La famille prévoit une marche blanche pour Camélia, la lycéenne de 17 ans décédée à Mitry-Mory

La famille de la lycéenne de 17 ans, Camélia, qui s’est suicidée il y a une semaine à Mitry-Mory en Seine-et-Marne, a porté plainte.

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Le procureur de Meaux le confirme, la famille de l’adolescente a porté plainte et sera prochainement entendue dans le cadre des enquêtes ouvertes après la mort de l’adolescente, a indiqué ce mardi le ministère public dans un communiqué.

Il ne confirme toutefois pas un dépôt de plainte contre le proviseur et les présumés harceleurs de la jeune fille, comme l’annonce Le Parisien. Les proches de la victime «n’ont pas expressément précisé» le nom de personnes visées dans leur démarche judiciaire, assure le procureur de la République.

Dans son communiqué, le procureur de Meaux Jean-Baptiste Bladier appelle «solennellement à la plus grande prudence dans l’expression publique et la mise en cause médiatique de personnes, notamment le proviseur» du lycée où était scolarisée l’adolescente à Mitry-Mory. Il insiste sur le «panorama très complexe des interactions entre les lycéens et lycéennes concernés ou susceptibles de l’être«.

Dans une interview accordée au quotidien Le Parisien lundi, un oncle de la victime a mis en cause l’attitude qu’aurait eue le proviseur lors d’une entrevue avec l’adolescente et a demandé «au moins qu’on le mette à l’écart«.

Ce proche affirme que l’après-midi même du drame, le proviseur – qui avait déjà entendu la lycéenne et des élèves de sa classe la veille – avait convoqué à nouveau Camélia «sans prévenir» sa famille. «Là, il lui aurait fait porter une partie de la responsabilité de la situation, ce qui est hallucinant. En sortant, Camélia écrit : ‘Il a dit que j’aurai une sanction disciplinaire (…) que je me victimise’

«Camélia disait qu’il y avait des rumeurs sur elle (…) qu’elle était l’objet de brimades, surtout dans la classe et dans les couloirs. C’étaient des moqueries sur son attitude, son physique«, a déclaré son oncle au Parisien, mettant en cause des filles, ainsi qu'»un effet de meute«.

La lycéenne de 17 ans s’est donné la mort en s’allongeant sur les rails du RER B en gare de Villeparisis, peu de temps après, et a été percutée par un train le 13 janvier. Le lendemain de la mort de l’adolescente, deux enquêtes ont été ouvertes dont l’une pour «harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider».

Ce mardi, le ministre de l’Éducation nationale a indiqué sur X qu’il avait «personnellement diligenté une enquête de l’inspection générale» dès qu’il avait eu connaissance des faits.

«Ce n’est qu’à l’issue de l’enquête«, menée par trois inspecteurs généraux, qu’Edouard Geffray prendra «les décisions qui s’imposent, en réponse à d’éventuels dysfonctionnements collectifs ou fautes personnelles«. «Face au harcèlement, une seule réponse : fermeté absolue«, a insisté le ministre dans son message.

Selon une source policière, quelque 1.600 personnes ont participé lundi à un rassemblement en mémoire de la jeune fille dans une mosquée, à Villeparisis.

La famille a fait savoir, dans l’interview au Parisien, qu’elle envisageait une marche blanche dimanche «pour réclamer justice», «sans esprit de revanche«.

Elle prévoit d’organiser une marche blanche ce dimanche. Elle envisage d’organiser une marche blanche ce dimanche.

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