Le policier accusé du meurtre de Nahel Merzouk le 27 juin 2023 à Nanterre conteste son renvoi devant la cour d’assises.
Cette audience à huis clos devait originellement se tenir le 2 octobre, mais avait été renvoyée, l’avocat du policier ayant demandé un report en raison d’un conflit d’agenda.
Nahel Merzouk, 17 ans, avait été tué d’une balle tirée à bout portant par ce policier, Florian M., qui contrôlait le véhicule qu’il conduisait en 2003.
Le 3 juin, deux juges d’instruction avaient ordonné le renvoi du fonctionnaire mis en cause devant la cour d’assises pour meurtre, conformément aux réquisitions du parquet de Nanterre début mars.
«Rien ne démontre que Florian M. était autorisé dans la circonstance à faire usage de son arme, en méconnaissance des principes de proportionnalité et d’absolue nécessité», selon l’ordonnance consultée par l’AFP.
Le policier avait fait appel de cette décision : pour son avocat, le tir de Florian M. était au contraire «légitime» et «conforme au cadre légal».
Me Laurent-Franck Liénard a indiqué qu’il allait «contester» à l’audience ce renvoi «en développant des arguments juridiques qui n’ont pas été convenablement appréciés selon nous».
«Nous espérons que la cour d’appel aura le recul nécessaire, à distance des faits et avec la sérénité de ses débats, pour prendre une décision différente et conforme au droit», a-t-il conclu.
Nous espérons que la cour d’appel aura le recul nécessaire, à distance des faits et avec la sérénité de ses débats, pour prendre une décision différente et conforme au droit.
Me Laurent-Franck LiénardAvocat de Florian M.
Son client, dont l’Inspection générale de la police nationale a proposé le renvoi devant un conseil de discipline, retravaille aujourd’hui au sein de la police nationale.
Frank Berton, qui défend la mère de Nahel Merzouk, a expliqué attendre «de la chambre de l’instruction confirmation de l’ordonnance de mise en accusation rendue par le juge d’instruction et un renvoi» devant les assises.
Le second policier présent lors du contrôle, un temps témoin assisté pour complicité de meurtre, avait bénéficié d’un non-lieu.
Son avocate, Pauline Ragot, n’a pas souhaité s’exprimer en amont de l’audience.
«La famille attend avec impatience la confirmation définitive du renvoi de (Florian M.) devant la cour d’assises pour qu’il soit jugé du meurtre de Nahel et que la responsabilité du deuxième policier soit retenue», a pour sa part déclaré leur avocate, Margot Pugliese.
La famille attend avec impatience la confirmation définitive du renvoi de (Florian M.) devant la cour d’assises pour qu’il soit jugé du meurtre de Nahel et que la responsabilité du deuxième policier soit retenue.
Margot PuglieseAvocate de la famille de Nahel Merzouk
La famille de l’adolescent espère que «l’impunité des policiers cesse», ajoute Me Pugliese, qui défend plusieurs de ses membres.
Le décès de Nahel Merzouk, devenu symbole de violences policières, avait été à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes à travers la France.
Deux ans et demi après les faits, la mémoire de l’adolescent est toujours vive à Nanterre, où famille et soutiens continuent de demander «justice».
Une audience est prévue ce jeudi pour examiner le recours devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles.
Cette audience à huis clos devait initialement se tenir le 2 octobre, mais avait été renvoyée à la demande de l’avocat du policier en raison d’un conflit d’agenda. Nahel Merzouk, âgé de 17 ans, avait été tué d’une balle tirée à bout portant par le policier Florian M. lors d’un contrôle de véhicule en 2003. Le 3 juin, deux juges d’instruction avaient ordonné le renvoi du policier devant la cour d’assises pour meurtre, conforme aux réquisitions du parquet de Nanterre début mars.
Le policier avait fait appel de cette décision, affirmant que le tir était légitime et conforme au cadre légal. Son avocat compte contester ce renvoi lors de l’audience en développant des arguments juridiques qui, selon lui, n’ont pas été correctement évalués. Il espère que la cour d’appel prendra une décision différente et conforme au droit.
Le policier, qui travaille actuellement au sein de la police nationale malgré le renvoi proposé devant un conseil de discipline, risque d’être jugé pour meurtre. L’avocat de la mère de Nahel Merzouk attend également la confirmation du renvoi devant les assises. Le deuxième policier présent lors du contrôle, initialement témoin assisté pour complicité de meurtre, a bénéficié d’un non-lieu.
La famille de Nahel Merzouk attend avec impatience la confirmation du renvoi du policier devant la cour d’assises et espère que la responsabilité du deuxième policier sera également retenue. Le décès de Nahel Merzouk a suscité des émeutes en France et sa famille réclame justice depuis deux ans et demi.
La mémoire de l’adolescent reste vive à Nanterre, où sa famille et ses soutiens continuent de demander que la vérité soit faite. La famille espère que les policiers impliqués ne resteront pas impunis. Une audience est programmée ce jeudi pour examiner le recours devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles.
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