Au sein de l’Iran, le régime exploite l’anniversaire de la Révolution islamique comme une vitrine politique, en offrant des faveurs en échange de la participation des manifestants aux grandes célébrations populaires. Le régime iranien utilise l’anniversaire de la Révolution islamique comme vitrine politique, selon un proche de Mir Hossein Moussavi.

Par ailleurs, des observateurs estiment que la participation de manifestants à de grandes célébrations populaires est «monnayée» par Téhéran, comme l’obtention d’une grâce pour des prisonniers.


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Le drapeau iranien flotte devant un immense panneau d’affichage anti-américain installé sur un bâtiment de la place Valiasr à Téhéran, le 8 février 2026. (ATTA KENARE / AFP)

Des célébrations plus que jamais particulières. L’Iran célèbre mercredi 11 février le 47e anniversaire de la Révolution islamique de 1979. À la lumière des récentes manifestations réprimées dans le sang, le régime voudra transformer cette journée en une démonstration de force, malgré les menaces d’intervention américaines et les condamnations internationales.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a ainsi affirmé que son pays ne «cédera pas aux demandes excessives«, au moment où l’Iran et les Etats-Unis doivent reprendre leurs pourparlers sur le nucléaire iranien. «Notre pays l’Iran ne cédera pas à leurs demandes excessives. Notre Iran ne cédera pas devant une agression, mais nous continuons le dialogue de toutes nos forces avec les pays voisins afin d’instaurer la paix et la tranquillité dans la région«, a déclaré Massoud Pezeshkian, lors d’un discours à Téhéran sur la place Azadi («Liberté» en perse) à l’occasion de ce 47e anniversaire.

Mais cette année, et peut-être encore plus que les précédentes, le régime entend montrer les muscles et faire de cette célébration une vitrine à l’adresse de l’Occident. Et ce pour plusieurs raisons. D’abord pour montrer qu’il tient bon, bien qu’on le dise fragilisé, Téhéran va donner l’illusion d’une unité nationale, à grand renfort d’images, de foules diffusées sur tous les médias d’État. Les opposants en exil sont ainsi persuadés que le régime monnaie la participation de celles et ceux qui s’affichent comme des partisans.

Outre les traditionnels slogans «Mort à l’Amérique» ou «Mort à Israël«, le régime ira-t-il jusqu’à exposer des missiles balistiques et des drones Shahed fabriqués en Iran ? On sait que les autorités iraniennes ne reculent devant rien.

C’est un proche de Mir Hossein Moussavi, l’ancien Premier ministre iranien assigné à résidence depuis 2011.

La liste des motifs énoncés par le parquet de Téhéran pour justifier leur arrestation est longue : ils sont accusés de «porter atteinte à l’unité nationale, de prendre position contre la Constitution, d’inciter à la reddition, de pervertir des groupes politiques et de créer des mécanismes subversifs clandestins«. Ce à quoi il faut ajouter également : «avoir agi de concert avec les États-Unis et Israël«.

Pour une militante pro démocratie iranienne, cette vague d’arrestation démontre la panique qui s’est emparée du régime, tiraillé par des dissensions internes et où tout le monde se méfie de tout le monde. Le camp dit réformateur avait largement soutenu l’actuel président Massoud Pezechkian lors de sa campagne en 2024.

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Par ailleurs, des observateurs estiment que la participation de manifestants à de grandes célébrations populaires est «monnayée» par Téhéran, comme l’obtention d’une grâce pour des prisonniers.


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Le drapeau iranien flotte devant un immense panneau d'affichage anti-américain installé sur un bâtiment de la place Valiasr à Téhéran, le 8 février 2026. (ATTA KENARE / AFP)

Le drapeau iranien flotte devant un immense panneau d’affichage anti-américain installé sur un bâtiment de la place Valiasr à Téhéran, le 8 février 2026. (ATTA KENARE / AFP)

Des célébrations plus que jamais particulières. L’Iran célèbre mercredi 11 février le 47e anniversaire de la Révolution islamique de 1979. À la lumière des récentes manifestations réprimées dans le sang, le régime voudra transformer cette journée en une démonstration de force, malgré les menaces d’intervention américaines et les condamnations internationales.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a ainsi affirmé que son pays ne «cédera pas aux demandes excessives«, au moment où l’Iran et les Etats-Unis doivent reprendre leurs pourparlers sur le nucléaire iranien. «Notre pays l’Iran ne cédera pas à leurs demandes excessives. Notre Iran ne cédera pas devant une agression, mais nous continuons le dialogue de toutes nos forces avec les pays voisins afin d’instaurer la paix et la tranquillité dans la région«, a déclaré Massoud Pezeshkian, lors d’un discours à Téhéran sur la place Azadi («Liberté» en perse) à l’occasion de ce 47e anniversaire.

