trouver le sommeil. Les bus, voitures et autres sirènes perturbent votre nuit. Selon une étude publiée, vous n’êtes pas un cas isolé. Bruitparif, l’Observatoire Régional de Santé d’Île-de-France (ORS) et l’Université Paris Cité ont mené conjointement une étude sur les effets du bruit environnant sur le sommeil des Franciliens.

L’étude concerne 432 communes de la région et les 20 arrondissements parisiens. Il en ressort que près de 76 % de la population (soit environ 8 millions de personnes) sont exposés la nuit à un niveau de bruit routier qui dépasse la recommandation de l’OMS.

L’Organisation mondiale de la santé recommande de ne pas dépasser 45 décibels entre 22 heures et 6 heures du matin. Les bruits des véhicules constituent le vecteur de pollution sonore le «plus préoccupant» en Île-de-France selon les auteurs de l’étude.

Les nuisances routières ne sont toutefois pas les seules à perturber le sommeil : les bruits dits récréatifs, comme les conversations en terrasse ou à la sortie des bars, ainsi que le trafic aérien et ferroviaire, contribuent également à la pollution sonore nocturne.

«Ces niveaux de bruit sont propres aux zones urbaines denses. Le bruit perturbe le sommeil même si on n’en a pas conscience. A partir du moment où on est exposé par exemple à une rue bruyante, on s’expose à des difficultés d’endormissement et une moins bonne qualité du sommeil «, explique le Dr Damien Mascret, médecin et journaliste pour France Télévisions.

Conséquence directe du bruit nocturne en Île-de-France, de nombreuses personnes développent des troubles chroniques du sommeil : environ 510 000 adultes sont concernés chaque année par un remboursement de médicaments pour soigner ces troubles dans la région.

France 3 Paris

© Adam Bitaud

Damien Mascret explique : «Le bruit peut engendrer des réveils plus fréquents durant la nuit, un sommeil moins profond d’où l’utilisation de ces médicaments pour faciliter l’endormissement et la continuité du sommeil«, commente Damien Mascret.

Il estime néanmoins que tous les troubles du sommeil ne peuvent pas être imputés au bruit. «La pollution lumineuse joue aussi un rôle important. On sait par exemple qu’une simple bougie allumée peut suffire à retarder la sécrétion de mélatonine, l’hormone de l’endormissement«.

Les troubles du sommeil font partie des effets extra-auditifs du bruit sur la santé. «Bien sûr, le bruit représente un risque direct pour l’audition, mais pas seulement. Il engendre également du stress de jour comme de nuit. Même si le corps n’est pas éveillé, les oreilles continuent de fonctionner et plus vous êtes stressé, plus vous êtes susceptible de vous réveiller dans la nuit à cause d’un bruit «, indique le médecin.

Le manque de sommeil peut avoir des conséquences importantes sur notre corps et notre bien-être. «À court terme, cela peut causer une baisse de moral et une augmentation de l’anxiété», explique le Dr Mascret.

Un mauvais sommeil à long terme peut agir directement sur le système cardio-vasculaire et favoriser le développement de maladies «comme les infarctus du myocarde ou les AVC et les insuffisances cardiaques», poursuit-il.

Le manque de sommeil chronique peut entraîner le développement d’hypertension, de diabète de type 2 et d’obésité. Pour limiter l’impact du bruit la nuit, le Dr Mascret recommande l’utilisation d’applications mesurant le niveau sonore et le port de bouchons d’oreilles. Selon Nathalie Beltzer, directrice de l’ORS Île-de-France, le respect des valeurs guides de l’OMS en matière de bruit nocturne pourrait permettre à près de 15 000 personnes d’éviter la prise de médicaments contre l’insomnie chronique.

Une étude menée par Bruitparif, l’ORS Île-de-France et l’Université Paris Cité révèle que 76% de la population francilienne est exposée à un niveau de bruit routier nocturne dépassant les recommandations de l’OMS. Les bruits de véhicules sont considérés comme la principale source de pollution sonore dans la région. En plus des nuisances routières, les bruits récréatifs, aériens et ferroviaires contribuent également à la pollution sonore nocturne.

