37 tracteurs sont partis ce lundi 19 janvier après-midi du département de la Haute-Saône pour rejoindre Strasbourg où se tient ces prochains jours une session plénière.
Des panneaux de communes accrochés sur l’avant de leur tracteur. Les syndicats agricoles, JA et FNSEA mobilisent une nouvelle fois les troupes. Le convoi est parti en début d’après-midi de Frotey-lès-Lure.
Les agriculteurs de toute la France dénoncent la signature du traité Mercosur, jugé destructeur pour l’agriculture européenne, ainsi que la crise de la dermatose nodulaire contagieuse, les tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis, et les réglementations excessives. Ils seront rejoints ces prochaines heures à Strasbourg par des agriculteurs d’autres pays européens.
Dans le cortège haut-saônois, Julien Deschanel, agriculteur qui fait du lait, de la viande, des céréales. Il veut encore croire qu’un coup de pression est possible face à la perspective du Mercosur. “C’est important de garder notre souveraineté alimentaire. On a tout ce qu’il faut pour produire en France et on va importer de la viande, avec une concurrence déloyale par rapport à nos normes de production française” confie l’homme. La filière viande est inquiète de la signature du Mercosur. “On a des cours de la viande arrivés depuis deux ans à des niveaux satisfaisants, corrects. Ça risque de faire baisser le cours de la viande et nos marges” résume-t-il. “Ce serait une catastrophe pour la filière viande” dit-il.
Une trentaine d’agriculteurs de Haute-Saône convergent en tracteurs vers Strasbourg
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© Anna Mazza Pirodon
Les agriculteurs de Haute-Saône vont faire étape à Selestat dans la soirée. Demain au départ d’Ebersheim, ils seront rejoints par plus de 200 tracteurs alsaciens, direction Strasbourg pour faire pression sur les eurodéputés. Mercredi, les députés européens décideront s’il y a lieu de demander l’avis de la Cour de justice de l’Union européenne sur la compatibilité des accords UE-Mercosur avec les traités de l’Union.
“On a de l’espoir. Bien sûr, il y a des choses qui peuvent encore bouger, des choses à négocier. Il n’y a pas que le Mercosur, il y a le budget de la PAC, les conditions environnementales” détaille Arnaud Grandidier, président de la FDSEA de Haute-Saône.
Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne (UE) ont signé samedi 17 janvier au Paraguay un traité qualifié d'»historique», créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, malgré des inquiétudes au sein des deux blocs.
Ensemble, ceux-ci représentent 30% du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs.
L’accord était négocié depuis 1999 entre l’UE et les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay).
The majority of European states recently supported it, despite opposition from several, including France.
This treaty eliminates tariffs on over 90% of bilateral trade and promotes European exports of automobiles, machinery, chemicals, wines, and spirits.
In return, it facilitates access to the European market for South American beef, poultry, sugar, rice, honey, and soybeans, with duty-free quotas that are causing concern in the affected sectors.
With contributions from Anna Mazza Pirodon and Emmanuel Blanc
Arnaud Grandidier, président de la FDSEA de Haute-Saône, souligne que le traité du Mercosur n’est pas le seul sujet d’inquiétude, mais également le budget de la PAC et les conditions environnementales.
En effet, les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne (UE) ont récemment signé un accord historique le 17 janvier au Paraguay, créant l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde. Ce traité, négocié depuis 1999, concerne l’Argentine, le Brésil, le Paraguay, l’Uruguay et les pays de l’UE. Malgré l’opposition de certains États européens, il a été soutenu par une majorité.
Cet accord vise à éliminer les droits de douane sur plus de 90% des échanges bilatéraux, favorisant ainsi les exportations européennes dans divers secteurs. En contrepartie, il ouvre le marché européen au boeuf, à la volaille, au sucre, au riz, au miel et au soja sud-américains, ce qui soulève des inquiétudes dans certaines filières.
Les agriculteurs de Haute-Saône ont décidé de manifester leur mécontentement en se rendant à Strasbourg avec 37 tracteurs. Ils protestent contre la signature du traité Mercosur, qu’ils considèrent comme destructeur pour l’agriculture européenne. Ils dénoncent également la crise de la dermatose nodulaire contagieuse, les tensions commerciales avec la Chine et les États-Unis, ainsi que les réglementations excessives.
Julien Deschanel, un agriculteur local, exprime ses inquiétudes quant à l’impact du Mercosur sur la filière viande française. Il souligne l’importance de préserver la souveraineté alimentaire du pays et craint une concurrence déloyale avec les normes de production françaises. La filière viande redoute une baisse des cours et de ses marges, ce qui serait catastrophique pour le secteur.
Les agriculteurs de Haute-Saône feront une étape à Selestat dans la soirée avant de rejoindre Strasbourg pour la session plénière des prochains jours.
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