La colère de l’association de victimes face à un ancien prêtre soupçonné d’agressions sexuelles

Un ancien prêtre des Yvelines suspecté d’agressions sexuelles, mais toujours en liberté. C’est la situation que déplore l’association Mouv’Enfants. Un nouvel exemple de l’inaction de la justice, selon le collectif.

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Arnaud Gallois est amer, et son diagnostic est sombre : «Cela montre que la France est le paradis des pédocriminels, qu’il n’y a pas de problème. Vous pouvez, quand vous êtes en France, vous en prendre sans problème à des enfants, des personnes vulnérables, sans qu’il ne vous arrive rien. On vous laisse en liberté, et sur un malentendu, vous êtes jugé.«

Le cofondateur de l’association parisienne Mouv’Enfants est en colère. Le collectif met en cause le prêtre Marc-Olivier de Vaugiraud, qui avait exercé dans le diocèse de Versailles (Yvelines). «On a des allégations de plusieurs victimes faisant état de faits de violences sexuelles et d’emprise. Il a été certes suspendu de ses fonctions à titre conservatoire, mais la question, pour nous, c’est de savoir ce que fait la justice«, tonne ce membre qui a démissionné de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE).

Des accusations graves, notamment relayées par nos confrères du Parisien (article payant). Une plaignante évoque une description de ce qui pourrait s’apparenter à des actes d’agression sexuelle, alors que l’homme d’Église était en fonction dans le département des Yvelines. Après que la Dépêche du Midi a sonné l’alerte quelques mois avant, puisque le prêtre avait été envoyé en mission dans le sud de la France. «Ce dernier a rejoint le diocèse de l’Aude en 2023″, relate le journal basé à Toulouse (Haute-Garonne).

Lui-même victime de viols par un prêtre missionnaire entre ses 8 ans et ses 11 ans, Arnaud Gallais souhaite passer un message : «On parle de 330 000 victimes de pédocriminalité dans l’église. Pour nous, l’idée est de démontrer par cet exemple que cela existe toujours. Les faits sont assez récents, et on se rend compte que la justice n’avance pas. Nous sommes étonnés par le fait qu’il n’y a aucune réaction de la justice, pas même d’autosaisine du parquet sur des faits aussi massifs. On est face à quelqu’un qui est tranquille, en liberté, et possiblement au contact d’enfants, sans que cela pose de problèmes à qui que ce soit.«

Il n’a pas été concerné par cette affaire, mais réclame une action de la justice. «À un moment donné, si on veut vraiment envoyer un message clair et précis, vous mettez effectivement une telle personne en détention provisoire, ou vous agissez, au moins. On est aujourd’hui dans un laisser-aller : on fait comme s’il ne se passait absolument rien, et on continue. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’avec un tel système, on facilite la récidive«, ajoute-t-il.

Contacté ce lundi 18 août, le diocèse de Versailles (Yvelines) affirme qu’il n’y a pas de nouvelle évolution depuis le communiqué publié sur son site. Dans cette publication qui remonte au 17 mai dernier, il précisait avoir pris des mesures. «J’ai immédiatement signalé les faits au procureur de la République et lui ai transmis le témoignage [d’une] jeune femme. J’ai également prévenu l’évêque de Carcassonne et Narbonne où le prêtre était en mission depuis quelques mois«, écrit alors Mgr Luc Crépy, évêque de Versailles.

Avant d’ajouter avoir «pris des mesures conservatoires vis-à-vis du prêtre mis en cause, en particulier en le suspendant de tout ministère public. Il quitte ainsi toutes les missions qu’il exerçait dans le diocèse de Carcassonne et Narbonne«. Une allusion à des faits concernant «une jeune femme mettant en cause un prêtre du diocèse de Versailles pour son comportement à son égard«. Selon ce même communiqué, les événements relatés par cette personne «âgée de 16 ans» remontent «à l’année 2017«. L’évêque mentionne enfin l’existence d’une cellule d’écoute pour des personnes qui en auraient le besoin.

Notre rédaction a aussi cherché à joindre le tribunal judiciaire de Versailles (Yvelines), compétent pour juger d’éventuels faits commis dans le département. Sans suite, pour le moment.