Le Dr Mascret souligne que le bruit, même inconscient, perturbe le sommeil et peut entraîner des difficultés d’endormissement et une mauvaise qualité de sommeil. En conséquence, de nombreuses personnes en Île-de-France souffrent de troubles chroniques du sommeil, nécessitant un traitement médicamenteux. En Île-de-France, 76 % de la population est exposée au bruit de la route durant la nuit, ce qui peut avoir un impact significatif sur la qualité du sommeil et la santé. Un observatoire régional du bruit a mené une étude pour évaluer ces nuisances sonores et leurs conséquences.

Damien Mascret, un médecin spécialiste du sommeil, souligne que le bruit peut entraîner des réveils plus fréquents pendant la nuit, perturbant ainsi un sommeil profond et conduisant souvent à l’utilisation de médicaments pour faciliter l’endormissement et la continuité du sommeil. Il met également en lumière le rôle de la pollution lumineuse dans les troubles du sommeil, expliquant que même une simple bougie allumée peut retarder la sécrétion de mélatonine, l’hormone responsable de l’endormissement.

Les effets du bruit sur la santé vont au-delà des troubles du sommeil et peuvent inclure du stress, tant de jour que de nuit. Le corps réagit au bruit même pendant le sommeil, ce qui peut entraîner des réveils nocturnes et une sensation de fatigue persistante. Le manque de sommeil à long terme peut également avoir des conséquences graves sur la santé, notamment en augmentant le risque de maladies cardiovasculaires, d’hypertension, de diabète de type 2 et d’obésité.

Pour atténuer l’impact du bruit la nuit, le Dr Mascret recommande l’utilisation d’applications pour mesurer le niveau sonore dans la pièce et le port de bouchons d’oreilles pour favoriser un sommeil de meilleure qualité. Il souligne que le respect des valeurs guides de l’OMS en matière de bruit nocturne pourrait permettre à de nombreuses personnes de se passer de médicaments contre l’insomnie chronique.

Nathalie Beltzer, directrice de l’ORS Île-de-France, estime que la prise en compte de la pollution sonore la nuit est essentielle pour la santé publique. Olivier Blond, président de Bruitparif, souligne que les politiques publiques commencent à intégrer cette question et à prévoir des mesures pour limiter l’exposition au bruit, telles que des zones de ralentissement dans les grandes villes pour réduire les décibels.

En conclusion, il est crucial de sensibiliser le public à l’impact négatif des nuisances sonores nocturnes et de prendre des mesures pour limiter ces effets sur la santé. Le sommeil est un élément essentiel de notre bien-être global, et la réduction du bruit la nuit peut contribuer à améliorer la qualité de vie de nombreux individus en Île-de-France. Bruitparif, l’Observatoire Régional de Santé d’Île-de-France (ORS) et l’Université Paris Cité ont collaboré pour mener une étude sur l’impact du bruit environnant sur le sommeil des habitants d’Île-de-France.

L’étude a porté sur 432 communes de la région ainsi que les 20 arrondissements parisiens. Elle a révélé que près de 76 % de la population (environ 8 millions de personnes) sont exposés la nuit à un niveau de bruit routier dépassant les recommandations de l’OMS.

Selon l’OMS, il ne faudrait pas dépasser 45 décibels entre 22 heures et 6 heures du matin. Les bruits des véhicules sont considérés comme le principal vecteur de pollution sonore en Île-de-France par les chercheurs.

Outre les nuisances routières, d’autres sources de bruit telles que les conversations en terrasse, le trafic aérien et ferroviaire contribuent également à la pollution sonore nocturne.

Le Dr Damien Mascret souligne que le bruit perturbe le sommeil, même de manière inconsciente, et peut entraîner des difficultés d’endormissement et une qualité de sommeil réduite. En conséquence, de nombreuses personnes développent des troubles chroniques du sommeil en Île-de-France, nécessitant des médicaments pour les traiter.

Le manque de sommeil peut avoir des conséquences graves sur la santé, notamment sur le système cardio-vasculaire et le développement de maladies telles que l’hypertension, le diabète et l’obésité.

Pour limiter l’impact du bruit la nuit, le Dr Mascret recommande l’utilisation d’applications pour mesurer le niveau sonore et des bouchons d’oreilles pour améliorer la qualité du sommeil.

L’étude vise à sensibiliser le public à la pollution sonore nocturne et à encourager les politiques publiques à prendre des mesures pour limiter l’exposition au bruit.

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