Un groupe de défense des droits des animaux s’inquiète de l’installation de filets anti-pigeons dans un immeuble du 14e arrondissement de Paris par RATP Habitat. Selon l’association Pinpon Pigeon, ces filets posent une menace pour les pigeons. Jessy Picard, résidente de Paris et membre du collectif Pinpon Pigeon, a exprimé ses préoccupations. Elle a été alertée par un groupe WhatsApp au sujet d’une vingtaine de pigeons piégés dans les filets installés par la RATP pour les empêcher de nicher. Elle a découvert des adultes ainsi que des petits pigeons dans cette situation précaire, risquant de mourir de faim et de soif. Après avoir contacté en vain la permanence d’urgence de RATP Habitat, le collectif a décidé d’agir. Ils ont fait un petit trou dans le filet pour permettre aux adultes de s’échapper. Avant cette action, ils avaient informé le bailleur RATP Habitat de leur intention et demandé un délai de 15 jours pour que les petits pigeons soient autonomes avant de reboucher le filet. Pour le collectif, ces filets anti-pigeons ne conviennent pas car les pigeons en question ne sont pas considérés comme des espèces nuisibles. Ils ont contacté le service de presse de RATP Habitat à plusieurs reprises pour obtenir des réponses, en vain. Le gardien de l’immeuble a réagi en indiquant que l’intervention du collectif était inappropriée et qu’ils auraient dû le consulter. Il a souligné que les filets avaient été installés en raison des problèmes causés par les pigeons nourris à l’extérieur de l’immeuble. Cette situation illustre le conflit entre la protection des animaux et la gestion des nuisances causées par les pigeons. Le collectif continue de demander des réponses de la part de RATP Habitat pour assurer le bien-être des pigeons sans compromettre la tranquillité des résidents. Inquiétude d’une association de défense des animaux concernant les pigeons dans un immeuble RATP Habitat

A collective advocating for animal rights is criticizing the installation of anti-pigeon nets in a building in the 14th arrondissement of Paris. According to Pinpon Pigeon, these protections placed by RATP Habitat pose a threat to these birds.

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Jessy Picard lives in Paris and is a member of the Pinpon Pigeon collective. According to this freelance journalist, it all started with an alert on a WhatsApp group she belongs to.

«On Friday, December 12, there was a report of about twenty pigeons trapped in the nets that RATP had placed to prevent the birds from nesting. We saw 10 adults, and when we climbed up to see, there were also seven to eight babies. If no one did anything, they couldn’t get out. They could have died of hunger and thirst,» recounts this animal rights activist.

She then contacted RATP Habitat’s emergency hotline: «The person told me, ‘No, we won’t do anything. Pigeons are not classified as emergencies for us.’ To which I replied, ‘But for water leaks, you do respond, right?’ She indicated that was the case. I started to get upset, and they asked me to call the agency the following Monday.»

The collective then made a decision. «On Saturday, December 13, we made a small hole in the net to let the adults out,» adds Jessy Picard.

Before taking this action, the collective claims to have first notified the landlord. Pinpon Pigeon says they sent a letter, the content of which we were able to review: «We obviously informed RATP Habitat, because we are not vandals. We will fill the hole back up, but give us 15 days for the babies to become independent and leave. Then you can put the net back up.»

For the activists, this measure is not suitable. The argument put forward is that some pigeons are not listed as harmful species according to the law. Unlike wood pigeons, rock pigeons are not considered such according to the list from the regional and interdepartmental directorate for the environment, planning, and transport. According to the collective, it is precisely rock pigeons that are currently on site. «Among the harmful birds, there are notably the black crow, the rook, the Canada goose, and the crow. If they are not harmful, then it implies there is mistreatment, an act of cruelty,» argues Jessy Picard.

The members of Pinpon Pigeon also claim to have contacted RATP Habitat’s press service. Media relations are managed by the parent company responsible for transportation in Paris and its region. «The RATP press service does not respond to my multiple follow-ups. I have followed up with them three to four times. We finally learned from the building caretaker that an intervention is planned for Tuesday, December 23 in the morning. Without us knowing what they will do: do they want to make the birds leave, or fill up the net? If these pigeons bother people, killing them will surely not change much,» adds this journalist.

