Il est nécessaire d’aller chercher les femmes et de leur faire une place

Les femmes «tête de liste» pour les prochaines élections municipales sont ultra-minoritaires. Si les lois sur la parité imposent leur présence à égalité sur les listes, et désormais même dans les plus petites communes, elles obtiennent très rarement la position de leader. Nous avons recueilli des témoignages de maires et de candidates.

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À quelques semaines des élections municipales, de nombreuses têtes de listes se sont déjà fait connaître. Des hommes pour la plupart. S’ils gagnent les élections municipales, ils seront vraisemblablement élus maire de leur commune. Surprise : les femmes sont très minoritaires, à peine 10 % dans les communes de plus de 3 500 habitants. Aucune chance d’être maires, malgré les lois sur la parité. En Champagne-Ardenne, toujours la même question : où sont les femmes ?

Seriez-vous capable de faire atterrir un avion en cas d’urgence ? Si vous avez répondu oui, vous êtes probablement… un homme. En 2023, une étude menée par YouGov a révélé un constat qui a suscité beaucoup de débats sur les réseaux sociaux. Presque la moitié des hommes interrogés se disent confiants dans leur capacité à atterrir un avion de ligne en cas d’urgence, contre moins d’un quart des femmes.

Cette tendance à la surestimation des capacités chez les hommes et à la sous-estimation chez les femmes se retrouve également en politique, notamment à l’approche des élections municipales. Les femmes manquent de confiance en elles, doutent de leurs compétences et hésitent à s’engager en politique.

Cette réticence se reflète dans la composition des têtes de liste des communes les plus peuplées, où les hommes sont largement majoritaires. Malgré l’obligation de parité au sein des listes, les femmes restent sous-représentées, en partie à cause d’un manque de confiance en leurs capacités.

Les lois sur la parité sont donc considérées comme nécessaires pour encourager les femmes à s’engager en politique. Certaines élues, comme Raphaële Lanthiez, maire de Soligny-les-Étangs, reconnaissent que sans un encouragement extérieur, elles n’auraient jamais osé se lancer dans cette voie.

Cependant, des voix s’élèvent également contre la parité, comme celle d’Anne-Sophie Frigout, députée européenne, qui estime que les quotas contraignants peuvent être un frein. Elle souligne que les femmes doivent être choisies pour leurs compétences et non pour respecter des quotas, tout en reconnaissant les difficultés d’organisation auxquelles elles peuvent être confrontées.

En fin de compte, il est nécessaire de continuer à encourager les femmes à s’engager en politique et à briser les stéréotypes qui limitent leur participation. Les archives sont la propriété de France Télévisions.

En tant que femme, Christine Mazy gère les équipes d’une manière maternelle, en coachant de jeunes militants. Elle refuse de se considérer comme une victime, mais déplore les attaques personnelles de certains adversaires. Elle a pris la tête de la commune d’Epernay en 2023 et est candidate divers droite aux prochaines municipales. Malgré quelques remarques désobligeantes, elle est satisfaite de l’entrée progressive des femmes en politique. Elle encourage les femmes à croire en leurs capacités et à poursuivre leurs ambitions.

D’autre part, Patricia Mehenni, ancienne première adjointe d’Aÿ-Champagne, ne se présentera pas aux prochaines élections municipales après avoir été évincuée au profit d’un homme. Elle estime que les femmes ont beaucoup à apporter en politique, mais qu’elles sont parfois désavantagées en raison de leur genre. Malgré tout, elle reste optimiste et encourage les femmes à s’engager en politique.

Il faudra du temps pour atteindre un équilibre entre hommes et femmes à la tête des mairies, même si la parité a été renforcée pour les élections municipales. Les femmes seront désormais plus nombreuses dans les conseils municipaux grâce à l’obligation d’alternance hommes/femmes sur les listes électorales. Cela ne signifie pas pour autant que le nombre de femmes «maire» augmentera. Patience…

(avec Suzanne Josse

Les femmes sont largement sous-représentées dans les communes de plus de 3 500 habitants, avec seulement 10 % de femmes et aucune maire malgré les lois sur la parité. En Champagne-Ardenne, la question persiste : où sont les femmes ?

Une étude menée par YouGov en 2023 révèle que les hommes sont plus confiants que les femmes dans leurs capacités, avec presque la moitié des hommes pensant qu’ils pourraient faire atterrir un avion en cas d’urgence, contre moins d’un quart des femmes.

Ce manque de confiance des femmes se reflète également en politique, où les femmes hésitent à s’engager. Dans les élections municipales, les têtes de liste sont majoritairement masculines, laissant les femmes en retrait. Seulement 17 % des maires en France sont des femmes.

Les lois sur la parité sont jugées nécessaires par certaines femmes politiques, qui soulignent l’importance de faire une place aux femmes dans la vie politique. Malgré les progrès, les femmes ont encore du mal à s’imposer et à être reconnues pour leurs compétences.

Certaines femmes politiques, comme Anne-Sophie Frigout, députée européenne, remettent en question la parité et préfèrent être choisies pour leurs compétences plutôt que pour respecter des quotas. Elle encourage les femmes à s’engager davantage en politique, tout en reconnaissant les défis organisationnels auxquels elles sont confrontées. Les archives appartiennent à France Télévisions.

