Linkee, qui organise quotidiennement des distributions aux étudiants en grande précarité en sauvant des invendus du gaspillage, tire la sonnette d’alarme. L’association a appris le non-renouvellement d’une subvention publique qui représente 40 % de son budget.
«Sans cette aide, je ne sais pas si je pourrais continuer mon cursus«, s’inquiète Emeline. Âgée de 19 ans, cette étudiante inscrite au sein d’une école de mode, est à la fois bénéficiaire de Linkee et bénévole depuis un peu plus d’un an pour cette association, dont le financement des activités est aujourd’hui en danger.
«Ma sœur, qui avait bénéficié de distributions alimentaires à Lyon, m’en avait parlé avant mon arrivée à Paris. Mes études sont coûteuses et je n’ai pas accès aux bourses parce que c’est une école privée, donc j’ai décidé d’aller chercher un panier«, raconte-t-elle.
«J’ai trouvé l’ambiance vraiment super, sans préjugés, et je suis ressortie avec un sac rempli. Donc j’ai intégré l’asso en donnant de mon temps, ça permet aussi de faire des rencontres«, poursuit Emeline, qui travaille en parallèle d’»une charge déjà importante d’heures» dans le cadre de ses études. Depuis, elle participe chaque semaine à une distribution alimentaire dans la capitale, tout en récupérant en même temps un panier.
Si l’asso ne peut plus continuer ces aides, ça mettrait en péril beaucoup d’étudiants
Emeline, bénévole et bénéficiaire
«Ma dernière distribution était organisée à l’intérieur dans un lieu qui est en temps normal un bar, dans le 13e arrondissement. Je récupère chaque semaine près de 8 kilos, avec des fruits, des légumes, mais aussi des plats préparés, du pain, des viennoiseries, de la viande, du chocolat… Ça permet de manger frais et équilibré. C’est presque du luxe pour nous, le coût de la vie a augmenté«, décrit-elle.
«Le nombre d’étudiants qui sollicitent les distributions alimentaires est déjà deux fois supérieur à la capacité d’accueil. Si l’asso ne peut plus continuer ces aides, ça mettrait en péril beaucoup d’étudiants«, alerte Emeline.
Julien Meimon, président et fondateur de Linkee, alerte sur «la situation problématique sinon catastrophique» de l’association après avoir appris le non-renouvellement de sa subvention publique «pour la fin 2025«. «On a reçu un message d’un ministère qui nous soutenait jusqu’ici, pour nous annoncer l’arrêt de cette aide, qui représente 40 % de notre budget. Tout ça dans un mail de deux lignes. Zéro explication. Ce n’est pas acceptable«, explique-t-il à France 3 Paris Île-de-France.
Lyon, Bordeaux, Lille, Montpellier, Toulouse… L’association, créée il y a neuf ans, organise quotidiennement des distributions partout en France, dans les grandes villes étudiantes. Le tout en sauvant des invendus du gaspillage. En Île-de-France, Linkee dit distribuer près d’un million de repas chaque année.
Operations are organized every day in Paris, Saint-Denis, Cergy, and Nanterre, sometimes even twice a day.
Food packages are reserved for students in extreme poverty, meaning «those who have less than 100 euros per month to eat, take care of themselves, and dress,» following «specific criteria with the public authorities,» as Julien Meimon points out. «We really provide quality. It’s far from just canned goods and pasta. There are also non-food items such as hygiene products,» he explains.
«We are the leading association providing food aid to students in France. Beyond our situation, there are dozens of other organizations facing very serious difficulties. The key is helping precarious students,» emphasizes Julien Meimon. He mentions the survey «Being 20 in 2025» published by the Federation of Solidarity Actors and Linkee, which reveals that a third of students skip meals three to five times a week.
As budget discussions continue, Julien Meimon appeals to parliamentarians. «We are both worried and optimistic; we can rely on a network of over 10,000 volunteers. If we can’t count on public authorities, there are other actors, individuals, and companies. But there is a reality: the poverty of young people who are the future of the country. We have the financial means in France to allow them to study. We must not abandon them on the side of the road,» he insists, promising to «not give up.»