When asked, the building caretaker wants to correct these claims. «Even if they wanted to ‘save the pigeons’ as they say, they shouldn’t have intervened like that and ‘damaged’ the device. One person removed the roof tiles, another cut the net. That’s when I intervened. The first contact may have been a bit confrontational with them, okay, but they should have asked the caretaker. It’s him who acts, and not as it was done. I could have filed a complaint, but despite that, we settled and apologized on both sides,» reacts Smaïl Kajjouy.

This protective net was installed «on November 29,» according to the caretaker. A measure justified, according to the landlord’s employee: «It was requested to put up the net because people outside feed the pigeons. This causes them to enter RATP’s premises, and it was a real disaster,» argues Smaïl Kajjouy. «I am aware that pigeons pose problems for RATP, RATP Habitat, and for the tenants. Il est important d’être avec les pigeons, pour les animaux : nous ne sommes pas sans cœur, mais comme je vous le dis, c’est nuisible.» Avec des photos à l’appui, il montre la gêne alléguée. «Malgré le filet installé, il y a des centaines de pigeons devant moi», décrit-il.

Le gardien de l’immeuble apporte des précisions sur l’intervention prévue le mardi 23 décembre. «L’entreprise qui a installé le filet viendra demain. Une demande d’intervention nécessite une logistique. Ce sont des procédures administratives, la prise de rendez-vous, l’établissement des bons de commande. Un monte-charge doit être ramené, et il ne suffit pas juste d’enlever et de couper», explique-t-il.

Il mentionne que les membres du collectif peuvent être présents lors de l’opération. Cependant, selon lui, il est hors de question de laisser la situation telle quelle. «Nous allons sortir les pigeons, enlever les nids, puis refermer le filet», affirme le gardien.

De son côté, la RATP est chargée de la communication de sa filiale immobilière. Notre rédaction a tenté de contacter l’entreprise ce lundi 22 décembre mais n’avait pas encore reçu de réponse au moment de la publication de cet article.

Jessy Picard, habitante de Paris et membre du collectif Pinpon Pigeon, a également réagi à la situation. Selon elle, tout a commencé par une alerte sur un groupe WhatsApp auquel elle appartient. «Vendredi 12 décembre, il y a eu un signalement pour une vingtaine de pigeons coincés dans des filets placés par la RATP pour les empêcher de nicher. On a vu 10 adultes, puis en montant pour vérifier, il y avait aussi sept à huit petits. S’ils n’étaient pas secourus, ils ne pourraient pas sortir. Ils risquaient de mourir de faim et de soif», raconte cette militante des droits des animaux.

Elle a contacté la permanence d’urgence de RATP Habitat, mais la réponse reçue n’a pas été satisfaisante. «La personne m’a dit : ‘Non, nous ne ferons rien. Les pigeons ne sont pas dans notre classification des urgences. Je lui demande alors : «Mais pour les fuites d’eau, en revanche, vous vous déplacez ?» Elle confirme que oui. Agacé, je suis alors invité à appeler l’agence le lundi suivant.

Le collectif prend alors une décision. «Le samedi 13 décembre, nous avons fait un petit trou dans le filet pour laisser sortir les adultes», explique Jessy Picard.

Avant d’agir, le collectif affirme avoir informé le bailleur. Pinpon Pigeon déclare avoir envoyé une lettre, dont le contenu a été consulté : «Nous avons bien sûr informé RATP Habitat, car nous ne sommes pas des vandales. Nous allons reboucher le trou, mais laissez-nous 15 jours pour que les bébés soient autonomes et partent. Ensuite, vous pouvez remettre votre filet.»

Pour les militants, ce dispositif n’est pas adapté. Ils soulignent que certains pigeons ne sont pas considérés comme des espèces nuisibles selon la loi. Contrairement aux pigeons ramiers, les bisets ne sont pas classés comme tels par la Direction régionale de l’environnement. Le collectif affirme que ce sont des bisets qui se trouvent actuellement sur place. Selon Jessy Picard, «si ces oiseaux ne sont pas considérés comme nuisibles, cela signifie qu’il y a de la maltraitance, un acte de cruauté».

