Une soixantaine d’agriculteurs de la FNSEA en Creuse, Haute-Vienne et Corrèze ont participé à la mobilisation d’envergure organisée à Strasbourg, devant le Parlement européen, ce mercredi 21 janvier. Ils ont salué le vote des eurodéputés, qui ont saisi la Cour de Justice de l’UE sur la validité du traité.
C’est une première victoire pour les agriculteurs français, «contre un accord que nous combattons depuis 25 ans», s’est empressé de clarifier Christian Arvis, président de la FDSEA de la Creuse. L’éleveur de Saint-Frion était à Strasbourg ce mercredi 21 janvier, avec une quarantaine d’agriculteurs de son département, et une douzaine de la Haute-Vienne.
Les deux sections avaient convergé devant le Parlement européen, ensemble, depuis Guéret, pour répondre à l’appel de l’alliance majoritaire FNSEA-JA. Ces derniers, appuyés par un convoi corrézien, ont donc alimenté une mobilisation qui aura réuni près de 5 000 agriculteurs et 1 000 tracteurs.
Tous ont laissé éclater leur joie au moment du vote des eurodéputés, qui était tant attendu par le monde agricole, au sujet de l’accord entre le Mercosur et l’UE. Au terme d’un scrutin ultra-serré (334 pour et 324 contre et 11 abstentions), ces derniers se sont prononcés en faveur de la saisine de la Cour de Justice de l’UE (CJUE), qui devra donner un avis juridique sur la validité de ce traité de libre-échange tant décrié.
«C’est une bonne nouvelle, les eurodéputés ont pris conscience que cet accord est néfaste pour notre agriculture et ne respecte pas les standards européens et français», a salué Christian Arvis, avant de préciser sa pensée. «On pourrait importer des produits alimentaires, notamment du bœuf, qui sont élevés avec des produits interdits en France tels que des activateurs de croissance ou des antibiotiques».
Les coûts de production sont moindres dans les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). C’est de la concurrence déloyale pour nous et pour tous les agriculteurs en Europe.
Christian ArvisPrésident de la FDSEA de Creuse
En attendant la décision de la CJUE, qui devrait intervenir dans les 18 à 24 prochains mois, ce vote favorable des eurodéputés pourrait d’ores et déjà suspendre la ratification de l’accord, qui a été signé au Paraguay le 17 janvier, et sa mise en œuvre. Le Parlement doit désormais attendre l’avis de la Cour avant de voter pour approuver (ou non) cet accord.
Mais ce blocage demeure hypothétique : la Commission européenne a la possibilité de passer outre et d’appliquer le traité à titre provisoire. Ce mercredi, elle a envoyé un premier signal, disant «regretter» le vote du Parlement européen.
Christian Arvis et les représentants syndicaux ont parfaitement conscience que cette issue favorable à Strasbourg ne représente qu’une «première percée», se réjouissant sans retenue «car ça fait du bien aux troupes de repartir de Strasbourg avec une victoire».
«Mais notre combat est loin d’être terminé et nous restons mobilisés», a-t-il prévenu, sur le chemin pour rentrer chez lui, en Creuse, afin de retrouver son élevage et sa vie d’agriculteur, en attendant la prochaine action.
Au terme d’un scrutin ultra-serré (334 pour et 324 contre et 11 abstentions), ces derniers se sont prononcés en faveur de la saisine de la Cour de Justice de l’UE (CJUE), qui devra donner un avis juridique sur la validité de ce traité de libre-échange tant décrié.
«C’est une bonne nouvelle, les eurodéputés ont pris conscience que cet accord est néfaste pour notre agriculture et ne respecte pas les standards européens et français», a salué Christian Arvis, avant de préciser sa pensée. «On pourrait importer des produits alimentaires, notamment du bœuf, qui sont élevés avec des produits interdits en France tels que des activateurs de croissance ou des antibiotiques».
Les coûts de production sont moindres dans les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). C’est de la concurrence déloyale pour nous et pour tous les agriculteurs en Europe. – Christian Arvis, Président de la FDSEA de Creuse
En attendant la décision de la CJUE, qui devrait intervenir dans les 18 à 24 prochains mois, ce vote favorable des eurodéputés pourrait d’ores et déjà suspendre la ratification de l’accord, qui a été signé au Paraguay le 17 janvier, et sa mise en œuvre. Le Parlement doit désormais attendre l’avis de la Cour avant de voter pour approuver (ou non) cet accord.
Mais ce blocage demeure hypothétique : la Commission européenne a la possibilité de passer outre et d’appliquer le traité à titre provisoire. Ce mercredi, elle a envoyé un premier signal, disant «regretter» le vote du Parlement européen.
Christian Arvis et les représentants syndicaux ont parfaitement conscience que cette issue favorable à Strasbourg ne représente qu’une «première percée», se réjouissant sans retenue «car ça fait du bien aux troupes de repartir de Strasbourg avec une victoire».
«Mais notre combat est loin d’être terminé et nous restons mobilisés», a-t-il prévenu, sur le chemin pour rentrer chez lui, en Creuse, afin de retrouver son élevage et sa vie d’agriculteur, en attendant la prochaine action. A l’issue d’un vote très serré (334 pour, 324 contre et 11 abstentions), ces derniers ont décidé de saisir la Cour de Justice de l’UE (CJUE) pour obtenir un avis juridique sur la légitimité de ce traité de libre-échange vivement critiqué.
«C’est une excellente nouvelle, les députés européens ont reconnu que cet accord est préjudiciable à notre agriculture et ne respecte pas les normes européennes et françaises», a commenté Christian Arvis, en expliquant sa position. «Nous pourrions importer des produits alimentaires, comme du bœuf, qui sont élevés avec des substances interdites en France telles que des promoteurs de croissance ou des antibiotiques».
Les coûts de production sont plus bas dans les pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay). Cela constitue une concurrence déloyale pour nous et pour tous les agriculteurs en Europe.
Christian ArvisPrésident de la FDSEA de Creuse
En attendant la décision de la CJUE, qui devrait être rendue dans les 18 à 24 prochains mois, ce vote positif des députés européens pourrait déjà entraîner la suspension de la ratification de l’accord, signé au Paraguay le 17 janvier, et de sa mise en œuvre. Le Parlement doit maintenant attendre l’avis de la Cour avant de voter pour approuver (ou non) cet accord.
Cependant, ce blocage reste hypothétique : la Commission européenne a la possibilité de passer outre et de mettre en œuvre le traité de manière provisoire. Ce mercredi, elle a exprimé des regrets suite au vote du Parlement européen.
Christian Arvis et les représentants syndicaux savent que cette victoire à Strasbourg n’est qu’un premier pas, se réjouissant pleinement «car cela rebooste les troupes en repartant de Strasbourg avec une victoire».
«Mais notre combat n’est pas terminé et nous restons mobilisés», a-t-il affirmé, avant de rentrer chez lui, en Creuse, pour retrouver son exploitation agricole et sa vie d’agriculteur, en attendant la prochaine action.















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