Environ 350 tracteurs ont convergé vers Paris ce matin, avec des agriculteurs en colère réclamant des «actes concrets et immédiats» pour défendre la souveraineté alimentaire. La mobilisation est menée par la FNSEA et les Jeunes agriculteurs, qui dénoncent l’accord UE-Mercosur et la baisse de leurs revenus. Un premier convoi d’une quinzaine de tracteurs est arrivé dans la capitale tôt ce matin, suivi de 150 autres, pour un total estimé à 350 tracteurs. Les agriculteurs, arborant les drapeaux de la FNSEA et des Jeunes agriculteurs, ont progressé vers l’Arc de Triomphe en klaxonnant, escortés par des camions de CRS. Environ 350 tracteurs sont entrés dans Paris, les agriculteurs en colère exigent des «actes concrets et immédiats». «Pas de pays sans paysan», «pas de paysan => pas d’alimentation», peut-on lire sur un panneau accroché à l’un des tracteurs. durée de la vidéo : 00h01mn02s Voir la video (1 minutes 2 secondes). 1 min 2 s Le convoi des tracteurs dans Paris ce mardi matin • ©France 3 Paris Île-de-France Vers 06H45, les tracteurs étaient sur l’avenue des Champs-Elysées, a constaté une journaliste l’AFP. Leur parcours, avalisé par la préfecture de police de Paris les mènera ensuite à l’avenue George V et au pont de l’Alma avant un rassemblement qui doit se tenir quai d’Orsay. Certains ont même prévu matelas et duvets pour prolonger la journée de mobilisation. Le rassemblement se tiendra jusqu’à environ 18 heures. Le pont de la Concorde et le Quai d’Orsay sont fermés à la circulation.On a besoin qu’on nous sécurise le marché françaisBatiste Zado, membre des Jeunes Agriculeurs»Si on veut garder la souveraineté alimentaire, qu’on nous laisse exercer notre métier», a déclaré à l’AFP Fabrice Moulin, 52 ans, qui cultive des céréales dans l’Eure, à proximité des Yvelines.»On n’est pas pour l’anarchie mais trop de règles tuent les règles. Aujourd’hui, on ne vit plus de notre activité», a-t-il soutenu, évoquant le chapelet de mauvaises nouvelles pour l’agriculture : crise sanitaire liée à la dermatose nodulaire contagieuse (DNC), l’accroissement du coût des engrais, l’accord UE-Mercosur en passe d’être signé.Pour Baptiste Zado, qui exploite une ferme en polyculture et élevage avec son père dans les Yvelines, en région parisienne, «l’élevage français doit passer avant l’élevage brésilien».

Farmers denounce the EU-Mercosur agreement and the decrease in their income, demanding measures to defend food sovereignty. Tuesday morning’s action is led by the FNSEA and the Young Farmers.

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A first convoy of around fifteen tractors from the FNSEA and Young Farmers entered Paris on Tuesday just before 6:00 a.m., as observed by an AFP journalist. They were quickly joined by 150 tractors according to a police source.

The movement aims to bring in several hundred tractors to Paris from the outer suburbs of Paris and neighboring departments. Around 350 tractors were counted for the agricultural mobilization according to the same police source.

Displaying flags of the FNSEA and Young Farmers, the tractors, entering through Porte Dauphine and escorted by CRS trucks, were heading towards the Arc de Triomphe on Avenue Foch around 6:15 a.m., honking loudly. Sur un tracteur, on peut lire : «Pas de nourriture sans paysan, pas de nourriture sans paysan». Un membre des Jeunes Agriculteurs affirme qu’il n’est plus possible de se serrer la ceinture.

L’action, initiée par la FRSEA Grand bassin parisien, regroupant l’Ile-de-France et des départements voisins, vise à obtenir des «actes concrets et immédiats» pour défendre la souveraineté alimentaire.

Cette initiative intervient peu de temps après les actions choc de la Coordination rurale et de la Confédération paysanne.

