Qui est Brahim Bahrir, l’assaillant de l’Arc de triomphe, déjà condamné en Belgique pour terrorisme ? Qui est Brahim Bahrir, déjà jugé pour terrorisme en Belgique, l’assaillant de l’Arc de triomphe ?

Condamné à 17 ans de prison pour avoir poignardé deux policiers à Bruxelles, l’homme sur lequel un gendarme a tiré vendredi soir avait effectué une partie de sa peine en France et avait été libéré en décembre 2025.


Publié



Mis à jour



Temps de lecture : 4min



Des voitures de police devant l’Arc de triomphe, après que les forces de l’ordre ont tué un assaillant ayant tenté de poignarder des gendarmes lors du ravivage de la Flamme du Soldat inconnu à Paris, le 13 février 2026. (GUILLAUME BAPTISTE / AFP)

Terroriste islamiste et récidiviste. L’homme neutralisé par un gendarme vendredi 13 février, après avoir menacé avec un couteau des gendarmes à l’Arc de triomphe, a été identifié comme étant Brahim Bahrir. Ce Français était déjà connu de la justice, a fait savoir le Parquet national antiterroriste, qui s’est saisi des faits, puisqu’il avait été jugé pour tentative d’assassinats en lien avec une entreprise terroriste en juin 2013 en Belgique. La justice belge l’avait alors condamné à 17 ans de réclusion pour avoir poignardé deux policiers à Bruxelles un an plus tôt, une semaine après des échauffourées avec les forces de l’ordre sur fond d’islamisme radical.

Brahim Bahrir, né en 1978 en Ile-de-France, était arrivé à Bruxelles à bord d’un Thalys le 8 juin 2012. Quelques heures plus tard, alors que trois policiers effectuaient un contrôle de routine dans une station de métro de Molenbeek, un quartier populaire de Bruxelles, il s’était précipité sur eux, avait sorti un couteau et porté des coups à deux d’entre eux, un homme et une femme, les blessant légèrement. Cet homme, considéré comme proche de la mouvance islamiste, avait expliqué avoir voulu se venger du gouvernement belge pour avoir interdit le port du niqab sur la voie publique, et exiger le départ des «mécréants» d’Afghanistan.

Lors de son procès, ses avocats avaient affirmé qu’il n’était pas question d’un acte de terrorisme et qu’il n’avait pas eu l’intention de tuer les agents, mais leurs arguments avaient été balayés par le tribunal, avait alors narré l’agence de presse Belga. Brahim Bahrir, qui avait été immédiatement interpellé, «portait sur lui des papiers reproduisant des propos identiques à ceux tenus par Sharia4Belgium», un groupuscule islamiste radical actif en Belgique, selon l’enquête.

Cette attaque faisait suite à des échauffourées, avec jets de pierres, qui avaient opposé début juin 2012 des jeunes aux forces de l’ordre après l’interpellation houleuse par des policiers à Molenbeek d’une musulmane convertie portant le voile intégral. Sharia4Belgium avait alors mis en ligne une vidéo qui avait défendu le comportement violent de la femme interpellée. Son chef a été ensuite condamné pour incitation à la haine et à la violence.

«Après avoir été incarcéré en Belgique», Brahim Bahrir avait «été transféré en France le 27 janvier 2015», selon le Parquet national antiterroriste. «Après avoir purgé sa peine», il était «sorti de détention le 24 décembre 2025 et faisait, depuis, l’objet d’un suivi dans le cadre d’une surveillance judiciaire, prononcé par le tribunal d’application des peines le 17 juin 2025», a précisé le Pnat dans un communiqué.

L’attaquant, résidant à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), était soumis à une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas) l’obligeant à se présenter quotidiennement au commissariat.

Les événements se sont déroulés vers 18 heures lors du ravivage quotidien de la Flamme de la tombe du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe, à proximité de l’avenue des Champs-Elysées. Selon une source policière de France Télévisions, il avait passé un appel au commissariat d’Aulnay-sous-Bois à 17h44, annonçant qu’il allait tirer sur quelqu’un armé près de l’Arc de triomphe et qu’il se dirigeait vers les Champs. Son téléphone a été localisé à 18h07, deux minutes avant qu’il ne passe à l’acte, selon la même source.

