Les heures les plus sombres de ma vie. Six ans après un viol collectif, trois des présumés agresseurs d’une jeune femme comparaissent devant la justice. Viol collectif : le procès des agresseurs de Milly

Trois jeunes hommes sont jugés pour viol en réunion ou complicité, six ans après le viol collectif de Milly, une jeune niortaise alors âgée de 18 ans, dans une cité du Val-de-Marne. Depuis les faits, la jeune femme souffre de sévères répercussions, dont un syndrome de stress post-traumatique.

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Trois jeunes, mineurs à l’époque des faits, sont jugés à partir de ce mercredi par le tribunal pour enfants de Créteil pour viol en réunion ou complicité, six ans après le viol collectif de Milly, une jeune niortaise alors âgée de 18 ans, dans une cité du Val-de-Marne.

Ce déchaînement de violence remonte à la nuit du 4 au 5 mars 2020, alors que Milly, qui vit près de Niort, séjournait en région parisienne avec plusieurs amis.

Ce soir-là, ils roulent vers Champigny-sur-Marne pour récupérer une connaissance surnommée «Boy». Le groupe s’arrête dans la cité populaire des Mordacs.

Mais la voiture est trop petite pour que «Boy» monte à bord, raconte Milly, selon une source proche du dossier. Alors ils l’abandonnent au milieu de ce quartier qu’elle ne connaît pas, à la nuit tombante, dans un local dans les parties communes d’un bâtiment voisin.

Commencent ce que l’adolescente décrira dans un SMS à sa mère, toujours selon la source proche, comme «les pires heures de sa vie».

Selon Milly, huit hommes – presque tous cagoulés – rentrent, la rudoyent, la frappent.

Plusieurs la violent, les autres rient, regardent sans réagir, l’insultent. Elle reçoit un coup sur la nuque et perd connaissance.

Après ces sévices, on la menace, pistolet sur la tempe, pour qu’elle se taise.

A 2h45, Milly parvient à envoyer un message à son demi-frère pour lui demander d’appeler la police. Au téléphone, désemparée, sous le choc, elle lui explique qu’elle a été victime de viols.

Mais le calvaire n’est pas fini. Sur le chemin du retour, l’un des occupants de la voiture se rend compte qu’elle écrit à sa famille. Il jette son téléphone par la fenêtre et l’abandonne au bord de la route menant à Montargis (Loiret).

Rentrée finalement chez elle après avoir été recueillie par un riverain, elle se confie à sa mère. Mais pour porter plainte, il est trop tôt, les faits sont trop douloureux pour cette très jeune femme, à l’image d’une écrasante majorité de victimes dénonçant des violences sexuelles.

Selon des chiffres gouvernementaux, seules 7 % des femmes déclarent avoir porté plainte après une agression sexuelle, une tentative de viol ou un viol.

La mère de Milly a alors un réflexe qui changera le cours de l’enquête : elle récupère le legging et la culotte que sa fille portait le soir des faits et les conserve dans un sac plastique, «dans l’attente du jour où elle serait prête à déposer plainte», selon la source proche.

Ce sera le 23 avril 2021. Grâce à l’ADN retrouvé sur les vêtements, les enquêteurs de la police judiciaire du Val-de-Marne arriveront à identifier quatre mineurs.

Deux d’entre eux, 15 ans à l’époque des faits, doivent comparaître devant le tribunal mercredi. Le troisième accusé du même âge comparaît lui pour complicité.

Les deux autres jeunes hommes mis en examen pour viol, adolescents de 16 ans à l’époque, comparaîtront devant la cour d’assises des mineurs à une date ultérieure aux côtés d’un autre accusé, majeur, jugé pour menaces de mort.

Une amie de Milly, mise en examen pour complicité, a bénéficié d’un non-lieu. Tout comme «Boy», dont l’enquête n’a pas démontré qu’il savait que Milly allait subir des viols, reprend la source proche.

Toujours selon celle-ci, la juge d’instruction a estimé qu’il était «possible» que tous les auteurs n’aient pas été identifiés, car plusieurs ADN retrouvés sur les vêtements de Milly étaient inexploitables.

Contactés par l’AFP, Mes Clément Abitbol, Audrey Barnel et Agnès Moron, qui défendent chacun un jeune jugé mercredi, n’ont pas souhaité s’exprimer, à l’instar des autres avocats de la défense.

Deux avocates parmi eux n’ont pas pu être contactées par l’AFP.

«Milly et sa mère espèrent que les accusés reconnaissent enfin leur culpabilité alors qu’ils ont passé l’instruction à mentir, à tenter de se concerter», ont déclaré Mes Antoine Ory et Irina Kratz pour les parties civiles.

«Il est insupportable d’entendre que Milly était consentante à ces actes ignobles, ultra-violents, dans un dossier aussi solide sur le plan des preuves matérielles», ont-ils ajouté.

Depuis les faits, Milly, comme elle l’a raconté au Monde qui a révélé l’histoire fin 2024, a tenté de mettre fin à ses jours et souffre de sévères répercussions, dont un syndrome de stress post-traumatique.

Trois jeunes hommes sont jugés pour viol en réunion ou complicité, six ans après le viol collectif de Milly, une jeune niortaise alors âgée de 18 ans, dans une cité du Val-de-Marne. Depuis les faits, la jeune femme souffre de sévères répercussions, dont un syndrome de stress post-traumatique.