En tant que femme, Christine Mazy gère les équipes d’une manière particulière, se considérant comme une figure maternelle pour les jeunes militants. Malgré les attaques sur son physique, elle reste déterminée à défendre ses idées et compétences. Devenue maire d’Epernay par succession, elle se présente aux prochaines élections municipales. Elle estime ne pas avoir été discriminée en tant que femme, mais se pose des questions sur la féminisation des fonctions politiques.

Christine Mazy reste satisfaite de l’augmentation de la présence des femmes en politique, encourageant ces dernières à croire en leurs capacités. Patricia Mehenni, ancienne première adjointe d’Aÿ-Champagne, a été évincée de la course à la mairie, regrettant le poids des préjugés de genre. Malgré tout, elle souligne les qualités spécifiques des femmes en politique et encourage celles qui hésitent à se lancer.

L’équilibre entre hommes et femmes dans les mairies progresse lentement, notamment grâce à des mesures de parité renforcées. Les femmes seront désormais plus présentes dans les conseils municipaux, même dans les plus petites communes. Cela ne signifie pas nécessairement que le nombre de femmes «maire» augmentera. Patience…
(pour aller chercher les femmes et leur faire une place, avec Suzanne Josse)

Il est indéniable que les femmes «tête de liste» pour les prochaines élections municipales sont ultra-minoritaires. Bien que les lois sur la parité imposent leur présence à égalité sur les listes, et désormais même dans les plus petites communes, elles obtiennent très rarement la position de leader. Pourtant, il est crucial de reconnaître l’importance de la représentation féminine en politique et de favoriser leur accès à des postes de responsabilité.

Dans cet article, nous avons recueilli des témoignages de maires et de candidates, mettant en lumière les défis auxquels les femmes sont confrontées dans le domaine politique. Ces témoignages soulignent la nécessité de soutenir et d’encourager les femmes à s’engager activement dans la vie publique, en particulier en tant que candidates aux élections municipales.

Il est essentiel de créer un environnement inclusif et égalitaire qui permette aux femmes de prendre leur place légitime en politique. Cela passe par des actions concrètes visant à promouvoir la diversité et l’égalité des genres au sein des instances décisionnelles. En donnant aux femmes les moyens de se présenter aux élections municipales et en les soutenant tout au long de leur parcours politique, nous contribuons à renforcer la démocratie et à promouvoir une représentation plus équilibrée au sein des institutions locales.

Il est donc impératif de continuer à sensibiliser sur l’importance de la parité en politique et d’encourager les femmes à s’engager activement dans la vie publique. En offrant aux femmes les mêmes opportunités et les mêmes chances de réussite que les hommes, nous contribuons à construire une société plus juste et égalitaire pour tous.

Alors, même si le chemin vers une représentation équilibrée des femmes en politique peut sembler long et semé d’embûches, il est essentiel de persévérer et de continuer à promouvoir l’égalité des genres dans toutes les sphères de la société. Avec patience et détermination, nous pouvons faire progresser la parité en politique et offrir aux femmes la place qu’elles méritent sur la scène politique municipale.

© France Télévisions

Beaucoup de femmes semblent donc freinées par des contraintes familiales, par le manque de confiance en elles, ou par le manque d’opportunités. Pourtant, de plus en plus de femmes politiques émergent et prennent des responsabilités. Elles espèrent que leur exemple encouragera d’autres femmes à s’impliquer en politique, à oser se lancer, et à se faire confiance.

Il est temps que les femmes prennent leur place, qu’elles se fassent entendre et qu’elles participent pleinement à la vie démocratique de notre pays. La parité n’est pas suffisante, il faut encourager et soutenir les femmes dans leur engagement politique, pour que leurs voix comptent autant que celles des hommes.

En tant que femme, Christine Mazy gère les équipes d’une manière différente, se considérant comme une figure maternelle pour les jeunes militants. Elle refuse de se placer en victime, mais déplore les attaques personnelles dont elle est parfois victime. Après avoir pris la tête de la commune d’Epernay en 2023, elle se présente comme tête de liste divers droite aux prochaines municipales. Elle estime ne pas avoir subi de discrimination en tant que femme, mais se questionne sur la féminisation de la fonction de maire.

Christine Mazy se réjouit de l’augmentation de la présence des femmes en politique, tout en reconnaissant les défis auxquels elles font face. Elle encourage les femmes à croire en leurs capacités et à saisir les opportunités qui se présentent. De son côté, Patricia Mehenni, ancienne adjointe d’Aÿ-Champagne, exprime sa déception suite à son éviction aux élections municipales, qu’elle attribue à des préjugés de genre. Malgré tout, elle souligne l’importance de la contribution des femmes en politique.

Il est clair que l’équilibre entre hommes et femmes dans les fonctions politiques municipales est encore en cours de réalisation, malgré les mesures de parité mises en place. Il reste du chemin à parcourir pour atteindre une représentation équilibrée des sexes au sein des mairies.

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