L’entrepôt Amazon de Brétigny-sur-Orge (Essonne), premier site robotisé de France, tourne à plein régime. Les syndicats alertent sur la dégradation des conditions de travail des 4 500 salariés, contraints d’accélérer une cadence déjà soutenue. Amazon indique de son côté que «la santé, la sécurité et le bien-être des salariés sont une priorité absolue.»
C’est une véritable fourmilière. Au sud-est de Paris, à Brétigny-sur-Orge, près d’un million de colis sont gérés en 24 heures au cœur d’ORY 4, premier site robotisé du géant Amazon en France. Chaque jour, 4 500 salariés s’affairent pour répondre à une demande toujours plus importante.
Une main d’œuvre mise à rude épreuve pendant la période des fêtes pour faire face à un “pic d’activité de 33%«, explique Jean-Stéphane Phinera-Horth, directeur des lieux à l’AFP.
Pour Nathan Ouayekolo, élu titulaire CSE Force Ouvrière de la plate-forme de Brétigny-sur-Orge, la productivité et la performance priment parfois sur le bien-être des équipes, entraînant des problèmes musculaires.
“Avec le système d’heures supplémentaires mis en place, les salariés sont tellement fatigués… J’en ai rencontré plusieurs qui arrivent au boulot et qui me disent qu’ils n’en peuvent plus parce que ça fait deux semaines qu’ils font des heures supplémentaires.”
Un fonctionnement qui risquerait aussi de compromettre la sécurité des salariés : “Les gens sont obligés de travailler à une cadence tellement élevée qu’à la fin, il y a des cartons qui traînent sur les allées, donc ça peut entraîner des chutes” complète le représentant du personnel.
Pour gérer une demande colossale, le site fait appel à 1 700 saisonniers en CDD pour prêter main forte à une équipe qui travaille déjà jour et nuit, sept jours sur sept.
La présence de nombreux de salariés permet toutefois de “compenser un peu la difficulté du rythme”, relativise Nathan Ouayekolo qui compare l’entrepôt à un véritable mini-village.
Contacté par Ici Paris-Ile-de-France, Amazon assure que «cette période est idéale pour rejoindre l’entreprise. De nombreux saisonniers reviennent d’une année à l’autre ou prolongent en CDI.»
À ces effectifs s’ajoutent près de 4 000 «collègues» un peu particuliers : des robots autonomes. Répartie sur plusieurs étages du complexe, la zone robotisée est dénuée d’intervention humaine sauf pour réparer des robots ou ramasser des articles tombés.
Sur place, des articles entrent par cartons ou sur des palettes et ressortent individualisés, emballés, étiquetés, prêts à être distribués.
Ces petites machines transportent 40 000 armoires d’un point à un autre, guidées par des marqueurs au sol, se déplaçant selon les instructions d’un algorithme.
Les employés restent à l’extérieur et attendent que les armoires viennent jusqu’à eux. Un écran leur indique alors quels produits prendre ou déposer et ce, dans quel compartiment de l’armoire. Cette organisation automatisée permet au site de gérer un flux impressionnant de marchandises sur ses trois niveaux de 70 000 m2 chacun selon l’AFP.
Mais au-delà de la cadence, c’est aussi le management qui pose problème, selon les syndicats.
De nombreux employés signent des avenants à leur contrat initial pour travailler de nuit ou le week-end, des postes généralement mieux rémunérés qui correspondent aussi à des contraintes personnelles. Pourtant, selon les délégués syndicaux, la direction utiliserait ces avenants comme moyen de pression lorsqu’un salarié n’est pas jugé assez productif.
«Certains managers vous poussent à dépasser votre quota d’heures. Si vous refusez, cela devient du chantage. On vous menace de vous remettre en semaine», déplore Nathan Ouayekolo. «Il y a des femmes qui ont des enfants, d’autres qui préfèrent travailler le week-end pour des raisons de santé… Au final, cela devient un véritable problème.»