Mais cette année, et peut-être encore plus que les précédentes, le régime entend montrer les muscles et faire de cette célébration une vitrine à l’adresse de l’Occident. Et ce pour plusieurs raisons. D’abord pour montrer qu’il tient bon, bien qu’on le dise fragilisé, Téhéran va donner l’illusion d’une unité nationale, à grand renfort d’images, de foules diffusées sur tous les médias d’État. Les opposants en exil sont ainsi persuadés que le régime monnaie la participation de celles et ceux qui s’affichent comme des partisans.

Outre les traditionnels slogans «Mort à l’Amérique» ou «Mort à Israël«, le régime ira-t-il jusqu’à exposer des missiles balistiques et des drones Shahed fabriqués en Iran ? On sait que les autorités iraniennes ne reculent devant rien. Selon Dadban, un collectif d’avocats iraniens basé à l’étranger, plusieurs familles de manifestants arrêtés en janvier ont été invitées à participer aux commémorations. En échange de leur participation, elles pourraient obtenir une grâce ou une mesure de clémence pour leurs proches. Cependant, à quelques heures de ces célébrations, les Gardiens de la Révolution ont procédé à l’arrestation de plusieurs personnalités du camp réformateur, dont la secrétaire générale et le porte-parole du Front des réformateurs, composé de 27 factions différentes. Ces arrestations semblent être une tentative d’étouffer les critiques concernant la gestion des manifestations par les services de sécurité iraniens.

Azar Mansouri, une figure du camp réformateur, avait publiquement condamné la répression violente du régime sur son compte Instagram en février. Elle avait déjà été arrêtée après les manifestations de 2009 et condamnée à trois ans de prison. Son arrestation récente, le 7 février, s’est déroulée en même temps que celle de Javad Emam, un proche de l’ancien Premier ministre iranien Mir Hossein Moussavi, assigné à résidence depuis 2011. Les motifs avancés par le parquet de Téhéran pour justifier ces arrestations sont nombreux, allant de l’atteinte à l’unité nationale à des accusations de collaboration avec des pays étrangers comme les États-Unis et Israël.

Une militante pro-démocratie iranienne a interprété cette vague d’arrestations comme le signe de la panique qui règne au sein du régime, miné par des dissensions internes et une méfiance généralisée. Le camp réformateur, qui avait soutenu le président actuel Massoud Pezechkian lors de sa campagne en 2024, est clairement visé par ces mesures répressives.

Par ailleurs, des observateurs estiment que la participation des manifestants à des célébrations populaires est «monnayée» par les autorités de Téhéran, qui pourraient accorder des grâces en échange de leur présence. Ces célébrations du 47e anniversaire de la Révolution islamique de 1979 revêtent donc un caractère particulièrement tendu et répressif, marqué par les arrestations de personnalités politiques et le climat de méfiance généralisée au sein du régime iranien. Suite aux récentes manifestations réprimées violemment, le régime cherche à utiliser cette journée comme une démonstration de force, malgré les menaces américaines d’intervention et les condamnations internationales.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a déclaré que l’Iran ne capitulera pas face aux demandes excessives, alors que des pourparlers sur le nucléaire iranien entre l’Iran et les États-Unis sont prévus. Il a souligné l’importance du dialogue avec les pays voisins pour promouvoir la paix dans la région, malgré les tensions.

Cette année, le régime cherche à afficher sa force lors de cette célébration, en montrant une unité nationale fictive à travers des images diffusées massivement. Des opposants en exil pensent que le régime manipule la participation de ses partisans à cet événement.

En plus des slogans anti-américains et anti-israéliens habituels, le régime pourrait exhiber des armes fabriquées en Iran, comme des missiles balistiques et des drones Shahed. Les autorités iraniennes ne reculent devant rien pour imposer leur pouvoir.

Des familles de manifestants arrêtés en janvier ont été invitées à participer aux commémorations en échange de mesures de clémence. Parallèlement, des personnalités du camp réformateur ont été arrêtées pour étouffer les critiques sur la répression des manifestations.

Ces arrestations visent à maintenir l’ordre et à éliminer toute opposition. Les motifs invoqués incluent des accusations d’atteinte à l’unité nationale et de collaboration avec des pays étrangers. La panique et les dissensions internes au sein du régime sont palpables, malgré le soutien initial du camp réformateur au président actuel.

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