Ramasser les déchets en courant : une pratique insolite pour préserver la nature et la santé

Nos forêts sont sales. C’est un constat partagé par de nombreux coureurs. Certains sportifs ont décidé d’agir. Une association de trailers a vu le jour dans le Val-d’Oise pour pratiquer le «plogging» : ramasser les déchets en courant. Rencontre.

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Quand il enfile ses chaussures de trail et son maillot vert fluo, Alexandre Devessier n’oublie jamais l’élément indispensable pour aller courir : un sac-poubelle… Il y a deux ans, ce passionné de trail a fait l’amer constat : nos forêts sont sales. Plutôt que de courir idiot, il ramasse en même temps les déchets laissés par l’homme dans la forêt. «La première action de ramassage que j’ai faite, je l’ai faite un mercredi après-midi. Je l’annonce sur les réseaux, mais personne ne me connaissait et j’étais tout seul«, se rappelle en souriant Alexandre Devessier.

Il décide alors de créer une association : «les Runneurs laveurs». Ils sont aujourd’hui une vingtaine à l’avoir rejoint pour ramasser des déchets lors de compétitions ou pendant les entraînements. À l’image de Rémi Massart, fan de cyclisme, coureur de trail et bénévole aux «Runners laveurs» : «On a toujours grandi en se disant, il y a le réchauffement climatique, il faut faire attention aux déchets. On a eu cette éducation depuis tout petit. Oui, l’environnement est toujours une préoccupation. Si je peux aider à ma petite échelle, nettoyer la forêt dans laquelle je vais courir, ça ne me coûte pas grand-chose au final

Ce jour-là, en un rien de temps et en à peine 4 kilomètres, les deux sportifs ont ramassé plus de 2 kilos de déchets dans la forêt de Cormeilles-en-Parisis (95). En avril dernier, l’association a nettoyé les rues de Saint-Gratien-en courant évidemment- avec le concours des habitants. Bilan : 50 kilos de détritus récupérés en une journée.

Antoine Devessier intervient aussi auprès des jeunes dans les écoles pour sensibiliser sur la propreté de nos forêts et de nos rues : «80 % de nos déchets vont dans les égouts. Après ça va dans les océans, les poissons vont les manger, les tortues vont en mourir, on a tous vu ces images ! C’est ce que j’explique aux enfants et aux adultes : vous mangez du poisson alors vous mangez du plastique

2 kilos de déchets ramassés en 4 kilomètres

© France 3 Paris Île-de-France

Pour ne pas périr, des sportifs ont décidé de courir. Une initiative née en Suède il y a 10 ans et qui porte un nom : le plogging. Une fusion du suédois – Plocka upp qui signifie ramasser-, et de l’anglais – jogging.

Ce qui est bon pour le corps peut être bon pour la nature. Kestuf, le plogging, un reportage de Bruno Lopez, Wilfried Redonnet et Cathy Destout. Ce qui est bon pour le corps peut être bon pour la nature. C’est le constat partagé par de nombreux coureurs qui ont décidé d’agir en pratiquant le «plogging». Une pratique qui consiste à ramasser les déchets en courant, et qui a été mise en lumière dans un reportage intitulé «Kestuf» réalisé par Bruno Lopez, Wilfried Redonnet et Cathy Destout.

Nos forêts sont effectivement sales, et c’est un problème que de nombreux sportifs ont remarqué. Pour répondre à cette problématique, une association de trailers s’est formée dans le Val-d’Oise pour pratiquer le «plogging». Cette association, appelée «les Runneurs laveurs», compte aujourd’hui une vingtaine de membres qui participent activement à ramasser des déchets lors de compétitions ou pendant leurs entraînements.

Alexandre Devessier, l’un des membres fondateurs de l’association, a pris conscience de l’état de nos forêts il y a deux ans. Depuis, il n’hésite pas à enfiler son sac-poubelle avant chaque sortie de trail pour ramasser les déchets laissés par l’homme. Cette démarche, qui peut sembler anecdotique, a pris de l’ampleur et a permis de sensibiliser de plus en plus de personnes à l’importance de préserver notre environnement.

Rémi Massart, un autre membre actif de l’association, souligne l’importance de l’éducation dès le plus jeune âge sur les enjeux liés à l’environnement. Pour lui, nettoyer la forêt dans laquelle il court est une façon concrète d’agir à son échelle pour préserver la nature. Grâce à l’engagement de ces sportifs, des actions de ramassage ont été organisées, comme celle qui a permis de récupérer plus de 50 kilos de déchets en une seule journée dans les rues de Saint-Gratien.

En plus de leurs actions de terrain, les membres de l’association interviennent également dans les écoles pour sensibiliser les jeunes à la propreté de nos forêts et de nos rues. Ils soulignent que 80% des déchets finissent par rejoindre les égouts, ce qui a un impact direct sur la nature et la santé de notre environnement.

Ainsi, le «plogging» est devenu bien plus qu’une simple pratique sportive, c’est un véritable acte citoyen en faveur de la nature. En ramassant les déchets lors de leurs courses, ces sportifs montrent qu’il est possible de concilier bien-être physique et préservation de l’environnement. Ce qui est bon pour le corps peut donc aussi être bon pour la nature.

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