Devant la cour d’assises de l’Essonne à Evry s’est ouvert ce matin le procès de José M. M., accusé du meurtre d’Arthur, 19 ans, lors d’une bagarre entre deux bandes rivales.
Il est seul dans le box des accusés, vécu d’un manteau noir. Identifié sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux alors qu’il n’était âgé de 22 ans, José M. M. a été interpellé et soupçonné du meurtre d’un jeune homme et tentative de meurtre sur un second. Quatre ans plus tard, son procès s’ouvre à Evry.
Le drame s’est joué dans la nuit du 15 et 16 juillet 2021. Dans le quartier Saint-Hubert à Sainte-Geneviève-des-Bois, deux jeunes originaires d’une commune voisine Arthur et Amine, au volant d’un scooter volé, sont interpellés et molestés par un groupe de personne.
Amine réussit à s’échapper. Mais sur le trottoir, roué de coups et à moitié dénudé, Arthur gît, inconscient. Transporté d’urgence à l’hôpital, il y décède deux jours plus tard à 19 ans, sans avoir jamais repris ses esprits.
Grisés par les évènements, les auteurs des faits postent des vidéos du passage à tabac sur les réseaux sociaux, en guise d’avertissement. Mais ce choix se retourne contre eux : grâce à l’une d’entre elles, un résidant de la commune José M. M. est identifié. Après son interpellation et une fois les ADN d’Arthur et Amine retrouvés sur son pantalon, il reconnaît avoir participé au passage à tabac mais nie avoir donné la mort à Arthur.
En juin 2023, neuf nouveaux suspects sont interpellés. Trois d’entre eux sont mis en examen et un est placé sous le statut de témoin assisté. Mais tous finissent par bénéficier d’un non-lieu, les charges retenues contre eux n’étant pas jugées «suffisantes«, laissant José face aux juges.
Ce matin à Evry à l’ouverture de son procès, Amine mais également des proches et des membres de la famille d’Arthur se sont tous assis face aux box des accusés. À ses côtés, sa sœur a déposé une photo de son frère. Face à la cour, l’accusé nie de nouveau avoir tué mais promet de «détailler au maximum ce qu’il s’est passé» cette nuit-là. Jugé en situation de récidive, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Mais le procès s’annonce ardu : la présidente de la cour d’assises a souligné les «déclarations évolutives et discordantes» d’Amine et de nombreux témoins ont refusé de témoigner par «peur de représailles«. Fin du procès vendredi.
Le département est régulièrement le théâtre d’affrontements interquartiers ou intercommunes entre bandes d’adolescents. Depuis le début de l’année 2025, deux morts sont à déplorer, dont un jeune de 17 ans blessé mortellement à Yerres en mars dernier.
Après son interpellation et une fois les ADN d’Arthur et Amine retrouvés sur son pantalon, il reconnaît avoir participé au passage à tabac mais nie avoir donné la mort à Arthur. En juin 2023, neuf nouveaux suspects sont interpellés, mais seuls trois d’entre eux sont mis en examen, et un est placé sous le statut de témoin assisté. Cependant, tous bénéficient d’un non-lieu, les charges retenues contre eux n’étant pas jugées «suffisantes», laissant José face aux juges.
Ce matin à Evry, à l’ouverture de son procès, Amine ainsi que des proches et des membres de la famille d’Arthur se sont tous assis face au box des accusés. À ses côtés, sa sœur a déposé une photo de son frère. Face à la cour, l’accusé nie de nouveau avoir tué mais promet de «détailler au maximum ce qu’il s’est passé» cette nuit-là. Jugé en situation de récidive, il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.
Le procès s’annonce ardu : la présidente de la cour d’assises a souligné les «déclarations évolutives et discordantes» d’Amine, et de nombreux témoins ont refusé de témoigner par «peur de représailles». La fin du procès est prévue pour vendredi.
Le département est régulièrement le théâtre d’affrontements interquartiers ou intercommunes entre bandes d’adolescents. Depuis le début de l’année 2025, deux morts sont à déplorer, dont un jeune de 17 ans blessé mortellement à Yerres en mars dernier. Après avoir été interpellé et après que les ADN d’Arthur et Amine ont été retrouvés sur son pantalon, l’accusé a admis sa participation à l’agression mais a nié avoir causé la mort d’Arthur.
En juin 2023, neuf nouveaux suspects ont été arrêtés. Trois d’entre eux ont été mis en examen et un a été placé sous le statut de témoin assisté. Cependant, tous ont finalement bénéficié d’un non-lieu en raison du manque de preuves suffisantes, laissant José seul face aux juges.
Ce matin à Evry, lors de l’ouverture de son procès, Amine ainsi que des proches et des membres de la famille d’Arthur se sont assis en face des accusés. La sœur de l’accusé a déposé une photo de son frère à ses côtés. Malgré les dénégations de l’accusé quant au meurtre, il s’est engagé à expliquer en détail ce qui s’est passé cette nuit-là. Étant en situation de récidive, il risque la réclusion criminelle à perpétuité.
Le procès s’annonce difficile : la présidente de la cour d’assises a souligné les déclarations contradictoires d’Amine et de nombreux témoins ont refusé de témoigner par peur de représailles. Le procès se terminera vendredi.
Le département est souvent le théâtre de conflits entre quartiers ou communes impliquant des bandes d’adolescents. Depuis le début de l’année 2025, deux décès ont été enregistrés, dont celui d’un jeune de 17 ans mortellement blessé à Yerres en mars dernier.
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