L’agresseur, armé d’un couteau et de ciseaux, s’est jeté sur un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile participant à la cérémonie. Ce dernier n’a pas été physiquement blessé, le couteau ayant heurté le col de sa gabardine, d’après le Pnat. Un autre gendarme a alors utilisé son arme de service pour neutraliser l’assaillant. Transporté à l’hôpital, Brahim Bahrir est décédé des suites de ses blessures à 20h45.

Cet individu, affilié à la mouvance islamiste, avait exprimé sa motivation à se venger du gouvernement belge pour avoir interdit le port du niqab en public et pour exiger le retrait des «mécréants» d’Afghanistan. Lors de son procès, ses avocats avaient tenté de minimiser l’acte en affirmant qu’il ne s’agissait pas d’un acte terroriste et qu’il n’avait pas l’intention de tuer les agents, mais ces arguments ont été rejetés par le tribunal, selon l’agence de presse Belga. Brahim Bahrir, arrêté immédiatement après l’attaque, portait sur lui des documents reproduisant des propos similaires à ceux tenus par le groupe islamiste radical Sharia4Belgium, actif en Belgique.

Cette attaque faisait suite à des affrontements avec des jets de pierres entre des jeunes et les forces de l’ordre après l’arrestation mouvementée par des policiers à Molenbeek d’une femme convertie à l’islam portant le voile intégral en juin 2012. Sharia4Belgium avait alors diffusé une vidéo justifiant le comportement violent de la femme interpellée. Par la suite, le chef de ce groupe a été condamné pour incitation à la haine et à la violence.

Après avoir été emprisonné en Belgique, Brahim Bahrir a été transféré en France le 27 janvier 2015, selon le Parquet national antiterroriste. Libéré après avoir purgé sa peine le 24 décembre 2025, il était soumis à une surveillance judiciaire depuis le 17 juin 2025, avec l’obligation de se présenter quotidiennement au commissariat en tant que mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas).

Les événements se sont déroulés vers 18 heures lors du ravivage quotidien de la Flamme du Soldat inconnu, sous l’Arc de triomphe, à proximité de l’avenue des Champs-Élysées. Selon une source policière à France Télévisions, l’assaillant avait appelé le commissariat d’Aulnay-sous-Bois à 17h44 pour annoncer qu’il allait commettre une attaque armée près de l’Arc de triomphe et qu’il se dirigeait vers les Champs-Élysées. Son téléphone a été localisé à 18h07, deux minutes avant l’attaque.

Armé d’un couteau et de ciseaux, l’assaillant s’est précipité sur un gendarme de la musique de la gendarmerie mobile participant à la cérémonie. Heureusement, le gendarme n’a pas été blessé physiquement car le couteau a heurté le col de sa gabardine. Un autre gendarme a alors fait usage de son arme à feu pour neutraliser l’assaillant. Transporté à l’hôpital, Brahim Bahrir est décédé des suites de ses blessures à 20h45.

L’homme, qui avait été condamné à 17 ans de prison pour avoir poignardé deux policiers à Bruxelles, avait purgé une partie de sa peine en France et avait été libéré en décembre 2025. Un terroriste islamiste récidiviste a été neutralisé par un gendarme après avoir menacé des forces de l’ordre à l’Arc de Triomphe à Paris. Il s’agit de Brahim Bahrir, un Français déjà connu de la justice pour des faits terroristes en Belgique. Né en 1978 en Île-de-France, il avait été condamné à 17 ans de réclusion pour avoir poignardé deux policiers à Bruxelles en 2012. Après avoir été incarcéré en Belgique, il avait été transféré en France en 2015 et avait été libéré en décembre 2025, sous surveillance judiciaire. Lors de l’attaque à l’Arc de Triomphe, il a été neutralisé par un gendarme après avoir tenté de poignarder un autre gendarme.

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *