L’avocat de la famille dépose une nouvelle plainte et dénonce une «destruction de preuves»

Yassine Bouzrou estime que les caméras-piétons étaient censées fonctionner, alors que le parquet avait déclaré que la batterie était déchargée.


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Une marche en mémoire d’El Hacen Diarra, le 25 janvier 2026, à Paris. (BASTIEN OHIER / AFP)

La famille d’El Hacen Diarra a annoncé le dépôt d’une nouvelle plainte, lundi 26 janvier, après la mort de ce Mauritanien de 35 ans pendant sa garde à vue. Yassine Bouzrou, avocat des proches, dénonce une «destruction de preuves» dans cette nouvelle procédure ainsi que l’absence d’images provenant des caméras-piétons des policiers. Le parquet avait auparavant déclaré que ces caméras, que doivent porter sur eux les policiers, «n’étaient pas fonctionnelles, du fait selon eux de la décharge de leur batterie, ce qui a été vérifié par l’officier», sans plus de précision sur les fonctions de cet officier.

«Une explication techniquement impossible et suspecte», rétorque l’avocat de la famille de la victime. Il relève que les batteries de ces caméras-piétons sont «censées fonctionner douze heures», et qu’elles ne sont allumées qu’en cas d’interpellation, et non en continu. Il souligne par ailleurs, dans sa plainte, que «des témoins ont indiqué avoir vu une mare de sang sur les lieux de l’interpellation».

Toujours selon Yassine Bouzrou, «il est permis de penser que les images (…) ont pu être détruites ou dissimulées aux enquêteurs afin d’éviter qu’elles constituent des éléments démontrant les violences commises lors de l’interpellation de M. Diarra ou durant son transport au commissariat».

Le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour «violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique» cinq jours après les faits, et deux jours après une demande de l’avocat de la famille, Yassine Bouzrou. «Ce n’est pas l’IGPN qui a fait les premiers actes d’enquête mais les policiers du commissariat du centre de Paris», pointe-t-il également, «ce qui ne se justifie aucunement au vu de la qualité de policier des personnes mises en cause».

Au moment de l’ouverture de l’information judiciaire, le parquet avait déclaré que le récit des policiers ayant interpellé El Hacen Diarra avait «été recueilli dans un premier temps par des policiers d’un autre commissariat, avant même que la saisine de l’IGPN puisse être effective».

Ce récit a été rapporté à la presse pour ce qu’il est : le récit des personnes entendues.
Yassine Bouzrou dénonce également l’impossibilité d’obtenir «les vidéos et les conclusions de l’autopsie», en dénonçant «l’opacité persistante» de la procureure de Paris Laure Beccuau. «Face à ces obstructions», poursuit-il, «la famille demande le dépaysement immédiat de l’enquête pour garantir son impartialité».

Yassine Bouzrou estime que les caméras-piétons étaient censées fonctionner, alors que le parquet avait déclaré que la batterie était déchargée.

La famille d’El Hacen Diarra a annoncé le dépôt d’une nouvelle plainte, lundi 26 janvier, après la mort de ce Mauritanien de 35 ans pendant sa garde à vue. Yassine Bouzrou, avocat des proches, dénonce une «destruction de preuves» dans cette nouvelle procédure ainsi que l’absence d’images provenant des caméras-piétons des policiers. Le parquet avait auparavant déclaré que ces caméras, que doivent porter sur eux les policiers, «n’étaient pas fonctionnelles, du fait selon eux de la décharge de leur batterie, ce qui a été vérifié par l’officier», sans plus de précision sur les fonctions de cet officier.

«Une explication techniquement impossible et suspecte», rétorque l’avocat de la famille de la victime. Il relève que les batteries de ces caméras-piétons sont «censées fonctionner douze heures», et qu’elles ne sont allumées qu’en cas d’interpellation, et non en continu. Il souligne par ailleurs, dans sa plainte, que «des témoins ont indiqué avoir vu une mare de sang sur les lieux de l’interpellation».

Toujours selon Yassine Bouzrou, «il est permis de penser que les images (…) ont pu être détruites ou dissimulées aux enquêteurs afin d’éviter qu’elles constituent des éléments démontrant les violences commises lors de l’interpellation de M. Diarra ou durant son transport au commissariat».

Le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour «violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique» cinq jours après les faits, et deux jours après une demande de l’avocat de la famille, Yassine Bouzrou. «Ce n’est pas l’IGPN qui a fait les premiers actes d’enquête mais les policiers du commissariat du centre de Paris», pointe-t-il également, «ce qui ne se justifie aucunement au vu de la qualité de policier des personnes mises en cause».

Au moment de l’ouverture de l’information judiciaire, le parquet avait déclaré que le récit des policiers ayant interpellé El Hacen Diarra avait «été recueilli dans un premier temps par des policiers d’un autre commissariat, avant même que la saisine de l’IGPN puisse être effective». Ce récit a été rapporté à la presse pour ce qu’il est : le récit des personnes entendues.

Yassine Bouzrou dénonce également l’impossibilité d’obtenir «les vidéos et les conclusions de l’autopsie», en dénonçant «l’opacité persistante» de la procureure de Paris Laure Beccuau. «Face à ces obstructions», poursuit-il, «la famille demande le dépaysement immédiat de l’enquête pour garantir son impartialité».

La famille d’El Hacen Diarra a annoncé le dépôt d’une nouvelle plainte, lundi 26 janvier, après la mort de ce Mauritanien de 35 ans pendant sa garde à vue. Yassine Bouzrou, avocat des proches, dénonce une «destruction de preuves» dans cette nouvelle procédure ainsi que l’absence d’images provenant des caméras-piétons des policiers. Le parquet avait auparavant déclaré que ces caméras, que doivent porter sur eux les policiers, «n’étaient pas fonctionnelles, du fait selon eux de la décharge de leur batterie, ce qui a été vérifié par l’officier», sans plus de précision sur les fonctions de cet officier.

«Une explication techniquement impossible et suspecte», rétorque l’avocat de la famille de la victime. Il relève que les batteries de ces caméras-piétons sont «censées fonctionner douze heures», et qu’elles ne sont allumées qu’en cas d’interpellation, et non en continu. Il souligne par ailleurs, dans sa plainte, que «des témoins ont indiqué avoir vu une mare de sang sur les lieux de l’interpellation».

Toujours selon Yassine Bouzrou, «il est permis de penser que les images (…) ont pu être détruites ou dissimulées aux enquêteurs afin d’éviter qu’elles constituent des éléments démontrant les violences commises lors de l’interpellation de M. Diarra ou durant son transport au commissariat».

Le parquet de Paris avait annoncé l’ouverture d’une information judiciaire pour «violences volontaires ayant entraîné la mort par personne dépositaire de l’autorité publique» cinq jours après les faits, et deux jours après une demande de l’avocat de la famille, Yassine Bouzrou. «Ce n’est pas l’IGPN qui a fait les premiers actes d’enquête mais les policiers du commissariat du centre de Paris», pointe-t-il également, «ce qui ne se justifie aucunement au vu de la qualité de policier des personnes mises en cause».

Au moment de l’ouverture de l’information judiciaire, le parquet avait déclaré que le récit des policiers ayant interpellé El Hacen Diarra avait «été recueilli dans un premier temps par des policiers d’un autre commissariat, avant même que la saisine de l’IGPN puisse être effective».

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