L’usine Stellantis à Poissy est la dernière usine à produire des voitures en Île-de-France. Les salariés viennent d’apprendre la mise à l’arrêt pour quelques jours des usines de Sochaux (Doubs) et Mulhouse (Haut-Rhin), après des annonces similaires concernant des sites en Allemagne, Espagne, Pologne et Italie. Dans les Yvelines les ouvriers n’ont guère d’espoir sur leur avenir. Paroles d’ouvriers.
«La production va disparaître«»L’avenir du site, il est mort«, «Ça va fermer«. Sur le site Stellantis de Poissy, les ouvriers sont amers. Ils sont convaincus de la disparition prochaine de leur usine. Trois semaines de chômage partiel ont été annoncées il y a huit jours aux quelque 2.500 salariés de l’usine, dont 2.000 ouvriers, en raison d’un «marché difficile en Europe«.
A Sochaux et Mulhouse, la production va s’arrêter pendant une semaine. Lors d’un Comité social et économique (CSE) ordinaire, qui s’est tenu mardi, «la direction de Stellantis Mulhouse a annoncé l’arrêt de la production de l’unité terminale fabriquant les modèles 308, 408 et DS7 pour une semaine, du 27 octobre au 02 novembre«, a indiqué le syndicat CFE-CGC dans un communiqué. Un porte-parole de Stellantis France a confirmé la décision.
Aux portiques de l’immense site, qui s’étend sur 123 hectares, des ouvriers interrogés ce mardi entrent et sortent à la mi-journée, au moment du changement d’équipes dans l’usine. Sac à dos sur l’épaule, badge professionnel autour du cou, en veste de travail bleu marine, beaucoup ont le visage fermé et ne s’arrêtent pas, ou brièvement.
«Ça permettra de se reposer«, ironise un ouvrier qui ajoute : «L’avenir du site, il est mort.»
«C’est triste mais la production est amenée à disparaître«, analyse Christophe Villemer. Le jeune homme travaille pour un prestataire de Stellantis. Selon lui, l’Opel Mokka, qui est pratiquement le dernier modèle fabriqué à Poissy (420 véhicules par jour), est trop chère par rapport aux SUV concurrents.
C’est l’état d’esprit qui domine parmi les salariés interrogés : aucun ne croit à la survie de cette usine historique, qui fabrique des voitures en bordure de Seine depuis 1937, propriété de Peugeot depuis 1978, devenue Stellantis à partir de 2021.
Quelques DS3 Cross Back sortent encore des deux lignes de production, mais «ça doit se compter sur les doigts de la main«, selon Patrice Zahn, représentant de SUD au comité social et économique (CSE), également rencontré à l’entrée. Le syndicaliste a déjà vécu la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay (Seine-Saint-Denis), en 2014, après quatre mois de grève.
Pour les ouvriers de Poissy, «les trois semaines de chômage partiel renforcent l’idée que ça va finir par fermer«, note Patrice Zahn. «Il y a des salariés en colère, dépités ou inquiets, il y a beaucoup de rage rentrée«, souligne-t-il. «On pense qu’on en a pour un an et demi, deux ans à tout casser«, prédit Patrice Zahn.
C’est «du jamais-vu à Poissy«, a souligné Jean-Pierre Mercier, un autre représentant de SUD, au moment de l’annonce du chômage partiel.
Le groupe, qui traverse une passe difficile, avec des ventes en recul de 9,47% en France depuis début 2025, prévoit d’arrêter de produire la Mokka – sans préciser quand – et n’a annoncé la fabrication d’aucun autre véhicule à Poissy.
Le siège français du groupe et les services de recherche et développement se situent également sur ce site «Avec un énorme centre de recherche comme ça qui vient d’ouvrir, eux ne risquent rien«, commente un employé souhaitant rester anonyme.
Les employés portent des sacs à dos, des badges professionnels et des vestes de travail bleu marine. Beaucoup affichent des expressions fermées et ne s’arrêtent que brièvement, ou pas du tout.