À l’approche de la signature de l’accord UE-Mercosur ce samedi au Paraguay, les agriculteurs ont multiplié les actions, notamment au Havre, premier port français de commerce, où des contrôles ont été effectués sur les camions frigorifiques pour vérifier l’origine des produits sans perturber l’activité. Depuis le week-end dernier, les agriculteurs «contrôlent» les camions frigorifiques pour vérifier la provenance des produits.

Ils ont constaté «des produits qui n’ont pas les mêmes normes de production» que les produits locaux, a déploré Justin Lemaître, secrétaire général des Jeunes Agriculteurs en Seine-Maritime, demandant que les importations respectent les normes de production locales.

Pour les opposants au traité commercial avec les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay), cet accord risque de perturber l’agriculture européenne en introduisant des produits importés moins chers et ne respectant pas toujours les normes de l’UE faute de contrôles suffisants.

Des actions de blocage ont également eu lieu dans les ports de Bayonne et La Rochelle, organisées par divers syndicats agricoles, mobilisant devant les préfectures et sur les routes à Metz, Pau, Périgueux, Poitiers, Dax et Limoges.

Cette mobilisation, débutée en décembre dans le Doubs et en Ariège en réponse à la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) bovine, s’est intensifiée la semaine dernière avec l’entrée de tracteurs dans Paris.

«La colère des agriculteurs est profonde et leurs revendications sont légitimes, et nous les entendons au plus haut niveau du gouvernement», a déclaré la ministre de l’Agriculture Annie Genevard sur BFMTV, après l’annonce de mesures en faveur des céréaliers, viticulteurs et éleveurs pour tenter d’apaiser la mobilisation.

En plus de la France, des manifestations ont eu lieu en Italie, Pologne et Irlande. La ratification du traité dépend d’un vote au Parlement européen, prévu au plus tôt en février. Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant le siège du Parlement européen à Strasbourg le 20 janvier.

Sur un panneau accroché à l’un des tracteurs, on peut lire : «Pas de nation sans agriculteur, pas d’agriculteur => pas d’alimentation». Un agriculteur membre des Jeunes Agriculteurs affirme que «On ne peut plus se serrer la ceinture». Cette déclaration intervient dans le cadre d’une action initiée par la FRSEA Grand bassin parisien pour exiger des mesures concrètes et immédiates pour défendre la souveraineté alimentaire.

Cette mobilisation fait suite à des actions coup de poing menées par la Coordination rurale et la Confédération paysanne. Les agriculteurs ont multiplié les actions, y compris des filtrages au Havre, premier port français de commerce, afin de vérifier la provenance des produits importés. Certains agriculteurs ont découvert des produits ne respectant pas les normes de production de l’UE, ce qui a suscité des inquiétudes quant à l’accord de libre-échange avec le Mercosur.

Les manifestants s’opposent à cet accord commercial, craignant qu’il ne perturbe l’agriculture européenne en introduisant des produits importés moins chers et potentiellement non conformes aux normes de l’UE. Des blocages ont eu lieu dans plusieurs ports français, ainsi que des mobilisations devant les préfectures et sur les routes de plusieurs villes.

Cette mobilisation s’inscrit dans un contexte de mécontentement croissant des agriculteurs, exacerbé récemment par la gestion gouvernementale de la dermatose nodulaire contagieuse bovine. La ministre de l’Agriculture a annoncé des mesures en faveur des agriculteurs, mais la mobilisation persiste.

Des manifestations similaires ont eu lieu dans d’autres pays européens, et le sort du traité commercial avec le Mercosur reste incertain. Un vote au Parlement européen est prévu pour février, et un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu devant le siège strasbourgeois de l’UE.

En conclusion, les agriculteurs continuent de se mobiliser pour défendre leurs intérêts et exiger des mesures concrètes pour protéger l’agriculture européenne. La tension reste palpable dans le secteur agricole, et les autorités sont appelées à prendre des actions rapides pour répondre aux revendications légitimes des agriculteurs.

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