Ce déchaînement de violence remonte à la nuit du 4 au 5 mars 2020, alors que Milly, qui vit près de Niort, séjournait en région parisienne avec plusieurs amis. Ce soir-là, ils roulent vers Champigny-sur-Marne pour récupérer une connaissance surnommée «Boy». Le groupe s’arrête dans la cité populaire des Mordacs. Mais la voiture est trop petite pour que «Boy» monte à bord, raconte Milly, selon une source proche du dossier. Alors ils l’abandonnent au milieu de ce quartier qu’elle ne connaît pas, à la nuit tombante, dans un local dans les parties communes d’un bâtiment voisin.

Commencent ce que l’adolescente décrira dans un SMS à sa mère, toujours selon la source proche, comme «les pires heures de sa vie». Selon Milly, huit hommes – presque tous cagoulés – rentrent, la rudoyent, la frappent. Plusieurs la violent, les autres rient, regardent sans réagir, l’insultent. Elle reçoit un coup sur la nuque et perd connaissance. Après ces sévices, on la menace, pistolet sur la tempe, pour qu’elle se taise.

À 2h45, Milly parvient à envoyer un message à son demi-frère pour lui demander d’appeler la police. Au téléphone, désemparée, sous le choc, elle lui explique qu’elle a été victime de viols. Mais le calvaire n’est pas fini. Sur le chemin du retour, l’un des occupants de la voiture se rend compte qu’elle écrit à sa famille. Il jette son téléphone par la fenêtre et l’abandonne au bord de la route menant à Montargis (Loiret). Rentrée finalement chez elle après avoir été recueillie par un riverain, elle se confie à sa mère.

Tout comme «Boy», dont l’enquête n’a pas démontré qu’il savait que Milly allait subir des viols, reprend la source proche. Toujours selon celle-ci, la juge d’instruction a estimé qu’il était «possible» que tous les auteurs n’aient pas été identifiés, car plusieurs ADN retrouvés sur les vêtements de Milly étaient inexploitables. Contactés par l’AFP, Mes Clément Abitbol, Audrey Barnel et Agnès Moron, qui défendent chacun un jeune jugé mercredi, n’ont pas souhaité s’exprimer, à l’instar des autres avocats de la défense. Parmi eux, deux avocates n’ont pu être jointes par l’AFP.

«Milly et sa mère espèrent que les accusés reconnaissent enfin leur culpabilité alors qu’ils ont passé l’instruction à mentir, à tenter de se concerter», ont pour leur part déclaré Mes Antoine Ory et Irina Kratz pour les parties civiles. «Il est insupportable d’entendre que Milly était consentante à ces actes ignobles, ultra-violents, dans un dossier aussi solide sur le plan des preuves matérielles», ont-ils ajouté.

Depuis les faits, Milly, comme elle l’a raconté au Monde qui a révélé l’histoire fin 2024, a tenté de mettre fin à ses jours et souffre de sévères répercussions, dont un syndrome de stress post-traumatique. Cependant, il est encore trop tôt pour que cette jeune femme puisse porter plainte, les événements sont trop traumatisants, comme c’est souvent le cas pour la plupart des victimes de violences sexuelles.

D’après des statistiques gouvernementales, seulement 7 % des femmes déclarent avoir porté plainte après une agression sexuelle, une tentative de viol ou un viol.

La mère de Milly a eu un geste crucial qui a changé le cours de l’enquête : elle a récupéré le legging et la culotte que sa fille portait le soir des faits et les a conservés dans un sac plastique, «en attendant le jour où elle se sentirait prête à porter plainte», selon une source proche.

Ce jour est arrivé le 23 avril 2021. Grâce à l’ADN retrouvé sur les vêtements, les enquêteurs de la police judiciaire du Val-de-Marne ont pu identifier quatre mineurs.

Deux d’entre eux, âgés de 15 ans au moment des faits, comparaîtront devant le tribunal mercredi. Le troisième accusé du même âge sera jugé pour complicité.

Les deux autres jeunes hommes mis en examen pour viol, âgés de 16 ans à l’époque, comparaîtront ultérieurement devant la cour d’assises des mineurs aux côtés d’un autre accusé majeur jugé pour menaces de mort.

Une amie de Milly, mise en examen pour complicité, a bénéficié d’un non-lieu. De même pour «Boy», dont l’enquête n’a pas prouvé qu’il était au courant que Milly allait être victime de viols, selon la source proche.

Selon cette source, le juge d’instruction a estimé qu’il était «possible» que tous les auteurs n’aient pas été identifiés, car plusieurs ADN retrouvés sur les vêtements de Milly étaient inexploitables.

Les avocats de la défense contactés par l’AFP, dont Mes Clément Abitbol, Audrey Barnel et Agnès Moron qui représentent chacun un des jeunes jugés mercredi, n’ont pas souhaité faire de commentaires. Deux avocates parmi eux n’ont pas pu être jointes par l’AFP.

De leur côté, les avocats des parties civiles, Mes Antoine Ory et Irina Kratz, ont déclaré : «Milly et sa mère espèrent que les accusés reconnaissent enfin leur culpabilité alors qu’ils ont passé l’instruction à mentir, à tenter de se concerter.» Ils ont ajouté : «Il est insupportable d’entendre que Milly était consentante à ces actes ignobles, ultra-violents, dans un dossier aussi solide sur le plan des preuves matérielles.»

Depuis les événements, Milly a tenté de mettre fin à ses jours et souffre de graves séquelles, notamment un syndrome de stress post-traumatique, comme elle l’a raconté au Monde qui a révélé l’histoire fin 2024.

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