Deux mois plus tard, les sinistrés attendent toujours la reconnaissance en tant que «catastrophe naturelle» en raison du violent passage d’une tornade à Ermont, dans le Val-d’Oise. Plusieurs maisons portent encore les stigmates des dommages, et de nombreux habitants se plaignent d’une prise en charge insatisfaisante de la part des assureurs. La municipalité, de son côté, affirme qu’elle n’a pas encore reçu de retour de la part de l’État. Deux mois après, les habitants de la commune attendent toujours le classement en «catastrophe naturelle» pour les dégâts causés par la tornade.

Ce 21 décembre marque les deux mois du violent passage d’une tornade à Ermont, dans le Val-d’Oise. Plusieurs maisons conservent encore les traces des dommages, et beaucoup d’habitants déplorent une prise en charge défaillante de la part des assureurs. De son côté, la municipalité affirme n’avoir pas encore de retour de l’État.

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Élisabeth fait le point sur les dégâts toujours présents sur sa maison d’Ermont (Val-d’Oise). «Rien n’a changé, à part le nettoyage, c’est pareil. Vous voyez par vous-même les trous qu’il y a.«

À la veille de Noël, elle et sa famille vivent encore au milieu des débris. Leur logement reste éventré par la tornade, après les ravages qu’elle a engendrés, le 20 octobre dernier.

Conséquence : cette habitante et le reste de la famille ne fêteront pas Noël chez eux. Faute de réparations réalisées. Elle pointe les protections provisoires qu’elle a dû mettre en place : «Ça, c’est ce que nous avons fait pour nous protéger du froid comme on peut. Mon mari a mis des couvertures, des films en plastique, comme vous le voyez, parce qu’ici, il fait super froid. Nous ne sommes pas protégés, quand il pleut«.

À l’intérieur de la maison d’Élisabeth, des couvertures et des contreplaqués restent encore posés sur les baies vitrées.

© Tania Watine / France Télévisions

Cette habitante du Val-d’Oise attend aussi le passage des experts. Une condition incontournable, pour que son assurance lui verse des indemnisations. Pour réparer son toit, 34 000 euros pourraient lui être proposés, une somme qu’elle estime insuffisante. «Il y a 50 000 euros de devis, mais on doit trouver quelqu’un qui fasse les travaux pour 34 000 euros. Nous sommes des humains, et non des chiffres. Il faudrait qu’ils viennent voir ce qui s’est passé. On estime que ce n’est rien, mais non, c’est beaucoup, même si c’est du matériel.

Elle s’étrangle en disant : «Un matériel qu’on a mis 20 ans à obtenir«.

Comme Élisabeth, d’autres habitants de la commune ont toujours des séquelles du passage de la tornade en octobre dernier. Des balcons déformés, des toitures et des cheminées endommagées, ainsi que des fenêtres brisées sont encore visibles.

Des toits et des cheminées sont encore endommagés à Ermont, deux mois après le passage d’une violente tempête.

© Tania Watine / France Télévisions

C’est pourquoi la municipalité demande toujours la reconnaissance du statut de «catastrophe naturelle» pour la commune, qui n’a pas encore été obtenue. «Je demande à l’État soit de reconnaître le statut de catastrophe naturelle, soit de débloquer un fonds d’urgence pour aider les gens qui sont dans des situations complexes. Aujourd’hui, il y a zéro indemnisation. C’est aussi les gens à qui on dit : ‘Votre clôture, elle n’était pas comprise dans votre assurance'», s’indigne Xavier Haquin, maire (Divers droite) d’Ermont.

Xavier Haquin, maire (DVD) d’Ermont, continue de réclamer le statut de «catastrophe naturelle» pour sa commune.

© Tania Watine / France Télévisions

Cette décision de l’État permet la prise en charge de tous les dommages par les assurances, quel que soit le coût. Cependant, selon une spécialiste, il est peu probable que l’arrêté soit publié. «Les dommages dus au vent sont déjà garantis dans les contrats d’assurance habitation classiques, traditionnels, sous la garantie tempête, grêle, neige. On va plutôt les considérer comme étant sur une tempête de très, très forte ampleur, évidemment«, estime Stéphanie Durrafourd, porte-parole d’Assurland.

Le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu aux sollicitations de France 3. Au total, une centaine de foyers à Ermont n’ont toujours pas pu réaliser de travaux.

Avec Esther Abitbol

La municipalité affirme ne pas avoir encore reçu de retour de l’État. Elle s’étrangle en disant : «Un matériel qu’on a mis 20 ans à obtenir».

À l’instar d’Élisabeth, de nombreux habitants de la commune ont encore des logements qui portent les séquelles de la tornade survenue en octobre dernier. Des balcons déformés, des toitures et des cheminées endommagées, ainsi que des fenêtres brisées sont encore visibles.

C’est pourquoi la municipalité continue de demander la reconnaissance du statut de «catastrophe naturelle» pour la commune, une reconnaissance qui n’a pas encore été obtenue. «Je demande à l’État soit de reconnaître le statut de catastrophe naturelle, soit de débloquer un fonds d’urgence pour aider les personnes qui se trouvent dans des situations complexes. Aujourd’hui, il n’y a aucune indemnisation. C’est aussi les personnes à qui on dit : ‘Votre clôture, elle n’était pas comprise dans votre assurance'», s’indigne Xavier Haquin, maire (Divers droite) d’Ermont.

Cette décision de l’État permettrait la prise en charge de tous les dommages par les assurances, quel qu’en soit le coût. Cependant, selon une spécialiste, il est peu probable que l’arrêté soit publié. «Les dommages causés par le vent sont déjà couverts dans les contrats d’assurance habitation classiques, traditionnels, sous la garantie tempête, grêle, neige. On les considérera plutôt comme étant dus à une tempête d’une très forte ampleur, bien sûr», estime Stéphanie Durrafourd, porte-parole d’Assurland.

De son côté, le ministère de l’Intérieur n’a pas répondu aux sollicitations de France 3. En tout, une centaine de foyers à Ermont n’ont toujours pas pu effectuer de travaux.

Ce 21 décembre marque les deux mois du violent passage d’une tornade à Ermont, dans le Val-d’Oise. Plusieurs maisons conservent encore les traces des dommages, et beaucoup d’habitants déplorent une prise en charge défaillante de la part des assureurs.

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