Son pronostic vital est engagé. Un jeune homme a été gravement blessé, dans la soirée du jeudi 12 février, à Lyon. Les faits se sont produits en marge d’une conférence donnée par l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon et d’une mobilisation du collectif identitaire Némésis. Une enquête pour «violences aggravées» a été ouverte par le parquet. Voici ce que l’on sait de cette affaire.Une enquête ouverte pour «violences aggravées»Une conférence de l’élue de La France insoumise devait se tenir au sein de l’Institut d’études politiques de Lyon, jeudi, à 18 heures. Vers 17h40, devant l’établissement, les militantes du collectif d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole où il était inscrit «Dehors les islamo-gauchistes», selon une source policière à Radio France. C’est dans ce contexte que les faits sont survenus.Selon le parquet de Lyon, les services de police ont été appelés vers 19h40 «à la suite de la prise en charge par les secours d’un homme dont le pronostic vital était engagé et qui a été hospitalisé». Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour «violences aggravées», sans préciser les circonstances de ces faits, «qui doivent être déterminées». L’enquête a été confiée à la Direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) sous l’autorité du parquet de Lyon.Le collectif Némésis accuse les «antifas»Sur le réseau social X, la leader du collectif identitaire Némésis, Alice Cordier, accuse toutefois un groupe d’une «trentaine d’antifas» d’avoir agressé le jeune militant. Selon elle, il était censé «assurer la sécurité» de cinq militantes du collectif qui faisaient un happening, «avec une quinzaine de jeunes hommes».D’après Alice Cordier, la victime, âgée de 23 ans, «a été attaqué[e] avec une extrême violence. Les antifascistes l’ont fait tomber à terre et l’ont tabassé[e], le laissant pour mort dans la rue. Quentin a été balayé au sol, son crâne a tapé, puis il a été lynché à coups de pied».Au lendemain des faits, Fabien Rajon, l’avocat de la famille du jeune homme, a toutefois publié un communiqué dans lequel il assure qu’il n’était «ni agent de sécurité, ni membre d’un quelconque service d’ordre et qu’il n’avait aucun antécédent judiciaire». Par ailleurs, il exclut «la thèse de la simple ‘rixe’ entre deux groupes rivaux», précisant qu’il «se trouve dans un état désespéré».La classe politique condamne l’agressionLe maire écologiste de Lyon a réagi sur Facebook vendredi après-midi. «Je condamne avec la plus grande fermeté la rixe d’une extrême violence qui s’est déroulée hier à Lyon, a écrit Grégory Doucet. Rien ne peut justifier de tels affrontements. J’apporte mon plein soutien à la victime, ainsi qu’à ses proches.» L’élu assure que la municipalité se tient «à la disposition de la justice pour faire toute la lumière sur ces événements dramatiques».Candidate de La France insoumise aux municipales à Lyon, la députée Anaïs Belouassa-Cherifi s’est également exprimée sur X pour condamner «sans ambiguïté toute violence physique». L’eurodéputée Rima Hassan a aussi réagi vendredi en fin d’après-midi sur X. Réactions suite à l’agression d’un jeune homme lors d’une conférence à Lyon

Selon l’avocat de la famille, la victime se trouve «dans un état désespéré». D’après le parquet de Lyon, son pronostic vital est engagé.


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Un mégaphone avec un autocollant portant l’inscription du collectif identitaire Némésis, le 22 novembre 2025, à Paris. (BASTIEN OHIER / AFP)

Son pronostic vital est engagé. Un jeune homme a été gravement blessé, dans la soirée du jeudi 12 février, à Lyon. Les faits se sont produits en marge d’une conférence donnée par l’eurodéputée insoumise Rima Hassan à Sciences Po Lyon et d’une mobilisation du collectif identitaire Némésis. Une enquête pour «violences aggravées» a été ouverte par le parquet. Voici ce que l’on sait de cette affaire.

Une enquête ouverte pour «violences aggravées»

Une conférence de l’élue de La France insoumise devait se tenir au sein de l’Institut d’études politiques de Lyon, jeudi, à 18 heures. Vers 17h40, devant l’établissement, les militantes du collectif d’extrême droite Némésis ont déployé une banderole où il était inscrit «Dehors les islamo-gauchistes», selon une source policière à Radio France. C’est dans ce contexte que les faits sont survenus.

Elle a ajouté que «Une enquête doit faire toute la lumière sur les circonstances de ces faits extrêmement graves et inacceptables, que je condamne fermement.» – Rima Hassan, eurodéputée de La France insoumise.

François-Xavier Bellamy s’est exprimé en disant être «de tout cœur avec Quentin, sa famille, ses amis et avec les militantes du collectif Némésis». L’eurodéputé des Républicains a également souligné que «l’extrême gauche est la menace existentielle pour notre démocratie.»

Le président du Rassemblement national, Jordan Bardella, a déclaré que «l’impunité de l’extrême gauche doit cesser» et a appelé à la mobilisation de l’ensemble de la classe politique pour condamner les actes extrêmement graves survenus.

Le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a également condamné l’agression, dénonçant la violence insupportable qui s’est déchaînée lors d’une conférence à l’IEP de Lyon, où un jeune homme se trouve entre la vie et la mort.

