Le copropriétaire du bar, Jacques Moretti, a répondu à toutes les questions et n’a rien éludé lors de son audition marathon, assure son avocat. L’avocat de Jacques Moretti, copropriétaire du bar, a affirmé que son client «a répondu à toutes les questions» et «n’a éludé aucun sujet» lors de son audition marathon.

À l’issue de son audition, Jacques Moretti est reparti en prison. Il espère toujours être libéré sous caution.


Publié



Temps de lecture : 3min



Des policiers stationnent devant le bar Le Constellation, où a eu lieu un incendie le soir de la Saint-Sylvestre. Photo prise le 3 janvier 2026 à Crans-Montana (Suisse). (ROBIN MILLARD / AFP)

Jessica et Jacques Moretti, propriétaires français du bar Le Constellation incendié la nuit du Nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana, ont été entendus mardi 20 et mercredi 21 janvier par la justice du canton du Valais.

Interrogés par les procureurs, Jacques et Jessica Moretti sont apparus comme étant «dans le contrôle», selon un participant. «Les magistrats n’ont pas réussi à les bousculer.» Les époux affirment que le personnel du bar avait été formé aux règles de sécurité. Mais selon eux, certains employés ont oublié les consignes à appliquer en cas d’incendie. Jessica Moretti assure, elle, que si elle se trouvait bien dans son bar au moment de l’incendie, elle n’a pas fui avec la caisse remplie d’argent, comme l’a écrit la presse italienne.

De son côté, Jacques Moretti affirme qu’il avait testé il y a quelques années, sans que cela ne l’alerte, la résistance au feu des mousses acoustiques recouvrant le plafond du bar de Crans-Montana. Il avait installé lui-même cet isolant dans le sous-sol de l’établissement. Début janvier, la procureure générale du canton de Valais, Béatrice Pilloud, avait expliqué que l’enquête portait «sur la pose de cette mousse» et devrait déterminer si cet isolant phonique «est conforme» et s’il est «à l’origine, ou pas» de l’embrasement de la salle.

Pendant deux jours, une trentaine d’avocats de victimes ont pu assister à ces interrogatoires, la plupart d’entre eux depuis une salle de retransmission. C’est la première fois que les époux Moretti étaient entendus sur le fond de l’affaire. L’incendie a fait 40 morts – principalement des adolescents et jeunes adultes – et 116 blessés.

Romain Jordan, l’avocat de plusieurs familles de victimes, admet, auprès de franceinfo, avoir eu «des débuts de réponse», mais fait part d’un «sentiment de frustration». «Les parties plaignantes n’ont pas pu poser l’intégralité de leurs questions,» regrette l’avocat. Il souhaite par ailleurs que «rapidement, le banc des prévenus soit complété par les autres personnes responsables». Selon lui, ses clients estiment que la commune de Crans-Montana «a une responsabilité dans ce drame, et qu’en son sein, plusieurs personnes vont devoir en répondre.»

«On voit qu’un certain nombre de personnes doivent être entendues, au niveau de la commune de Crans-Montana» et qu’elles «doivent apporter des réponses,» affirme à franceinfo Patrick Michod, l’avocat de Jacques Moretti. Il assure que son client «a répondu à toutes les questions» et qu’il «n’a rien éludé». «Il se sent responsable de ce qui s’est passé dans son établissement. Il a représenté des excuses aux victimes, il ne se pose pas en victime. Sa peine ne sera jamais à la hauteur de la peine des victimes.» À l’issue de son audition, Jacques Moretti est reparti en prison.

Il espère toujours être libéré sous caution.

À l’issue de son audition, Jacques Moretti est reparti en prison. Il espère toujours être libéré sous caution.


Publié



Temps de lecture : 3min



Des policiers stationnent devant le bar Le Constellation, où a eu lieu un incendie le soir de la Saint-Sylvestre. Photo prise le 3 janvier 2026 à Crans-Montana (Suisse). (ROBIN MILLARD / AFP)

Des policiers stationnent devant le bar Le Constellation, où a eu lieu un incendie le soir de la Saint-Sylvestre. Photo prise le 3 janvier 2026 à Crans-Montana (Suisse). (ROBIN MILLARD / AFP)

Jessica et Jacques Moretti, propriétaires français du bar Le Constellation incendié la nuit du Nouvel an dans la station de ski suisse de Crans-Montana, ont été entendus mardi 20 et mercredi 21 janvier par la justice du canton du Valais.

