À plusieurs reprises, Nassim aurait alerté sur la dangerosité de son codétenu sans avoir été entendu par l’administration pénitentiaire.
«Nassim avait exprimé à plusieurs reprises le souhait de changer de cellule, il se sentait en danger. Il l’a exprimé à la famille, il a écrit à plusieurs reprises à l’administration en ce sens et rien ne semble avoir été fait. Nous voudrions comprendre pourquoi», réclame Maître Boris Kessel, avocat de la famille de la victime.
À la prison d’Osny, il y a un surveillant pour 180 détenus. Ce jour-là, rien ni personne n’a donné l’alerte sur cette agression qui se déroulait en cellule.
«Si un détenu a prévu de faire du mal à son codétenu, ils ont tout le temps pour le faire. Parce qu’ils vivent H24 dans la cellule. Parce qu’ils savent qu’à tel moment, les surveillants passent pour telle raison. Ou à tel moment, il y a une période où il y a un absent où ils peuvent être tranquilles entre les deux pour faire leur geste», déplore Atoumani Alimadi, représentant syndical FO à la prison d’Osny.
Nassim est toujours dans un état préoccupant. Sa famille devrait se porter partie civile dans les prochains jours.
Un reportage d’I. Dupont, T. Watine et P.-M. Noublanche.















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