Les membres de Pinpon Pigeon affirment avoir contacté le service de presse de RATP Habitat, mais n’ont pas reçu de réponse. Le gardien de l’immeuble réfute certaines affirmations et explique que le filet a été installé le 29 novembre dernier pour empêcher les pigeons de pénétrer dans les locaux de la RATP.

En ce qui concerne l’intervention prévue le 23 décembre, le gardien précise que l’entreprise responsable de l’installation du filet interviendra pour retirer les pigeons, enlever les nids et refermer le filet. Les membres du collectif pourront être présents pendant l’opération.

La RATP, chargée de la communication de sa filiale immobilière, n’a pas encore répondu à nos sollicitations. «

Le collectif continue de surveiller la situation de près et reste vigilant quant à toute action future de la part de RATP Habitat. Les membres de Pinpon Pigeon sont déterminés à protéger les droits des animaux et à sensibiliser le public à ces problématiques.

Pour le moment, la communication de la RATP reste muette sur cette affaire. Les questions posées par le collectif et les médias restent sans réponse, laissant planer un voile de mystère sur les intentions de l’organisme. Il est donc difficile de savoir ce que l’avenir réserve aux pigeons de cet immeuble du 14e arrondissement de Paris.

En attendant, Jessy Picard et les autres membres de Pinpon Pigeon continuent de se battre pour que la voix des pigeons soit entendue. Leur engagement en faveur du respect de la nature et des animaux est louable, et mérite d’être soutenu par tous ceux qui partagent ces valeurs.

Il est essentiel de prendre en compte le bien-être animal dans nos actions et nos décisions. Les pigeons, comme tous les êtres vivants, méritent d’être traités avec dignité et compassion. Il est donc impératif de trouver des solutions respectueuses de leur habitat et de leur mode de vie, sans compromettre leur sécurité et leur bien-être.

En espérant que la situation des pigeons de cet immeuble se résolve de manière pacifique et équitable, nous restons attentifs à l’évolution de cette affaire et espérons que les autorités compétentes prendront des mesures adéquates pour assurer la protection de ces animaux vulnérables. «C’est lui qui agit, et non comme cela a été fait. Je aurais pu porter plainte, mais malgré cela, nous nous sommes arrangés et excusés des deux côtés», a réagi Smaïl Kajjouy.

Le filet de protection a été installé «le 29 novembre dernier», selon le gardien. Une mesure justifiée, selon l’employé du bailleur : «Il a été demandé de mettre le filet, parce que dehors, les gens nourrissent les pigeons. Ce qui fait qu’ils entrent dans les locaux de la RATP, et que c’était un vrai désastre», argumente Smaïl Kajjouy. «Je suis conscient que les pigeons posent des problèmes pour la RATP, RATP Habitat et pour les locataires. C’est bien d’être avec les pigeons, pour les animaux : on n’est pas sans cœur, mais comme je vous le dis, c’est nuisible.» Photos à l’appui, il montre la gêne alléguée. «Malgré le fait qu’il y ait un filet, il y a des centaines de pigeons devant moi», décrit-il.

Quant au caractère de l’intervention prévue ce mardi 23 décembre, il apporte quelques précisions supplémentaires. «L’entreprise qui a installé le filet va passer demain. Une demande d’intervention ne se fait pas comme ça et nécessite une logistique. Ce sont des traitements de dossiers, la prise de rendez-vous, l’établissement des bons de commande. Un monte-charge doit être ramené, et il ne suffit pas juste d’enlever et de couper», avance le gardien de l’immeuble.

Il ajoute que les membres de ce collectif peuvent être présents, au cours de l’opération. Néanmoins, hors de question de laisser la situation telle quelle, selon cet homme. «On va sortir les pigeons, enlever les nids, puis on referme le filet», oppose le gardien.

De son côté, la RATP a la charge de la communication de sa filiale immobilière. Notre rédaction a donc contacté l’entreprise, ce lundi 22 décembre dans la matinée. À l’heure de la mise en ligne de cet article, le service communication de la RATP n’était pas encore en mesure de répondre à nos questions sur ce sujet.

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