Selon l’avocat de la famille, la victime est dans un état désespéré. Le pronostic vital de Quentin est engagé, selon le parquet de Lyon. Une enquête pour «violences aggravées» a été ouverte pour faire toute la lumière sur ces faits. D’après ses dires, il était responsable de la sécurité de cinq militantes du collectif qui participaient à un happening, accompagné d’une quinzaine de jeunes hommes. Alice Cordier, la victime âgée de 23 ans, a été violemment attaquée. Les antifascistes l’ont fait chuter et l’ont rouée de coups, la laissant pour morte dans la rue. Quentin a été projeté au sol, sa tête a heurté le sol, puis il a été lynché à coups de pied.

Le lendemain, l’avocat de la famille de Quentin a clarifié qu’il n’était ni agent de sécurité ni membre d’un service d’ordre, et qu’il n’avait aucun antécédent judiciaire. Il a également rejeté la théorie d’une simple altercation entre deux groupes rivaux, précisant que Quentin se trouvait dans un état critique.

La classe politique a unanimement condamné cette agression. Le maire écologiste de Lyon a exprimé sa ferme condamnation sur Facebook, soulignant que de tels affrontements ne pouvaient être justifiés. La candidate de La France insoumise aux municipales à Lyon a également condamné toute violence physique sans équivoque. De même, l’eurodéputée Rima Hassan a fermement condamné les actes, appelant à une enquête approfondie sur ces événements inacceptables.

A droite, François-Xavier Bellamy s’est solidarisé avec Quentin, sa famille, ses amis et les militantes du collectif Némésis. Il a également affirmé que l’extrême gauche représentait une menace existentielle pour la démocratie. L’extrême droite a également réagi, soulignant que l’impunité de l’extrême gauche devait cesser.

Le ministre de l’Enseignement supérieur a également dénoncé cette agression, qualifiant la violence qui s’est déchaînée lors de la conférence de Rima Hassan de insupportable. Il a souligné la gravité de la situation alors que Quentin se trouvait entre la vie et la mort.

Selon l’avocat de la famille, la victime se trouve dans un état critique. Selon le parquet de Lyon, son pronostic vital est engagé. A young man was critically injured in Lyon on the evening of Thursday, February 12. The incident occurred on the sidelines of a conference given by MEP Rima Hassan at Sciences Po Lyon and a mobilization by the identity group Nemesis. An investigation for «aggravated violence» has been opened by the prosecutor’s office. Here’s what we know about the case.

An investigation for «aggravated violence» was opened

A conference by the France Insoumise elected official was scheduled to take place at the Institute of Political Studies in Lyon on Thursday at 6 p.m. Around 5:40 p.m., in front of the establishment, members of the far-right group Nemesis displayed a banner with the words «Out with the Islamo-leftists,» according to a police source at Radio France. It was in this context that the incident occurred.

According to the Lyon prosecutor’s office, police were called around 7:40 p.m. «following the rescue of a man whose life was in danger and who was hospitalized.» The Lyon prosecutor’s office opened an investigation for «aggravated violence,» without specifying the circumstances of the incident, «which need to be determined.» The investigation has been entrusted to the National Police Directorate (DIPN) under the authority of the Lyon prosecutor’s office.

The Nemesis group accuses the «antifas»

On the social network X, the leader of the identity group Nemesis, Alice Cordier, however, accuses a group of about «thirty antifas» of having assaulted the young activist. According to her, he was supposed to «ensure the security» of five female members of the group who were doing a happening, «with about fifteen young men.»

According to Alice Cordier, the 23-year-old victim «was attacked with extreme violence. The antifascists made him fall to the ground and beat him, leaving him for dead in the street. Quentin was knocked to the ground, his head hit, and then he was lynched with kicks.»

The day after the incident, Fabien Rajon, the lawyer for the victim’s family, released a statement in which he assures that he was «neither a security agent nor a member of any security service and had no criminal record.» Furthermore, he rules out «the theory of a simple ‘brawl’ between two rival groups,» specifying that he «is in a desperate state.»

The political class condemns the assault

The Green mayor of Lyon reacted on Facebook on Friday afternoon. «I condemn with the greatest firmness the extremely violent brawl that took place yesterday in Lyon,» wrote Gregory Doucet. «Nothing can justify such confrontations. I offer my full support to the victim, as well as to his family.» The official assures that the municipality is «available to the justice system to shed light on these dramatic events.»

Anais Belouassa-Cherifi, a candidate for France Insoumise in the Lyon municipal elections, also spoke out on X to unequivocally condemn «any physical violence.» MEP Rima Hassan also reacted on X on Friday afternoon. «I learned with horror of the events concerning the young man Quentin, currently between life and death following a confrontation that took place yesterday in Lyon between antifascist and identity militants,» she wrote. And she added:

«An investigation must shed light on the circumstances of these extremely serious and unacceptable events, which I strongly condemn.»

On the right, Francois-Xavier Bellamy expressed his full support for Quentin, his family, his friends, and the Nemesis activists. The Republican MEP also believed that «the extreme left is an existential threat to our democracy.»

The far right also reacted. National Rally leader Jordan Bardella said that «the impunity of the extreme left must stop.» «The facts are extremely serious and require the mobilization of the entire political class,» he said.

Higher Education Minister Philippe Baptiste also denounced the assault. «The furious madness that erupted while Rima Hassan was holding a conference at IEP Lyon, it’s an intolerable violence!» he fumed on X. «A young man is between life and death, it’s terrible!» Please rewrite this sentence.

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