Interrogés par les procureurs, Jacques et Jessica Moretti sont apparus comme étant «dans le contrôle», selon un participant. «Les magistrats n’ont pas réussi à les bousculer.» Les époux affirment que le personnel du bar avait été formé aux règles de sécurité. Mais selon eux, certains employés ont oublié les consignes à appliquer en cas d’incendie. Jessica Moretti assure, elle, que si elle se trouvait bien dans son bar au moment de l’incendie, elle n’a pas fui avec la caisse remplie d’argent, comme l’a écrit la presse italienne.

De son côté, Jacques Moretti affirme qu’il avait testé il y a quelques années, sans que cela ne l’alerte, la résistance au feu des mousses acoustiques recouvrant le plafond du bar de Crans-Montana. Il avait installé lui-même cet isolant dans le sous-sol de l’établissement. Début janvier, la procureure générale du canton de Valais, Béatrice Pilloud, avait expliqué que l’enquête portait «sur la pose de cette mousse» et devrait déterminer si cet isolant phonique «est conforme» et s’il est «à l’origine, ou pas» de l’embrasement de la salle.

Pendant deux jours, une trentaine d’avocats de victimes ont pu assister à ces interrogatoires, la plupart d’entre eux depuis une salle de retransmission. C’est la première fois que les époux Moretti étaient entendus sur le fond de l’affaire. L’incendie a fait 40 morts – principalement des adolescents et jeunes adultes – et 116 blessés.

Romain Jordan, l’avocat de plusieurs familles de victimes, admet, auprès de franceinfo, avoir eu «des débuts de réponse«, mais fait part d’un «sentiment de frustration». «Les parties plaignantes n’ont pas pu poser l’intégralité de leurs questions», regrette l’avocat. Il souhaite par ailleurs que «rapidement, le banc des prévenus soit complété par les autres personnes responsables». Selon lui, ses clients estiment que la commune de Crans-Montana «a une responsabilité dans ce drame, et qu’en son sein, plusieurs personnes vont devoir en répondre».

«On voit qu’un certain nombre de personnes doivent être entendues, au niveau de la commune de Crans-Montana» et qu’elles «doivent apporter des réponses», affirme à franceinfo Patrick Michod, l’avocat de Jacques Moretti. Il assure que son client «a répondu à toutes les questions» et qu’il «n’a rien éludé». «Il se sent responsable de ce qui s’est passé dans son établissement. Il a représenté des excuses aux victimes, il ne se pose pas en victime. Sa peine ne sera jamais à la hauteur de la peine des victimes.» À l’issue de son audition, Jacques Moretti est reparti en prison. Jacques Moretti espère toujours être libéré sous caution après avoir été renvoyé en prison à l’issue de son audition. Lui et sa femme, Jessica Moretti, ont été entendus par la justice du canton du Valais après l’incendie tragique du bar Le Constellation à Crans-Montana. Selon un participant, les procureurs n’ont pas réussi à les déstabiliser et les époux ont affirmé que le personnel avait été formé aux règles de sécurité, bien que certains aient apparemment oublié les consignes en cas d’incendie.

La procureure générale du canton de Valais a expliqué que l’enquête portait sur la résistance au feu des mousses acoustiques installées par Jacques Moretti dans le bar et devrait déterminer si cet isolant phonique était conforme et s’il était à l’origine de l’embrasement de la salle. Les avocats des victimes ont exprimé leur frustration quant aux limitations de leurs interrogatoires et souhaitent que d’autres personnes responsables soient également jugées.

L’avocat de Jacques Moretti a assuré que son client avait répondu à toutes les questions et qu’il se sentait responsable de ce qui s’était passé dans son établissement. Les familles des victimes estiment que la commune de Crans-Montana a également une responsabilité dans le drame et demandent des réponses de la part des autorités locales.

Malgré les circonstances tragiques de l’incendie qui a causé la mort de 40 personnes et blessé 116 autres, Jacques Moretti garde l’espoir d’être libéré sous caution. La suite des procédures judiciaires permettra de déterminer sa responsabilité et celle d’autres parties impliquées dans cette affaire. Il a présenté ses excuses aux victimes sans se poser en victime. Il sait que sa peine ne pourra jamais égaler celle des victimes. Après son audition, Jacques Moretti est retourné en prison. Il espère toujours être libéré sous caution.

SOURCE

Deja una respuesta

Tu dirección de correo electrónico no será publicada. Los campos obligatorios están marcados con *