Après le suicide de sa fille, un père en appelle à l’action de l’État pour les étudiants vétérinaires. Après le décès tragique de sa fille, un père a écrit au Premier ministre pour demander des mesures d’urgence pour prévenir d’autres suicides à l’École nationale vétérinaire d’Alfort. Trois jeunes femmes, dont deux étudiantes et une enseignante, se sont suicidées depuis la rentrée. Le père de l’étudiante décédée en septembre a souligné l’urgence d’agir face à la détresse psychologique des étudiants vétérinaires, soulignant les pressions et la charge de travail qui les affectent. Il appelle à identifier et aider les étudiants en détresse pour éviter de nouvelles tragédies. Appel à l’action de l’État après le suicide d’une étudiante vétérinaire


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L’entrée de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA) (Chabe01, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)


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Il estime que l’État a l’obligation de garantir la sécurité de tous les étudiants. Le père de famille demande la mise en place immédiate d’une équipe nationale d’experts en gestion de crise, indépendante des écoles, pour aider les étudiants qui souffrent en silence par peur. Il souligne que le ministère de l’agriculture et les directions des écoles ne peuvent pas gérer seuls une telle situation.

Il lance également un appel aux étudiants qui se sentent désespérés au point de penser au suicide, en leur rappelant que leur vie a de la valeur et qu’ils ne doivent pas infliger une telle douleur à leurs proches.

La direction de l’École vétérinaire d’Alfort a renforcé ses dispositifs de soutien psychologique, mais reconnaît que des améliorations sont nécessaires. La ministre de l’Agriculture souligne qu’il est inacceptable que des jeunes en formation se retrouvent dans des situations de désespoir menant au suicide. Elle s’engage à enquêter sur les causes profondes de ces drames.

Si vous avez besoin d’aide ou si vous êtes confronté à une situation de crise, n’hésitez pas à contacter les services d’écoute anonymes disponibles. Votre vie compte, ne restez pas seul face à vos difficultés.

Vous pouvez lire la réponse complète de l’École nationale vétérinaire d’Alfort aux questions de la cellule investigation de Radio France. Et n’oubliez pas que vous pouvez transmettre des informations de manière anonyme et sécurisée sur alerter.radiofrance.fr.

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La cellule investigation de Radio France a récemment recueilli le témoignage poignant du père d’une étudiante qui s’est tragiquement suicidée en septembre. Cette jeune femme avait débuté son internat après avoir suivi tout son cursus au sein d’une prestigieuse école vétérinaire qui forme chaque année près de 900 élèves et abrite l’un des plus grands hôpitaux vétérinaires du pays, où plus de 40 000 animaux sont soignés annuellement.

Selon les informations recueillies, depuis la rentrée, trois jeunes femmes – deux étudiantes et une enseignante de cette institution – ont mis fin à leurs jours. Dans un courrier adressé au Premier ministre Sébastien Lecornu, le père de la jeune femme décédée demande une intervention urgente des autorités pour mettre un terme à cette série de suicides dévastateurs. Il exprime sa douleur et son incompréhension face à cette situation tragique.

La détresse psychologique au sein des écoles vétérinaires, tout comme dans la population vétérinaire en général, est un problème largement documenté et chiffré. Un rapport récent, commandé par les quatre écoles nationales vétérinaires, a dressé un constat alarmant selon son auteur, Didier Truchot, professeur émérite à l’université Marie‑et‑Louis‑Pasteur.

Cette étude s’appuie sur un questionnaire anonyme auquel ont répondu près de 1 600 étudiants, révélant une détresse profonde parmi eux. Les résultats sont alarmants, avec environ 250 étudiants déclarant avoir pensé à se faire du mal au cours des quinze jours précédant l’enquête. Les causes de cette détresse incluent la charge de travail, le processus de sélection et la pression intense.

Le père de l’étudiante décédée établit un lien direct entre ces constats et les récents suicides, soulignant l’urgence d’identifier et d’aider les étudiants en détresse. Il appelle à la mise en place d’une équipe nationale d’experts en gestion de crise, indépendante des écoles, pour venir en aide aux étudiants qui souffrent en silence par peur.

Face à ces drames, la direction de l’École vétérinaire d’Alfort a renforcé ses dispositifs de soutien psychologique, offrant des groupes de parole, des permanences psychologiques et des numéros d’urgence accessibles même la nuit. L’école cherche également à améliorer les conditions d’études et à proposer des solutions en collaboration avec les étudiants.

La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a réagi à ces événements en soulignant qu’il est inadmissible que des jeunes en formation connaissent une telle détresse pouvant les conduire à des gestes fatals. Elle promet d’examiner sérieusement la situation pour comprendre les facteurs qui ont pu contribuer à ces tragédies.

En cas de besoin d’aide ou de soutien, des services d’écoute anonymes sont disponibles, notamment la ligne Suicide écoute joignable 24h/24 et 7j/7. Des informations supplémentaires sont accessibles sur le site du ministère de la Santé.

Il est primordial de prendre au sérieux la santé mentale des étudiants et de fournir un soutien adéquat pour prévenir de telles tragédies à l’avenir.


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L’entrée de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA) (Chabe01, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)

L’entrée de l’Ecole nationale vétérinaire d’Alfort (ENVA) (Chabe01, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons)

Trois jeunes femmes – deux étudiantes et une enseignante – ont mis fin à leurs jours depuis la rentrée à l’École nationale vétérinaire d’Alfort. Le père d’une étudiante qui s’est suicidée en septembre demande au Premier ministre des mesures d’urgence.

Il a perdu sa fille. Mais il parle pour les vivants. La cellule investigation de Radio France a recueilli le témoignage du père d’une étudiante qui s’est suicidée en septembre, alors qu’elle venait de débuter son internat, après avoir effectué l’ensemble de son cursus au sein de la prestigieuse école, qui forme chaque année près de 900 élèves et abrite l’un des plus grands hôpitaux vétérinaires du pays, où plus de 40 000 animaux sont soignés chaque année.

L’État a la responsabilité d’assurer la sécurité des étudiants. Please rewrite this sentence.

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