Ce dispositif présente des similitudes avec le «contrat première embauche» (CPE), créé en 2006, qui avait provoqué une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application.
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Le Medef a proposé la création d’un CDI «pouvant être rompu sans motif pendant les premières années» pour lutter contre le chômage des jeunes, à l’occasion d’une réunion entre patronat et syndicats, selon des documents consultés vendredi 30 janvier par l’AFP, confirmant une information de l’agence AEF. Ce dispositif comporte des similitudes avec le «contrat première embauche» (CPE) créé en 2006 par le Premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin, qui avait suscité une mobilisation historique et poussé le gouvernement à le supprimer avant même son application.
Dans des notes dédiées aux thématiques de «l’emploi des jeunes» et au «modèle productif», le Medef a suggéré de «s’inspirer de l’exemple italien du contrat à droits progressifs», créé en 2016. Selon l’organisation patronale, ce dispositif «a contribué à la baisse du chômage structurel» chez nos voisins. Le Medef propose d’adapter ce modèle en France à travers un CDI «pouvant être rompu sans motif pendant les premières années», avec «une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture».
L’organisation patronale suggère également de regarder du côté du smic, «qui peut parfois constituer un frein à l’emploi pour les primo-entrants» sur le marché du travail. Elle propose, pour un «public cible», dans une «durée limite» et «potentiellement par la négociation collective», «d’adapter ce niveau de rémunération», dans une logique «d’incitation à l’embauche et d’adéquation entre le niveau de rémunération et les compétences de primo-entrants».
Le Medef suggère également de renforcer les «engagements en matière de formation professionnelle», d’abaisser «en deçà d’un certain âge» la durée minimale des contrats à temps partiel, de supprimer les délais de carence entre deux CDD ou encore d’augmenter leur durée légale.
Ces mesures ont vocation à s’attaquer à la problématique des jeunes «NEET», pour «ni en emploi, ni en études, ni en formation», une catégorie qui représentait 12,3% des Français de 15 à 29 ans en 2023, rapporte le Medef. Elles visent en particulier à surmonter «la peur de l’embauche», justifie l’organisation patronale, «qui peut concerner au premier rang les jeunes peu ou pas qualifiés».
Le Medef a récemment proposé la mise en place d’un contrat à durée indéterminée (CDI) qui pourrait être résilié sans motif pendant les premières années, dans le but de lutter contre le chômage des jeunes. Cette proposition a été faite lors d’une réunion entre le patronat et les syndicats, et a été confirmée par des documents consultés par l’AFP. Ce nouveau dispositif présente des similitudes avec le «contrat première embauche» (CPE) créé en 2006, qui avait suscité une mobilisation historique et avait été abandonné avant même son application.
Le Medef suggère de s’inspirer du modèle italien du contrat à droits progressifs, qui a contribué à la baisse du chômage structurel en Italie depuis sa création en 2016. L’organisation patronale propose d’adapter ce modèle en France en mettant en place un CDI avec une possibilité de résiliation sans motif pendant les premières années, ainsi qu’une indemnisation croissante en cas de rupture en fonction de l’ancienneté du salarié.
En plus de cette proposition, le Medef recommande de revoir le salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC), qui peut parfois constituer un obstacle à l’emploi des jeunes débutants sur le marché du travail. L’organisation suggère d’adapter le niveau de rémunération pour un public cible, dans une durée limitée et potentiellement par la négociation collective, afin d’encourager l’embauche et d’assurer une adéquation entre la rémunération et les compétences des jeunes entrants.
Le Medef propose également de renforcer les engagements en matière de formation professionnelle, d’abaisser la durée minimale des contrats à temps partiel en dessous d’un certain âge, de supprimer les délais de carence entre deux contrats à durée déterminée (CDD) et d’augmenter leur durée légale. Ces mesures visent à s’attaquer au problème des jeunes NEET (ni en emploi, ni en études, ni en formation), qui représentent une partie significative de la population des 15-29 ans en France.
En conclusion, le Medef souligne que ces propositions ne sont pour l’instant que des idées destinées à alimenter le débat sur l’emploi des jeunes et le modèle productif en France. Il est important de prendre en compte ces suggestions et d’en discuter afin de trouver des solutions efficaces pour lutter contre le chômage des jeunes et favoriser leur insertion professionnelle.
Ce dispositif présente des similitudes avec le «contrat première embauche» (CPE), créé en 2006, qui avait provoqué une mobilisation historique et amené le gouvernement à le supprimer avant son application.
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Temps de lecture : 2min
Le Medef a proposé la création d’un CDI «pouvant être rompu sans motif pendant les premières années» pour lutter contre le chômage des jeunes, à l’occasion d’une réunion entre patronat et syndicats, selon des documents consultés vendredi 30 janvier par l’AFP, confirmant une information de l’agence AEF. Ce dispositif comporte des similitudes avec le «contrat première embauche» (CPE) créé en 2006 par le Premier ministre de l’époque, Dominique de Villepin, qui avait suscité une mobilisation historique et poussé le gouvernement à le supprimer avant même son application.
Dans des notes dédiées aux thématiques de «l’emploi des jeunes» et au «modèle productif», le Medef a suggéré de «s’inspirer de l’exemple italien du contrat à droits progressifs», créé en 2016. Selon l’organisation patronale, ce dispositif «a contribué à la baisse du chômage structurel» chez nos voisins. Le Medef propose d’adapter ce modèle en France à travers un CDI «pouvant être rompu sans motif pendant les premières années», avec «une indemnisation croissante en lien avec l’ancienneté du salarié en cas de rupture».
L’organisation patronale suggère également de regarder du côté du smic, «qui peut parfois constituer un frein à l’emploi pour les primo-entrants» sur le marché du travail. Elle propose, pour un «public cible», dans une «durée limite» et «potentiellement par la négociation collective», «d’adapter ce niveau de rémunération», dans une logique «d’incitation à l’embauche et d’adéquation entre le niveau de rémunération et les compétences de primo-entrants».
Le Medef suggère également de renforcer les «engagements en matière de formation professionnelle», d’abaisser «en deçà d’un certain âge» la durée minimale des contrats à temps partiel, de supprimer les délais de carence entre deux CDD ou encore d’augmenter leur durée légale.
Ces mesures ont vocation à s’attaquer à la problématique des jeunes «NEET», pour «ni en emploi, ni en études, ni en formation», une catégorie qui représentait 12,3% des Français de 15 à 29 ans en 2023, rapporte le Medef. Elles visent en particulier à surmonter «la peur de l’embauche», justifie l’organisation patronale, «qui peut concerner au premier rang les jeunes peu ou pas qualifiés». Joint par l’AFP, le Medef rappelle qu’il ne s’agit pour l’heure que de «propositions pour nourrir le débat».
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