Témoignage : La scolarisation des élèves handicapés, un défi permanent pour les familles À quelques jours de la rentrée scolaire, des milliers d’élèves en situation de handicap ne sont pas inscrits dans une école. D’autres ne bénéficient que de quelques heures de classe par semaine. Pour les parents, scolariser leur enfant en situation de handicap est un véritable parcours du combattant. «C’est une souffrance au quotidien. Pour ma fille, mais aussi pour nous en tant que parents.» Sandrine, résidente de la Ferté-sur-Jouarre en Seine-et-Marne, se confie sur la situation de sa fille Leina, âgée de 12 ans et atteinte du Syndrome de Rett, qui présente un handicap de la communication. Malgré les efforts des parents, Leina n’est toujours pas inscrite dans un collège à une semaine de la rentrée scolaire. La jeune fille s’exprime principalement par le regard et utilise un tableau de pictogrammes avec synthèse vocale. Les démarches des parents auprès des autorités compétentes sont restées sans réponse, à l’exception de l’attribution d’une AESH (accompagnante des élèves en situation de handicap), qui s’est avérée insuffisante. Leina a passé la plupart de son temps en primaire dans les couloirs faute d’adaptations adéquates. La famille redoute la rentrée imminente et les conséquences sur Leina, qui ressent le rejet de l’école en raison de sa différence. Depuis la maternelle, la scolarité de Leina a été un combat pour ses parents, confrontés aux difficultés récurrentes liées au manque de connaissances sur son handicap de la part des équipes pédagogiques. Pour Sandrine, la maman de Leina, chaque année scolaire représente un défi constant. Les demandes d’adaptations nécessaires sont souvent incertaines, et la formation des enseignants à l’accompagnement des élèves handicapés reste un enjeu majeur. Malgré les sacrifices personnels, Sandrine refuse d’abandonner et se bat pour que sa fille puisse poursuivre sa scolarité normalement. La scolarisation des élèves handicapés : un défi permanent pour les familles

Publié le25/08/2025 à 17h27 France3 Régions sur Facebook (Nouvelle fenêtre) France3 Régions sur whatsapp (Nouvelle fenêtre) copier le lien lien…

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Face à la polémique, le groupe Kneecap a évoqué Gaza pendant son concert à Rock en Seine. En colère face à la guerre à Gaza, le trio nord-irlandais a pointé du doigt la politique israélienne et la responsabilité de Benyamin Netanyahou. Alors que l’un des membres du groupe est poursuivi par la justice britannique pour soutien au Hezbollah, la ville de Saint-Cloud et la région Île-de-France avaient annoncé le retrait de leurs subventions au festival. Alors que la polémique autour de la venue du groupe avait provoqué de nombreuses réactions politiques, le trio nord-irlandais Kneecap a donné dimanche un concert sous haute surveillance au festival Rock en Seine. «Free, free Palestine !», a crié au début et à la fin de son spectacle le groupe, connu pour son engagement pour la cause palestinienne, et dont la musique oscille entre rap et punk. Le tout devant une foule enthousiaste où étaient visibles des keffiehs et des maillots irlandais. «Nous ne sommes pas contre Israël», a-t-il également affirmé, ajoutant : «Je sais que nous sommes en colère mais nous sommes seulement ici pour nous amuser». Durant son spectacle, Kneecap a tout de même évoqué à plusieurs reprises la situation au Proche-Orient. «Netanyahou est un criminel de guerre» et «Si vous n’appelez pas cela un génocide, comment appelez-vous cela ?», a-t-il notamment lancé. Ce concert d’une heure, qui s’est tenu devant plusieurs milliers de personnes à Saint-Cloud, dans les Hauts-de-Seine, avait provoqué la controverse. L’un des trois membres du groupe, Liam O’Hanna dit Mo Chara, est poursuivi pour «infraction terroriste» après s’être couvert, lors d’un concert à Londres en 2024, d’un drapeau du Hezbollah. Ce mouvement islamiste libanais pro-iranien, ennemi juré d’Israël, est classé terroriste au Royaume-Uni. Soutenu par des centaines de partisans, Mo Chara a comparu mercredi dans la capitale britannique puis est reparti libre, la décision étant ajournée au 26 septembre. Ces péripéties judiciaires n’empêchent pas Kneecap de poursuivre sa tournée à guichets fermés, comme à Glastonbury fin juin, où il avait accusé Israël d’être un Etat «criminel de guerre». Il a en revanche été privé du festival Sziget de Budapest, après une interdiction d’entrée sur le territoire rendue par le gouvernement hongrois, proche allié d’Israël. «On a l’assurance que le groupe va se tenir tout à fait correctement», avait expliqué à l’AFP Matthieu Ducos, directeur de Rock en Seine, quelques jours avant l’ouverture du festival. «C’est un groupe qui reste relativement confidentiel en France mais qui a gagné beaucoup en notoriété ces derniers temps, pour des très bonnes raisons artistiques, mais aussi toute cette polémique qui a fait qu’il a gagné énormément en visibilité et en fans», avait-il ajouté. Dans ce contexte, la ville de Saint-Cloud a retiré sa subvention de 40 000 euros à Rock en Seine, une première. La région Île-de-France a également annulé ses aides pour l’édition 2025. La subvention s’élevait à 295 000 euros en 2024, à laquelle s’ajoutent 150 000 euros d’aides indirectes à travers l’achat de billets. Le désengagement de ces collectivités ne met toutefois pas en jeu la viabilité du festival, dont le budget est compris entre 16 et 17 millions d’euros cette année. En France, Kneecap – «rotule» en anglais, référence à la pratique des milices paramilitaires qui tiraient dans les genoux de leurs victimes pendant le conflit nord-irlandais – s’est déjà produit à deux reprises cet été. Leurs concerts aux Eurockéennes de Belfort début juillet et au Cabaret vert de Charleville-Mézières mi-août ont eu lieu sans incident mais des voix se sont élevées pour demander leur déprogrammation à Saint-Cloud. «Ils profanent la mémoire des 50 Français victimes du Hamas le 7-Octobre comme de toutes les victimes françaises du Hezbollah», avait écrit sur X Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif). Le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, avait pour sa part affirmé que la vigilance serait de mise envers «tout propos à caractère antisémite, d’apologie du terrorisme ou appelant à la haine». Rock en Seine est détenu par le géant américain des tournées AEG et Combat, groupe de l’homme d’affaires français Matthieu Pigasse, qui voit dans la présence de Kneecap un enjeu de «liberté de création et d’expression». Le groupe Kneecap évoque Gaza pendant son concert à Rock en Seine, défendant la liberté d’expression.

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