Le lundi 18 août, elle demande instamment aux juges de poursuivre rapidement.

Arnaud Gallois est amer et son diagnostic est sombre : «Cela montre que la France est le paradis des pédocriminels, qu’il n’y a pas de problème. Vous pouvez, quand vous êtes en France, vous en prendre sans problème à des enfants, des personnes vulnérables, sans qu’il ne vous arrive rien. On vous laisse en liberté, et sur un malentendu, vous êtes jugé.» Le cofondateur de l’association parisienne Mouv’Enfants est en colère. Le collectif met en cause le prêtre Marc-Olivier de Vaugiraud, qui avait exercé dans le diocèse de Versailles (Yvelines). «On a des allégations de plusieurs victimes faisant état de faits de violences sexuelles et d’emprise. Il a été certes suspendu de ses fonctions à titre conservatoire, mais la question, pour nous, c’est de savoir ce que fait la justice», tonne ce membre qui a démissionné de la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIIVISE).

Des accusations graves, notamment relayées par nos confrères du Parisien (article payant). Une plaignante évoque une description de ce qui pourrait s’apparenter à des actes d’agression sexuelle, alors que l’homme d’Église était en fonction dans le département des Yvelines. Après que la Dépêche du Midi a sonné l’alerte quelques mois avant, puisque le prêtre avait été envoyé en mission dans le sud de la France. «Ce dernier a rejoint le diocèse de l’Aude en 2023», relate le journal basé à Toulouse (Haute-Garonne). Lui-même victime de viols par un prêtre missionnaire entre ses 8 ans et ses 11 ans, Arnaud Gallais souhaite passer un message : «On parle de 330 000 victimes de pédocriminalité dans l’église. Pour nous, l’idée est de démontrer par cet exemple que cela existe toujours. Les faits sont assez récents, et on se rend compte que la justice n’avance pas. Nous sommes étonnés par le fait qu’il n’y a aucune réaction de la justice, pas même d’autosaisine du parquet sur des faits aussi massifs. On est face à quelqu’un qui est tranquille, en liberté, et possiblement au contact d’enfants, sans que cela pose de problèmes à qui que ce soit.»

Il n’a pas été concerné par cette affaire, mais réclame une action de la justice. «À un moment donné, si on veut vraiment envoyer un message clair et précis, vous mettez effectivement une telle personne en détention provisoire, ou vous agissez, au moins. On est aujourd’hui dans un laisser-aller : on fait comme s’il ne se passait absolument rien, et on continue. Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’avec un tel système, on facilite la récidive», ajoute-t-il.

Contacté ce lundi 18 août, le diocèse de Versailles (Yvelines) affirme qu’il n’y a pas de nouvelle évolution depuis le communiqué publié sur son site. Dans cette publication qui remonte au 17 mai dernier, il précisait avoir pris des mesures. «J’ai immédiatement signalé les faits au procureur de la République et lui ai transmis le témoignage [d’une] jeune femme. J’ai également prévenu l’évêque de Carcassonne et Narbonne où le prêtre était en mission depuis quelques mois», écrit alors Mgr Luc Crépy, évêque de Versailles. Avant d’ajouter avoir «pris des mesures conservatoires vis-à-vis du prêtre mis en cause, en particulier en le suspendant de tout ministère public. Il quitte ainsi toutes les missions qu’il exerçait dans le diocèse de Carcassonne et Narbonne». Une allusion à des faits concernant «une jeune femme mettant en cause un prêtre du diocèse de Versailles pour son comportement à son égard». Selon ce même communiqué, les événements relatés par cette personne «âgée de 16 ans» remontent «à l’année 2017». L’évêque mentionne enfin l’existence d’une cellule d’écoute pour des personnes qui en auraient le besoin.

Notre rédaction a aussi cherché à joindre le tribunal judiciaire de Versailles (Yvelines), compétent pour juger d’éventuels faits commis dans le département. Sans suite, pour le moment. Elle demande aux juges d’engager rapidement des poursuites ce lundi 18 août.

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