Un reportage sur une prise en charge innovante pour les diabétiques intitulé «La peur de la blouse blanche n’existe pas ici» a été réalisé. Cet hôpital «hors les murs» accueille près de 700 patients, dont des enfants, et propose une approche unique en France. L’équipe pluridisciplinaire sur place offre un accompagnement personnalisé pour les patients souffrant de diabète de type 1. Cette maladie, en constante augmentation, nécessite une régulation permanente du taux de sucre dans le sang. Grâce à cette nouvelle structure, les patients peuvent bénéficier d’un environnement chaleureux et rassurant, loin de l’atmosphère traditionnelle des hôpitaux. REPORTAGE. «La peur de la blouse blanche n’existe pas ici», une prise en charge innovante pour les diabétiques Installée dans la petite salle où elle tient une réunion avec les infirmières, la docteure Vanessa Degas confirme que «être habillée en civil change l’état d’esprit du patient et même le nôtre». Selon la pédiatre qui officie chaque semaine dans la structure, «cela se voit directement avec les enfants qui arrivent avec les épaules bien plus relâchées». À VisLa, les rendez-vous durent une heure contre trente minutes en centre hospitalier, où les médecins peuvent être «interrompus jusqu’à cinq fois pour des urgences», calcule la docteure Degas. Dans la structure, médecins et infirmières travaillent de concert. «Le schéma ce n’est pas la docteure qui ordonne quelque chose seule. Il y a une vraie réflexion commune sur les soins», tranche la pédiatre qui accueille les enfants au rez-de-chaussée qui leur est dédié. Suivi par la docteure Degas depuis ses 12 ans, Lucas fête son 19e anniversaire cette semaine. «Il y a toujours une certaine appréhension de voir un nouveau médecin, mais ici, le personnel soignant est incroyable», glisse le jeune homme qui va bientôt prendre ses consultations au premier étage consacré aux jeunes adultes. En haut des escaliers, la docteure Juliette Eroukhmanoff officie en binôme avec Imane, infirmière, auprès des patients entre 18 et 30 ans. «C’est compliqué de faire beaucoup de consultations seules. Ici, on peut partager nos points de vue et se poser pour réfléchir pour chaque patient», détaille la spécialiste. À la période de l’adolescence, près d’un jeune diabétique sur trois «est perdu de vue», explique le professeur Alfred Penfornis. «Chez nous, un patient peut faire sa transition entre la pédiatrie et la médecine adulte et rester jusqu’à ses 30 ans. Ensuite, il peut être orienté vers un médecin de notre propre carnet d’adresses», poursuit-il. L’une des patientes de la docteure Eroukhmanoff, Laura se «sent bien» dans ce lieu «moins lourd que l’hôpital» qu’elle fréquente pour la première fois cette semaine. «C’est important que toute l’équipe soit concentrée au même endroit», juge la jeune femme de 26 ans. Outre les médecins diabétologues, VisLa regroupe un diététicien par étage ainsi que Sandrine, la psychologue, qui regrette que les postes comme le sien soient «largement insuffisants dans les espaces de diabéto-adulte». Dans son cabinet situé à l’étage, elle interroge «sur la place que prend le diabète dans la vie des patients» mais parle aussi du «regard des autres avant et après la découverte de la maladie» et «du rapport au corps» comme thèmes récurrents lors de ses consultations. Deux autres salles sont également dédiées à l’échange. «Nous distribuons une feuille à chaque nouveau patient sur laquelle il peut indiquer quels thèmes aborder au cours d’activités que nous organisons», explique Alfred Penfornis qui donne l’exemple d’un temps d’apprentissage pour savoir compter les glucides à chaque repas. «J’ai choisi les thèmes sur la contraception et la grossesse ainsi que sur la gestion de la condition physique lorsque l’on est diabétique», note Laura qui se dit intriguée aussi par le thème «relaxation et sophrologie». Une proposition de «rencontres entre jeunes adultes et enfants» est également inscrite sur le questionnaire.

Équipe resserrée, professionnels paramédicaux sur place, activités en groupe ou encore espace détente, cet hôpital «hors les murs» accueille près…

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Reportage sur les commémorations du 13 novembre, «nous sommes venus pour être en communion», dix ans après les attentats, les Parisiens se rassemblent place de la République. Des milliers de personnes se sont recueillies place de la République, déposant fleurs, bougies et messages en hommage aux 132 victimes, dans une ambiance empreinte d’émotion et de solidarité. Des centaines de bougies illuminent le bassin périphérique, des milliers de fleurs sont déposées là, accompagnées de lettres et de témoignages de soutien. Quelques photos rappellent le visage des victimes des attentats du 13 novembre. Quentin, 28 ans, un bouquet à la main, est venu observer quelques minutes de silence au pied de la statue de la République. «C’est quelque chose qui aurait pu m’arriver. Je me suis dit que ce soir, ça pouvait être un bel hommage que de sortir et de poser une fleur», souffle Quentin. «Le 13 novembre, j’étais chez moi et j’étais juste en train de jouer avec des amis. Je me souviens avoir dit à mes amis : ‘je crois comprendre qu’il se passe quelque chose de grave à Paris’. Cette soirée-là est restée ancrée dans ma mémoire tout comme les attentats qu’il y a eu à Charlie Hebdo», ajoute-t-il. «J’avais tout juste sept ans à l’époque. Mais je me rappelle que je voulais regarder le match France/Allemagne et on a appris que malheureusement, il y avait eu ce terrible évènement», se rappelle Biadony, 22 ans. «Ça m’a marqué et je voulais rendre hommage aux victimes. C’était quand même important pour moi.» Commémorations du 13 novembre : rassemblement émouvant à la place de la République, dix ans après les attentats

Thousands of people gathered at Place de la République, laying flowers, candles, and messages in tribute to the 132 victims,…

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