Depuis l’annonce de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires, l’inquiétude monte à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Les étudiants étrangers se sentent angoissés à l’idée de devoir arrêter leurs études en raison de cette augmentation soudaine des frais. Sara, une étudiante colombienne, exprime son désarroi : “Je devrais avoir la possibilité de suivre des études supérieures ici en France, sans avoir à payer 20 fois plus cher qu’un élève français”. Cette situation génère une source d’angoisse intense pour de nombreux étudiants, qui se retrouvent face à un choix difficile : payer des frais d’inscription exorbitants ou abandonner leurs études. L’inquiétude des étudiants étrangers face à la fermeture des campus comme Tolbiac et l’Institut de géographie.

Depuis l’annonce de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires, l’inquiétude monte à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Étudiants et enseignants déplorent un désengagement de l’État.

La Quotidienne Société

De la vie quotidienne aux grands enjeux, recevez tous les jours les sujets qui font la société locale, comme la justice, l’éducation, la santé et la famille.

France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter «La Quotidienne Société». Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Je devrais avoir la possibilité de suivre des études supérieures ici en France, sans avoir à payer 20 fois plus cher qu’un élève français”, déclare Sara. Cette étudiante colombienne inscrite à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne mène un véritable parcours du combattant pour poursuivre le cursus de cinéma dont elle rêve depuis toujours.

Elle doit désormais payer 2 895 euros au lieu des 178 euros habituels pour une année de licence. Une source d’angoisse intense. Car depuis le 1er décembre, le conseil d’administration de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a voté la fin de l’exonération partielle des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires (hors de l’Union européenne). Les concernés devront dorénavant débourser 3 941 euros au lieu de 254 pour une année de master. Seuls les étudiants étrangers provenant des pays figurant sur la liste des 44 pays “les moins avancés” définis par l’ONU et ceux en exil, resteront partiellement exonérés de ces frais d’inscription.

C’est une mesure dont je souhaitais me passer

Christine Neau-Leduc, Présidente de Paris 1 Panthéon-Sorbonne

RFI

Ces mesures interviennent dans un contexte financier déjà fragile pour les universités. Le conseil d’administration de Paris 1 a voté une motion dans laquelle il énumère les efforts financiers demandés par l’État. “Au total, l’impact de ces décisions de l’État représentera 7,32 millions d’euros de dépenses supplémentaires pour l’université en 2026”, peut-on lire dans ce texte.

Le conseil d’administration déplore «la pression exercée par l’État» obligeant l’université à “mettre en place des mesures visant à augmenter ses recettes à très court terme.”

«Nous avons adopté cette mesure de façon contrainte. Notre budget est insoutenable et nous avons besoin de recettes supplémentaires. C’est une mesure dont je souhaitais me passer. J’espère que c’est circonstanciel et que nous pourrons revenir dessus», explique Christine Neau-Leduc la présidente de Paris I Panthéon-Sorbonne au micro de RFI mardi 9 décembre. Elle précise : «Les étudiants étrangers sont toujours les bienvenus».

Cette situation pèse sur les parents de Sara qui paient également les études de son frère avec un salaire colombien. L’idée de devoir leur faire assumer des frais de scolarité supplémentaires déclenche en elle une “lente culpabilité” et des cauchemars qui la réveillent en pleine nuit : “Des cauchemars où je perds l’opportunité de réaliser mon rêve après avoir autant travaillé ; de devoir traverser l’océan Atlantique à nouveau.

Sara est loin d’être un cas isolé. Selon le syndicat alternatif de Paris 1 (SAP1), qui s’appuie sur les chiffres fournis par l’université, 1 200 étudiants extra-communautaires sont concernés. Joaquín Blanco, 26 ans, est l’un deux. Lui aussi colombien, il étudie l’économie du développement et devra certainement “trouver un autre master ou probablement quitter la France, car le coût de la vie y est devenu intenable”. Dénoncer cette situation lui tient à cœur. “Je crois qu’une université libre, publique et ouverte à tous quelle que soit l’origine géographique, est l’une des ressources les plus riches de notre monde pour lutter contre les inégalités”, affirme-t-il.

Pour Emmanuel Charrier, enseignant au département des Langues et responsable du diplôme d’université (DU) Passerelle Étudiants en Exil, “l’État se désengage de plus en plus, et faire payer les plus précaires, les étudiants, les doctorants, ce n’est pas une bonne idée. […] Ça accentue une université à deux vitesses, où les personnes les plus précaires sortent du circuit et ne vont plus à l’université.

