La réduction des aides publiques au développement pourrait entraîner la mort de près de 23 millions de personnes d’ici 2030, selon plusieurs ONG. Rien qu’en France, la diminution de la contribution pourrait coûter la vie à plus d’un million de personnes. Réduction des aides au développement : 23 millions de vies en danger d’ici 2030

Plusieurs organisations non gouvernementales s’alarment des réductions budgétaires des Aides Publiques au Développement (APD), qui représentent environ 20% de l’aide mondiale. Rien que la diminution de la contribution française pourrait entraîner la mort de plus d’un million de personnes.


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Des humanitaires mobilisés le 30 mai 2022 à Durban (Afrique du Sud). (RAJESH JANTILAL / AFP)

Ce constat dramatique est celui que dresse la fondation Rockefeller, qui a travaillé sur les conséquences de la diminution de ces aides publiques au développement (APD). On parle de plus de 31 milliards de dollars au niveau international, ce qui pourrait coûter la vie à près de 23 millions de personnes dans le monde d’ici 2030, dont cinq millions d’enfants.

Baisse des aides au niveau mondial, baisse des aides de la France qui a coupé 800 millions d’euros d’APD dans son budget 2026, voté il y a tout juste une semaine… De quoi inquiéter les associations, les ONG et fondations qui travaillent dans le domaine de l’aide humanitaire.

Pour certains, ces 800 millions d’euros de coupes budgétaires ne sont que des chiffres dans un tableau, pour d’autres ils représentent des vies à sauver. L’Association Sœur Emmanuelle (Asmae) prévoit deux millions de budget en moins et parle déjà de non-assistance à enfant en danger, alerte son directeur général Adrien Sallez.

«Pour les actions d’Asmae, ça signifie 12 000 enfants qui ne seront plus bénéficiaires de nos projets dans six pays dans le monde,» déplore-t-il. «Ce sont des personnes, des enfants qui sont en situation de très grande vulnérabilité, parfois dans des contextes de conflits armés. Donc, ce sont des enjeux de protection des enfants qui sont extrêmement importants. Et à ces enfants, on ne pourra plus apporter l’aide dont ils ont besoin au quotidien. Il y a un risque de recul de santé, recul de soins psychosociaux et mauvaise prévention des risques vitaux…»

Davide Rasella est chercheur à Barcelone. Lui et son équipe estiment que les coupes budgétaires françaises peuvent coûter la vie à plus d’un million de personnes. Le chiffre définitif est attendu dans les semaines à venir, mais en attendant, il est catégorique : au niveau mondial, ces coupes auront des conséquences dramatiques. «Ce que nous démontrons ici, c’est que nous ne parlons pas de quelques vies. Nous parlons vraiment de millions de vies,» martèle-t-il. «Et ce qui est très important, c’est qu’il ne s’agit pas simplement de nos résultats.»

«Des groupes indépendants qui utilisent des données différentes, une méthodologie différente, aboutissent à des résultats similaires. Ce n’est donc pas seulement notre travail qui montre cela.»

Davide Rasella, chercheur

à franceinfo

Des vies en sursis que l’on se doit de sauver, et si les Etats font défaut, il faudra le faire autrement, explique l’un des vice-présidents de la fondation Rockefeller, qui travaille sur le sujet. «Nous ferons en sorte de devoir agir différemment au cours des prochaines années,» assure-t-il. «Nous ne pouvons pas simplement revenir à ce que nous faisions, il y a deux, trois, cinq, six, sept ou huit ans. Nous devons repenser notre façon de faire ce travail.»

Et nous cherchons des moyens de créer de nouvelles opportunités pour que des personnes du monde entier participent à ce travail.

Des sommes colossales à trouver pour éviter le pire puisque les coupes budgétaires représentent près de 20% de l’aide mondiale.

Plusieurs ONG s’alarment des coupes budgétaires des APD, qui représentent près de 20% de l’aide mondiale. Rien que la baisse de la contribution française pourrait coûter la vie à plus d’un million de personnes.

Ce constat dramatique est celui que dresse la fondation Rockefeller, qui a travaillé sur les conséquences de la diminution de ces aides publiques au développement (APD). On parle de plus de 31 milliards de dollars au niveau international, ce qui pourrait coûter la vie à près de 23 millions de personnes dans le monde d’ici 2030, dont cinq millions d’enfants. Baisse des aides au niveau mondial, baisse des aides de la France qui a coupé 800 millions d’euros d’APD dans son budget 2026, voté il y a tout juste une semaine… De quoi inquiéter les associations, les ONG et fondations qui travaillent dans le domaine de l’aide humanitaire.