Certains ouvriers ironisent sur la situation en disant que ces arrêts de production leur permettront de se reposer, tout en exprimant leur conviction que l’avenir de l’usine est compromis. Un prestataire de Stellantis souligne que la production de l’Opel Mokka, l’un des derniers modèles fabriqués à Poissy, est peu compétitive par rapport aux SUV concurrents, renforçant ainsi les doutes quant à la viabilité de l’usine.
Les salariés interrogés partagent un sentiment de résignation quant à la survie de cette usine historique, présente depuis 1937 et passée sous la propriété de Peugeot en 1978, puis de Stellantis en 2021. Malgré la production encore en cours de quelques modèles, comme les DS3 Cross Back, ces signes ne suffisent pas à dissiper les inquiétudes des salariés quant à l’avenir de l’usine.
Les arrêts de production et le chômage partiel annoncés renforcent le sentiment de fermeture imminente parmi les ouvriers. La colère, le désespoir et l’inquiétude sont palpables, avec une certaine rage rentrée parmi le personnel. Certains estiment qu’il ne reste qu’un an et demi, voire deux ans maximum, avant que l’usine ne ferme définitivement, une situation inédite à Poissy.
Malgré la présence du siège français du groupe et des services de recherche et développement sur le site, la perspective de voir l’usine fermer reste prédominante parmi les salariés. Avec des ventes en baisse et l’arrêt programmé de la production de la Mokka sans perspective de nouveaux véhicules à fabriquer, l’incertitude règne parmi les travailleurs.
La situation actuelle rappelle la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay en 2014, un événement douloureux pour de nombreux salariés. Les ouvriers de Poissy se préparent au pire, conscients que l’avenir de leur usine est plus qu’incertain. Avec un sac à dos sur l’épaule, un badge professionnel autour du cou, et vêtu d’une veste de travail bleu marine, de nombreux employés ont le visage fermé et ne s’arrêtent pas, ou le font brièvement.
«Cela permettra de se reposer», ironise un ouvrier, ajoutant : «L’avenir du site, il est mort.»
«C’est triste mais la production est amenée à disparaître», analyse Christophe Villemer, employé pour un prestataire de Stellantis. Selon lui, l’Opel Mokka, pratiquement le dernier modèle fabriqué à Poissy (420 véhicules par jour), est trop cher par rapport aux SUV concurrents.
C’est l’état d’esprit dominant parmi les salariés interrogés : aucun ne croit en la survie de cette usine historique, qui fabrique des voitures en bordure de Seine depuis 1937, propriété de Peugeot depuis 1978, devenue Stellantis à partir de 2021.
Quelques DS3 Cross Back sortent encore des deux lignes de production, mais «ça doit se compter sur les doigts de la main», selon Patrice Zahn, représentant de SUD au comité social et économique (CSE), également rencontré à l’entrée. Le syndicaliste a déjà vécu la fermeture de l’usine PSA d’Aulnay (Seine-Saint-Denis) en 2014, après quatre mois de grève.
Pour les ouvriers de Poissy, «les trois semaines de chômage partiel renforcent l’idée que ça va finir par fermer», note Patrice Zahn. «Il y a des salariés en colère, dépités ou inquiets, il y a beaucoup de rage rentrée», souligne-t-il. «On pense qu’on en a pour un an et demi, deux ans à tout casser», prédit Patrice Zahn.
C’est «du jamais-vu à Poissy», a souligné Jean-Pierre Mercier, un autre représentant de SUD, au moment de l’annonce du chômage partiel.
Le groupe, qui traverse une passe difficile, avec des ventes en recul de 9,47% en France depuis début 2025, prévoit d’arrêter de produire la Mokka – sans préciser quand – et n’a annoncé la fabrication d’aucun autre véhicule à Poissy.
Le siège français du groupe et les services de recherche et développement se situent également sur ce site. «Avec un énorme centre de recherche comme ça qui vient d’ouvrir, eux ne risquent rien», commente un employé souhaitant rester anonyme.
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