Sur le campus, les étudiants se mobilisent. Au lendemain du vote, 300 se sont réunis lors d’une assemblée générale. Sofija Radziunaite, secrétaire du SAP1, dénonce une “mesure de préférence nationale”. Le syndicat a réuni plus de 2 400 signatures dans le cadre d’une pétition et lance un appel à témoignage. “On a eu plus d’une centaine de réponses d’étudiants. Si cette mesure est appliquée à Paris 1, une large majorité ne serait pas capable de payer ces sommes-là, même en travaillant à côté de ses études”.

Ce jeudi, 200 étudiants se sont une nouvelle fois réunis devant le conseil d’administration alors que ce dernier s’apprête à voter le budget de l’année 2026. Le blocage de plusieurs campus, dont Tolbiac et l’Institut de géographie, a été constaté. Cet article a été rédigé par Anna Messager. Depuis l’annonce de la hausse des frais d’inscription pour les étudiants extra-communautaires, l’université Paris I Panthéon-Sorbonne est en ébullition. Les étudiants et les enseignants expriment leur inquiétude face à un désengagement de l’État qui impacte directement la vie universitaire.

Une étudiante colombienne, Sara, inscrite à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, se retrouve confrontée à une situation financière difficile. Elle doit désormais payer 2 895 euros par an pour sa licence, au lieu des 178 euros habituels. Cette augmentation des frais d’inscription est le résultat de la fin de l’exonération partielle pour les étudiants extra-communautaires décidée par le conseil d’administration de l’université. Les étudiants concernés devront débourser 3 941 euros pour une année de master, contre 254 euros précédemment. Seuls les étudiants étrangers provenant de certains pays spécifiques ou en situation d’exil bénéficieront d’une exonération partielle.

Ces mesures sont prises dans un contexte financier difficile pour les universités, confrontées à des exigences budgétaires croissantes de la part de l’État. Le conseil d’administration de Paris 1 a souligné l’impact financier de ces décisions, estimé à 7,32 millions d’euros de dépenses supplémentaires pour l’université en 2026.

La présidente de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Christine Neau-Leduc, a exprimé ses regrets quant à cette mesure, qu’elle qualifie de contrainte. Elle souligne la nécessité pour l’université de générer des recettes supplémentaires pour assurer sa viabilité financière à court terme. Malgré cela, elle tient à souligner que les étudiants étrangers sont toujours les bienvenus au sein de l’université.

Cette situation financière difficile impacte non seulement les étudiants, mais aussi leur famille. Sara témoigne de la pression financière que cette augmentation des frais d’inscription fait peser sur ses parents, qui doivent également financer les études de son frère avec un salaire colombien. Cette situation a des répercussions émotionnelles sur Sara, qui se sent coupable de devoir imposer ces frais supplémentaires à sa famille et craint de devoir renoncer à son rêve d’étudier le cinéma en France.

Sara n’est pas la seule étudiante confrontée à cette situation. Selon le syndicat alternatif de Paris 1, environ 1 200 étudiants extra-communautaires sont concernés par cette augmentation des frais d’inscription. Certains, comme Joaquín Blanco, envisagent même de devoir abandonner leurs études en France en raison du coût de la vie devenu trop élevé.

Cette situation souligne les défis financiers auxquels sont confrontées les universités françaises et met en lumière les difficultés rencontrées par les étudiants étrangers pour poursuivre leurs études en France. Il affirme que «une université libre, publique et ouverte à tous quelle que soit l’origine géographique, est l’une des ressources les plus riches de notre monde pour lutter contre les inégalités». Selon Emmanuel Charrier, enseignant au département des Langues et responsable du diplôme d’université (DU) Passerelle Étudiants en Exil, «l’État se désengage de plus en plus, et faire payer les plus précaires, les étudiants, les doctorants, ce n’est pas une bonne idée. Ça accentue une université à deux vitesses, où les personnes les plus précaires sortent du circuit et ne vont plus à l’université.» Les étudiants se mobilisent sur le campus, avec 300 présents lors d’une assemblée générale. Sofija Radziunaite, secrétaire du SAP1, dénonce une «mesure de préférence nationale». Le syndicat a recueilli plus de 2 400 signatures dans le cadre d’une pétition et appelle à témoigner. «On a eu plus d’une centaine de réponses d’étudiants. Si cette mesure est appliquée à Paris 1, une large majorité ne serait pas capable de payer ces sommes-là, même en travaillant à côté de ses études». Jeudi, 200 étudiants se sont à nouveau réunis devant le conseil d’administration alors que ce dernier s’apprête à voter le budget de l’année 2026. Plusieurs campus ont été bloqués, comme Tolbiac et l’Institut de géographie. Écrit par Anna Messager.

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *