Bilan mitigé pour le handisport et le sport adapté un an après les Jeux Paralympiques de Paris Un an plus tard, quel est le bilan pour le handisport et le sport adapté ?

Il y a un an s’ouvraient les Jeux Paralympiques de Paris. Si certains sports ont pu bénéficier d’un effet «JOP» et ont vu leurs nombres de licenciés augmenter, les dirigeants de clubs handisports et de sport adapté en Île-de-France tirent un bilan mitigé.

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«Nous avons deux fois plus de bénévoles, de guides que l’année dernière.» Ludovic Petitdemange est président de A2CMieux. Son club situé à Paris propose plusieurs sports comme l’athlétisme ou la natation pour les personnes atteintes de déficiences visuelles. Un an après les Jeux Paralympiques de Paris, le gérant salue «le coup de projecteur» qu’ont mis les Jeux de Paris sur certaines disciplines.

«C’est sûr que cela a permis de faire connaître certains sports, mais il n’y a pas forcément eu plus de pratiquants qu’avant, car en région parisienne, on est déjà très bien loti de ce point de vue là, contrairement à d’autres régions de France. Pour le dirigeant, l’effet JOP se ressent surtout «dans le changement de mentalité chez certaines personnes qui se rendent compte qu’il est possible de pratiquer un sport même avec un handicap lourd«.

Un constat que dresse aussi Vincent Lasalle, président du comité départemental handisport à Paris. Celui-ci dirige également un club handisport de la capitale qui propose de la boccia. Ce sport proche de la pétanque a été popularisé à la suite de la médaille d’or paralympique de la Française Aurélie Aubert.

«Depuis l’an dernier, nous avons 5 à 10% de pratiquants en plus. De plus en plus de personnes qui ne seraient pas éligibles en compétition, car elles sont réservées aux handicaps mentaux lourds, viennent essayer«, note-t-il.

Un engouement moins visible pour le cécifoot, autre sport où la France a brillé avec une médaille d’or acquise au pied de la tour Eiffel. «Il n’y a pas vraiment eu d’effet JOP peut-être parce que le sport était davantage médiatisé avant les Jeux«.

De manière plus globale, en Île-de-France le Comité Régional Île-de-France Handisport enregistre une hausse de 20 % du nombre de licenciés sur un an. «Il y a quelques années, les gens venaient voir du para-sport par compassion. Aujourd’hui, de plus en plus de personnes viennent pratiquer par passion«, indique avec optimisme le vice-président du comité Karim Mimouni.

Des «effets JOP» à nuancer selon les sports. D’autant que l’un des problèmes récurrents souligné par les dirigeants de clubs reste le manque d’infrastructures adaptées aux pratiquants handisports ou de sport adapté. «Par exemple, pour les gens qui sont en fauteuil roulant. Si vous souhaitez pratiquer le basket, il n’y a que deux clubs qui en proposent en fauteuil. Pour l’athlétisme, aucun club parisien ne propose des courses en fauteuil«, indique Vincent Lasalle.

Ce manque de clubs force parfois certains athlètes «à faire deux heures de trajet pour trouver un club qui les accueille. Cela en décourage plus d’un«, regrette Ludovic Petitdemange. «On parle de l’héritage des Jeux Paralympiques. Cela doit passer par là aussi. Avoir davantage d’endroits pour pratiquer les sports quel que soit le handicap«, note le dirigeant d’A2CMieux.

De son côté, Vincent Lasalle se dit encouragé par l’émergence de plus en plus de clubs dits para-accueillants. «Ce sont des clubs de sport qui ouvrent des sections handisports«, note-t-il. Parmi ceux-ci, on peut citer la section du Racing 92 dédiée aux personnes atteintes de handicaps mentaux ou la section handisport du PUC.

Malgré cela, le partage des infrastructures avec des athlètes valides peut parfois s’avérer compliqué. «Par exemple, dans la piscine où nous nageons, on nous propose souvent des créneaux irréalisables pour nos athlètes. En plein après-midi. Comme si l’on partait du principe que les personnes en situation de handicap ne travaillaient pas«, observe Ludovic Petitdemange.

À l’occasion du premier anniversaire des Jeux Paralympiques de Paris, la Ville de Paris organise à partir de ce jeudi des ateliers d’initiation à plusieurs disciplines sur le parvis de l’Hôtel de Ville. Basket fauteuil, cécifoot, boccia et volley assis seront notamment proposés gratuitement jusqu’au 31 août.

Le 6 septembre prochain aura également lieu la Journée Paralympique organisée par le Comité Paralympique et Sportif Français à la Communnale de Saint-Ouen en Seine-Saint-Denis. Les athlètes paralympiques français seront présents.

Sur son site internet, la Fédération Française Handisport indique compter 35 000 licenciés. De son côté, la Fédération Française de Sport Adapté (FFSA) qui comprend les disciplines réservées aux personnes atteintes d’un handicap mental annonçait en juillet dernier avoir plus 66 500 licenciés. «Un cap historique«, selon la FFSA.

Certains sports ont pu bénéficier d’un effet «JOP» en augmentant le nombre de licenciés, mais les dirigeants de clubs handisports et de sport adapté en Île-de-France ont un bilan mitigé de cet impact.

Ludovic Petitdemange, président de A2CMieux à Paris, constate une augmentation du nombre de bénévoles et de guides par rapport à l’année précédente. Il souligne l’effet positif des Jeux Paralympiques de Paris sur la visibilité de certains sports, mais il remarque que cela n’a pas nécessairement conduit à une augmentation significative du nombre de pratiquants, surtout en Île-de-France où l’offre sportive pour les personnes handicapées est déjà importante.

Vincent Lasalle, président du comité départemental handisport à Paris, note une hausse de 5 à 10% des pratiquants dans son club de boccia depuis les Jeux Paralympiques. Cependant, il souligne que certains sports comme le cécifoot n’ont pas bénéficié de l’effet JOP en raison de leur médiatisation préexistante.

Le Comité Régional Île-de-France Handisport enregistre une augmentation de 20% du nombre de licenciés en un an, mais les dirigeants soulignent toujours le manque d’infrastructures adaptées aux pratiquants handisports ou de sport adapté. Ce manque d’infrastructures peut décourager certains athlètes et limiter l’accès à la pratique sportive pour les personnes en situation de handicap.

Malgré ces défis, des initiatives comme les clubs para-accueillants commencent à émerger en Île-de-France, offrant des sections handisports au sein de clubs valides. Cependant, le partage des infrastructures avec des athlètes valides reste parfois complexe, soulignant la nécessité d’une meilleure accessibilité pour tous les pratiquants.

Pour célébrer le premier anniversaire des Jeux Paralympiques de Paris, la Ville de Paris organise des ateliers d’initiation à plusieurs disciplines sportives adaptées. De plus, la Journée Paralympique prévue en septembre offrira l’occasion aux athlètes paralympiques français de rencontrer le public.

En conclusion, malgré des progrès notables dans la promotion du sport adapté en Île-de-France, des défis persistent en termes d’accessibilité et d’infrastructures adaptées. L’héritage des Jeux Paralympiques de Paris doit se traduire par un engagement continu pour rendre le sport accessible à tous, quel que soit le handicap. Alors que certains sports ont bénéficié d’un effet positif des Jeux Olympiques de Paris et ont vu leurs effectifs augmenter, les responsables des clubs handisports et de sport adapté en Île-de-France dressent un bilan mitigé. Can you please rewrite this sentence?

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