Linkee, which organizes daily distributions for students in extreme poverty by saving surplus food from waste, is sounding the alarm. The association has learned that a public grant representing 40% of its budget will not be renewed.
«Without this aid, I don’t know if I could continue my studies,» worries Emeline. At 19 years old, this student enrolled in a fashion school is both a beneficiary of Linkee and a volunteer for the association for a little over a year, whose activities are now at risk due to funding issues.
«My sister, who had received food distributions in Lyon, had told me about it before I arrived in Paris. My studies are expensive, and I don’t have access to scholarships because it’s a private school, so I decided to get a food package,» she explains.
«I found the atmosphere really great, without prejudice, and I left with a full bag. So I joined the association by giving my time, it also allows me to meet new people,» continues Emeline, who also works alongside her already heavy workload for her studies. Emeline participe chaque semaine à une distribution alimentaire dans la capitale, tout en récupérant en même temps un panier. Elle décrit son expérience en déclarant: «Ma dernière distribution était organisée à l’intérieur dans un lieu qui est en temps normal un bar, dans le 13e arrondissement. Je récupère chaque semaine près de 8 kilos, avec des fruits, des légumes, mais aussi des plats préparés, du pain, des viennoiseries, de la viande, du chocolat… Ça permet de manger frais et équilibré. C’est presque du luxe pour nous, le coût de la vie a augmenté.»
Emeline, qui est à la fois bénévole et bénéficiaire, souligne l’importance des distributions alimentaires pour les étudiants en difficulté: «Le nombre d’étudiants qui sollicitent les distributions alimentaires est déjà deux fois supérieur à la capacité d’accueil. Si l’asso ne peut plus continuer ces aides, ça mettrait en péril beaucoup d’étudiants.»
Julien Meimon, président et fondateur de Linkee, exprime son inquiétude quant à l’avenir de l’association suite au non-renouvellement de sa subvention publique pour la fin 2025. Il déclare: «On a reçu un message d’un ministère qui nous soutenait jusqu’ici, pour nous annoncer l’arrêt de cette aide, qui représente 40 % de notre budget. Tout ça dans un mail de deux lignes. Zéro explication. Ce n’est pas acceptable.»
Linkee, une association créée il y a neuf ans, organise des distributions alimentaires quotidiennes dans toute la France, sauvant des invendus du gaspillage. En Île-de-France, l’association distribue près d’un million de repas chaque année, avec des opérations quotidiennes dans des villes comme Paris, Saint-Denis, Cergy et Nanterre.
Les colis alimentaires de Linkee sont destinés aux étudiants en grande précarité, définis comme ceux qui ont moins de 100 euros par mois pour se nourrir, se soigner et s’habiller. Julien Meimon insiste sur la qualité des produits distribués: «On apporte vraiment de la qualité. C’est très loin d’être juste des conserves et des pâtes. Il y a aussi du non-alimentaire avec par exemple des protections hygiéniques.»
Linkee est la première association d’aide alimentaire aux étudiants en France et joue un rôle crucial dans la lutte contre la précarité étudiante. Julien Meimon souligne les résultats de l’enquête «Avoir 20 ans en 2025» qui révèle qu’un tiers des étudiants sautent des repas trois à cinq fois par semaine.
Alors que les discussions budgétaires se poursuivent, Julien Meimon lance un appel aux parlementaires pour soutenir l’association. Il affirme: «On est à la fois inquiet et optimiste, on peut compter sur un réseau de plus de 10 000 bénévoles. Et si on ne peut pas compter sur les pouvoirs publics, il y a d’autres acteurs, les particuliers et les entreprises. Mais il y a une réalité : la misère des jeunes qui sont l’avenir du pays. On a les moyens financiers en France de leur permettre d’étudier. Il ne faut pas les abandonner sur le bord de la route.» L’association a été informée de la non reconduction d’une subvention publique qui représente 40 % de son budget.
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