Amazon affirme, de son côté que «la santé, la sécurité et le bien-être de ses salariés sont notre priorité absolue.»
Selon un sondage indépendant réalisé par l’Ifop en 2023, plus de 8 salariés sur 10 chez Amazon recommanderaient à leurs proches de travailler dans l’entreprise et envisagent d’y rester dans les années à venir. Le géant américain met en avant des salaires attractifs, avec une rémunération dépassant les 2 350€ bruts après 24 mois en CDI, soit une augmentation de 31% par rapport au SMIC, incluant un 13ᵉ mois et une prime de partage de la valeur, ainsi que de nombreux autres avantages. Ces questions salariales et les conditions de travail seront discutées lors des prochaines négociations annuelles entre les représentants du personnel et la direction en février 2026.
L’entrepôt Amazon de Brétigny-sur-Orge tourne à plein régime, gérant près d’un million de colis en 24 heures grâce à ses 4 500 salariés. Les conditions de travail sont de plus en plus dégradées, avec une cadence soutenue et des problèmes musculaires signalés par les employés. Les syndicats alertent sur ces conditions et sur la sécurité des salariés, notamment en période de pic d’activité. Amazon utilise également des saisonniers en CDD pour soutenir ses équipes jour et nuit, sept jours sur sept. Malgré ces défis, l’entreprise assure que la santé et le bien-être de ses salariés sont une priorité absolue. Mais si elles ne sont pas assez performantes, elles se retrouvent obligées de changer leur emploi du temps.»
Les syndicats demandent une révision des conditions de travail et des salaires, ainsi qu’une meilleure reconnaissance des efforts fournis par les salariés. Les négociations annuelles de février 2026 seront l’occasion de discuter de ces sujets avec la direction d’Amazon.
Malgré ces critiques, Amazon met en avant les avantages financiers offerts à ses salariés, notamment les salaires compétitifs et les primes. La rémunération proposée aux salariés en CDI après 24 mois dépasse largement le SMIC, avec des avantages supplémentaires tels qu’un 13ᵉ mois et une prime de partage de la valeur. Ces éléments sont mis en avant par la direction pour attirer de nouveaux talents et fidéliser les employés actuels.
Les chiffres du sondage Ifop réalisé en 2023 montrent que la majorité des salariés d’Amazon se disent satisfaits de leur emploi et recommanderaient à leurs proches de rejoindre l’entreprise. Cependant, cela n’empêche pas les représentants du personnel de demander des améliorations pour garantir de meilleures conditions de travail et une reconnaissance plus juste des efforts fournis par les salariés. Les négociations à venir seront cruciales pour trouver un équilibre entre les intérêts des salariés et ceux de l’entreprise.
En conclusion, malgré les défis actuels, Amazon continue d’être un employeur attractif pour de nombreux travailleurs en raison des avantages qu’il offre. Cependant, des critiques persistantes concernant les conditions de travail et le management soulignent la nécessité d’une amélioration continue pour garantir le bien-être des salariés et la pérennité de l’entreprise. Les prochaines négociations en 2026 seront un moment clé pour aborder ces questions et trouver des solutions équilibrées qui bénéficieront à toutes les parties impliquées. En fin de compte, cela devient un véritable problème. Amazon affirme de son côté que la santé, la sécurité et le bien-être de ses salariés sont sa priorité absolue. Un sondage indépendant réalisé par l’Ifop en 2023 révèle que plus de 8 salariés d’Amazon sur 10 recommanderaient à leurs proches de venir y travailler et envisagent d’y rester dans les années à venir. Le géant américain met également en avant les salaires : après 24 mois en CDI, la rémunération s’élève à plus de 2 350€ bruts (+31% vs SMIC), incluant un 13ᵉ mois et une prime de partage de la valeur, auxquels s’ajoutent de nombreux avantages. Cette question des salaires, tout comme celle des conditions de travail, sera au cœur des prochaines négociations annuelles entre les représentants du personnel et la direction en février 2026.
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