Pour certains, ces 800 millions d’euros de coupes budgétaires ne sont que des chiffres dans un tableau, pour d’autres ils représentent des vies à sauver. L’Association Sœur Emmanuelle (Asmae) prévoit deux millions de budget en moins et parle déjà de non-assistance à enfant en danger, alerte son directeur général Adrien Sallez. «Pour les actions d’Asmae, ça signifie 12 000 enfants qui ne seront plus bénéficiaires de nos projets dans six pays dans le monde, déplore-t-il. Ce sont des personnes, des enfants qui sont en situation de très grande vulnérabilité, parfois dans des contextes de conflits armés. Donc, ce sont des enjeux de protection des enfants qui sont extrêmement importants. Et à ces enfants, on ne pourra plus apporter l’aide dont ils ont besoin au quotidien. Il y a un risque de recul de santé, recul de soins psychosociaux et mauvaise prévention des risques vitaux…»

Davide Rasella est chercheur à Barcelone. Lui et son équipe estiment que les coupes budgétaires françaises peuvent coûter la vie à plus d’un million de personnes. Le chiffre définitif est attendu dans les semaines à venir, mais en attendant, il est catégorique : au niveau mondial, ces coupes auront des conséquences dramatiques. «Ce que nous démontrons ici, c’est que nous ne parlons pas de quelques vies. Nous parlons vraiment de millions de vies, martèle-t-il. Et ce qui est très important, c’est qu’il ne s’agit pas simplement de nos résultats.»

«Des groupes indépendants qui utilisent des données différentes, une méthodologie différente, aboutissent à des résultats similaires. Ce n’est donc pas seulement notre travail qui montre cela.» – Davide Rasella, chercheur à franceinfo

Des vies en sursis que l’on se doit de sauver, et si les Etats font défaut, il faudra le faire autrement, explique l’un des vice-présidents de la fondation Rockefeller, qui travaille sur le sujet.

Il est question de millions de vies en jeu ici», affirme-t-il.

Ces chiffres alarmants soulignent l’urgence de trouver des solutions alternatives pour pallier les coupes budgétaires et maintenir l’aide humanitaire à un niveau suffisant pour répondre aux besoins mondiaux croissants. Les propos tenus par le responsable, qui prône un changement de stratégie et une réinvention des méthodes de travail, prennent tout leur sens dans ce contexte de crise. Il est impératif de repenser nos actions et de trouver de nouvelles façons d’impliquer un plus grand nombre de personnes à l’échelle internationale dans ces efforts.

Face à une diminution significative des financements, il est crucial de réagir rapidement et efficacement pour éviter le pire. Les conséquences des coupes budgétaires ne peuvent être ignorées, car elles mettent en péril la vie de millions de personnes, en particulier les plus vulnérables, comme les enfants. Il est donc primordial de trouver des solutions innovantes et durables pour maintenir l’aide humanitaire à un niveau optimal et garantir la survie de ceux qui en dépendent.

Les ONG, associations et fondations qui œuvrent dans le domaine de l’aide humanitaire sont mobilisées pour faire entendre leur voix et sensibiliser le public à l’importance de maintenir un soutien financier adéquat pour leurs actions. La solidarité internationale est plus que jamais nécessaire pour faire face à ces enjeux cruciaux et assurer un avenir meilleur pour tous.

Il insiste sur le fait que nous parlons vraiment de millions de vies en jeu. Ce qui est crucial, c’est que d’autres groupes indépendants, utilisant des données et des méthodologies différentes, parviennent à des résultats similaires. Cela montre que ce n’est pas seulement leur travail qui met en lumière cette situation.

Il souligne qu’il est impératif de sauver ces vies en danger, même si les États ne remplissent pas leur rôle. Il affirme qu’il faudra trouver de nouvelles approches dans les années à venir, plutôt que de simplement revenir aux méthodes utilisées par le passé. Il cherche des moyens d’impliquer des personnes du monde entier dans cette démarche.

Il est crucial de trouver des fonds importants pour éviter le pire, car les réductions budgétaires représentent près de 20% de l’aide mondiale.

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