Après l’annulation de la projection du film «Barbie» sous la pression d’habitants, suivie d’une polémique enflammée, le maire avait promis que le film serait reprogrammé. La projection est prévue ce mardi à 20 heures, à l’école Rimbaud. Elle sera précédée à 18h30 d’un débat. Depuis quelques jours, des voix s’élèvent sur les réseaux sociaux, contre cette nouvelle programmation.
La projection du film, qui devait avoir lieu le 8 août dans le cadre de séances en plein air, avait été annulée le jour même à cause de «pressions» d’habitants. «C’était pour «protéger» les agents de la mairie agressés verbalement ce soir-là par une dizaine de jeunes hommes aux «menaces insistantes», explique ce mardi Olivier Sarrabeyrouse, maire communiste de Noisy-Le-Sec.
Le groupe reprochait à cette satire féministe de faire «l’apologie de l’homosexualité» et de porter «atteinte à l’intégrité de la femme», souligne le maire.
En août, l’édile a porté plainte contre X et une enquête a été ouverte pour menace, violence ou acte d’intimidation envers un chargé de mission de service public. «J’ai déposé plainte et le préfet de Police a porté plainte, une enquête est en cours au parquet de Bobigny», précise Olivier Sarrabeyrouse.
Des séances de cinéma en plein air
«Le film avait été programmé dans le cadre d’une série de projections dans les quartiers dans le cadre de notre opération cinéma en plein air.» Les gens avaient voté et «Barbie» avait été choisi pour le quartier du Londeau», rappelle l’élu.
Réalisé par Greta Gerwig, ce film est une satire féministe qui voit Barbie, interprétée par Margot Robbie, découvrir la misogynie du monde réel. Le film s’est imposé comme le champion du box-office mondial, avec 1,4 milliard de dollars de recettes.
L’annonce d’une reprogrammation, fixée ce mardi, réveille sur les réseaux sociaux les détracteurs du film. Sur 93sang30, un blog qui se qualifie de «satirique citoyen et politique de Noisy-Le-Sec», est publié une affiche explicite : «Pas de Barbie au Londeau. Respectons nos enfants.»
Dans son billet, le blogueur assure que «Monsieur Sarrabeyrouse joue avec le feu. En s’entêtant dans cette voie, il risque de créer exactement la situation explosive qu’il prétendait éviter», écrit-il.
Sur sa page Facebook, une association, UPEI, l’Union des parents d’élèves indépendants du quartier du Londeau «exprime son profond mécontentement concernant la décision de la Ville de programmer la projection du film Barbie au sein même de l’école Rimbaud».
L’association déplore «l’absence totale de concertation», «un conflit avec le calendrier scolaire» et «un choix de lieu inadapté et source d’inquiétude». L’association critique «une utilisation des locaux scolaires à des fins culturelles et politiques», tout en précisant qu’il n’y a «aucun souci avec le contenu de ce film».
Après la polémique, l’élu se défend et veut élever le débat : «En dehors du temps d’Education nationale c’est la commune qui décide de l’utilisation des locaux et nous sommes en dehors du temps de l’Education nationale», rappelle le maire. Pour lui, il n’y a pas eu de levée de boucliers de la part des enseignants. «Nous avons informé les enseignants et ils ne se sont pas offusqués de cette décision, puisque la projection en plein air aura lieu à un horaire où il n’y aura plus d’enfants dans la cour de l’école», décrit l’édile de Noisy-Le-Sec.
De même, il assure que du côté des parents d’élèves FCPE, il n’a pas eu d’oppositions. «La FCPE est représentative sur trois écoles du quartier, elle ne m’a pas interpellé à ce sujet», dit le maire.
Le maire compte bien faire éteindre la polémique en proposant un débat en amont de la diffusion du film. «Le but est d’élever le niveau de débat et les consciences et de sortir du localo-local«, explique le maire. «Et de faire de ce fait divers, quelque chose qui nous permette de réfléchir à ce qui s’est passé plutôt que de refaire un énième constat», espère-t-il.
Des intervenants du domaine de la culture sont conviés au débat. «Nous aurons deux intervenants, pour parler de ce que représente la culture et de l’importance de la culture dans les quartiers».
One of the two speakers will be Edgar Garcia, former president of Zebroc, an association dedicated since 1990 to the creation, practices, knowledge, and transmission of contemporary music. Un des intervenants qui participera à la discussion sera Edgar Garcia, ancien président de Zebroc, une association dédiée depuis 1990 à la création, aux pratiques, à la connaissance et à la transmission des musiques actuelles. Il espère que ce fait divers pourra nous amener à réfléchir sur ce qui s’est passé plutôt que de simplement constater une fois de plus.
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